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Article publié le 27/01/2021 à 13:14 | Lu 3640 fois

Article 51 : expérimentation de maintien à domicile de personnes âgées en perte d'autonomie avec la MGEN




Le groupe MGEN (mutuelle) vient de lancer une expérimentation baptisée Article 51 qui vise à favoriser le maintien à domicile des personnes âgées en situation de perte d’autonomie. Ceci, grâce au financement issu de l’article 51 de la LFSS 2018, en lien avec l’ARS Ile-de-France. Explications.


Depuis fin 2018, la mutuelle a travaillé sur un projet de création de trente places en EHPAD « hors les murs » dans le Val-d’Oise, où le groupe gère actuellement trois maisons de retraite médicalisées à Marly-la-Ville, Louvres et Fontenay-en-Parisis.
 
« Dans les années 2000, la médicalisation des maisons de retraite et la création des EHPAD marquaient un indiscutable progrès dans l’accès aux soins des personnes âgées en perte d‘autonomie. Vingt ans plus tard, les Dispositifs Renforcés de soutien à Domicile, et singulièrement ce premier DRAD MGEN, constituent une véritable révolution, en permettant aux personnes en perte d’autonomie de bénéficier de prises en charge de qualité, tout en continuant à vivre chez eux » indiquent Stéphanie Roger, vice-présidente du groupe MGEN et Jérémie Sécher, directeur général adjoint Santé, Sanitaire, Social du groupe MGEN, directeur du pôle Soins de VYV 3.
 
Ces trente places s’adressent à des personnes GIR 1 à 4 (qui correspond, rappelons-le, au niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée), habitant à moins de 20 minutes des trois établissement Val-d’Oise.
 
Afin d’éviter tout transfert à l’hôpital, l’expérimentation prévoit la mise à disposition en permanence d’une place d’accueil d’urgence en EHPAD pour prendre en charge une personne pour quelques jours, lorsque son état de santé n’impose pas des soins hospitaliers spécialisés ou pour un accompagnement de fin de vie trop compliqué sur le domicile.
 
Un accueil de moyenne durée est aussi possible pour le répit des aidants (une grande tendance dans le domaine du « care »). Les personnes à domicile adhérant au dispositif pourront participer à des animations dans les maisons de retraite si elles le souhaitent.
 
L’essai prévoit également la mise à disposition de la téléassistance 24h24 / 7 sur 7, un
service de conciergerie et des appels de convivialité. Pour le maintien à domicile, il est prévu de
procéder à l’évaluation du logement, de proposer des aménagements à apporter (financement
possible par l’APA), et éventuellement d’accueillir des personnes en EHPAD le temps de réaliser les
travaux.
 
Il permet également l’intégration de la télémédecine avec des téléconsultations par les médecins coordonnateurs des EHPAD, en l’absence de médecin traitant ou en urgences dans la journée. Mais aussi des teléconsultations en urgence la nuit et le week-end. A noter également la présence d’un logiciel d’intelligence artificielle (PRESAGE) permettant de détecter l’apparition d’une décompensation de pathologies chroniques et éviter ainsi les hospitalisations.
 
Toutes les démarches administratives pourront être épaulées par une secrétaire s’appuyant sur
l’expertise d’une assistante sociale partenaire de l’expérimentation. Enfin, l’encadrement de la personne prise en charge dans ce nouveau dispositif sera global et doit permettre un accompagnement personnalisé sur le plan sanitaire, social et médico-social.