Assurance décès : deux Français sur trois ne sont pas protégés

Life5, un acteur européen de l'assurtech, créé en 2021, vient de dévoiler les résultats d’une étude réalisée par Yougov France* qui interroge les Français sur leur protection face au risque de décès et leur anticipation financière : on y apprend, entre autre, que deux Français sur trois ne sont pas protégés, un chiffre relativement équilibré à travers les âges et les catégories socioprofessionnelles. Détails.


Par ailleurs, alors que l’on pourrait penser que les personnes âgées de 55 ans et plus sont davantage enclines à souscrire à une assurance décès, c’est le cas pour seulement 30% d’entre elles. Pour les retraités interrogés, c’est le même constat avec un tiers de souscripteurs uniquement. Enfin, 8% des personnes interrogées ne savent pas dire si elles bénéficient ou pas d’une protection.
 
Selon cette enquête, pour 61% des Français interrogés, le financement des frais d’obsèques est une de leur motivation principale pour souscrire à une assurance décès. C’est aussi la raison première pour la majorité des retraités interrogés (57%).
 
En parallèle, 43% des Français s'intéressent à l’assurance décès afin que leurs proches puissent bénéficier d’une aide financière au moment du décès : ce qui est naturel si nous prenons en compte que, pour plus de 55% d’entre eux, le coût d’un décès est estimé entre 3.000 et 6.000 €.
 
À noter par ailleurs que 18% des Français ignorent le coût d’un décès qui s’élève en moyenne à 3.500 euros.
 
D’autres raisons se profilent pour les plus jeunes. En effet, pour 25% des 25-34 ans, souscrire à une assurance décès permet de profiter d’une fiscalité plus avantageuse. Le capital décès étant exonéré des droits de succession et d'impôts sur le revenu.

Alors que pour 40% des 35-44 ans et 41% des interrogés avec enfants, l’assurance décès assure un avenir financier à leurs proches, dans le cadre de financement d’études ou d’un projet immobilier.
 
Les 10% restant des Français sont protégés par une assurance décès. Parmi eux, 24% le sont via une souscription individuelle, sans écart réel entre les catégories socioprofessionnelles (23% de CSP+, 24% pour les CSP- et 26% pour les inactifs).
 
Plus du tiers -34%- des sondés pensent que, s’ils étaient amenés à disparaître et à léguer leur patrimoine financier à leurs proches, ces derniers disposeraient de moins d’un an pour subvenir à leurs besoins sans la nécessité de travailler. Alors que pour 29% des CSP+, leurs proches pourraient vivre entre 1 et 3 ans sans travailler, ce chiffre baisse à 16% chez les CSP-.
 
On remarque -sans trop de surprise d’ailleurs- qu’il est plus complexe pour les inactifs ou les retraités d’estimer le niveau de vie de leurs proches s’ils devaient disparaitre puisque pour 42% des inactifs et 41% des retraités, ils ne savent pas combien de temps leur famille pourrait vivre sans travailler une fois leur patrimoine légué.
 
Autre point à souligne : la classe sociale ne constitue pas un critère différenciant dans la décision d’être couvert par une assurance décès. En revanche, on remarque que les raisons d’y souscrire varient en fonction de l’âge.
 
Les trentenaires et les quadragénaires, davantage susceptibles d’avoir des enfants, sont plus intéressés par l’assurance décès pour assurer un avenir financier à leurs proches (financement d’un projet immobilier ou bien des études). Quant aux 55 ans et plus et aux retraités, leur raison première de souscription reste le financement de leurs frais d’obsèques.
 
Enfin, contrairement aux idées reçues, l’employeur** ne protège que dans de rares cas (10% des gens) et la responsabilité reste sur l’individu.
 
*Étude réalisée sur un échantillon de 1.020 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus.
**À noter que, d’après la Convention Collective Nationale des Cadres, une entreprise qui embauche des cadres et dans l’obligation de cotiser pour eux auprès d’une prévoyance incluant une garantie décès.

Publié le 24/07/2023 à 01:00 | Lu 7365 fois