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Article publié le 24/09/2021 à 03:00 | Lu 1525 fois

Arrêt cardiaque : le pire est de ne rien faire !




A l’occasion de la Semaine du Cœur organisée du 20 au 29 septembre, la Fédération Française de Cardiologie (FFC) a décidé d’alerter les Français de tous âges sur la nécessité de se former de toute urgence aux Gestes Qui Sauvent. Alors, osez agir, le pire est de ne rien faire…


En France, 40.000 à 50.000 personnes meurent prématurément chaque année d’un arrêt cardiaque. Il peut toucher n’importe qui, à n’importe quel moment et n’importe où !
 
Au domicile, dans la rue, au travail… 7 fois sur 10, il survient devant des témoins mais environ 40% d’entre eux sont dans l’incapacité de pratiquer les gestes de premiers secours. Les premières minutes sont vitales pour les victimes car chaque minute gagnée c’est 10% de chances de survie en plus1 !
 
Pour interpeller et inciter la population à se former aux Gestes Qui Sauvent, la FFC lance une campagne afin d’alerter le grand public sur la méconnaissance de ces gestes et leur impact sur les
chances de survie des personnes victimes d’un arrêt cardiaque*.
 
Selon une récente enquête IFOP pour la FFC, la quasi-totalité (90%) des Français commettent au moins une erreur dans la reconnaissance des symptômes de l’arrêt cardiaque souvent confondus avec certains signes de l’accident vasculaire cérébral. Et les trois-quarts commettent au moins une erreur
dans les gestes à pratiquer et un petit tiers (30%) pense que le massage cardiaque doit être pratiqué dans un troisième temps.
 
Mais la méconnaissance n’est pas la seule raison exprimée ! Un peu moins d’un tiers admet ne pas se sentir capables de réaliser les gestes de premiers secours et ont la crainte de ne pas les pratiquer correctement : pratiquer le bouche-à-bouche ou masser (61%) et défibriller (59%).
 
La méconnaissance des Gestes Qui Sauvent associée à la peur de ne pas les effectuer correctement empêchent les Français d’intervenir sur une personne en situation de détresse.
 
Point important : pour encourager le public à se former, la loi du 3 juillet 20203 a créé le statut de citoyen-sauveteur pour « toute personne portant assistance de manière bénévole à une personne en situation apparente de péril grave et imminent » l’exonérant ainsi de toute responsabilité civile en cas de préjudice pour la victime résultant de son intervention.
 
L’objectif commun de la FFC et de la direction générale de la Santé est de former 80% des Français pour augmenter le taux de survie en France qui est aujourd’hui de 7% si aucun geste n’est pratiqué. Il monte à plus du tiers (35%) si les trois gestes sont faits correctement.
 
Comme le précise le Pr. Alain Furber, président de la FFC : « A peine un Français sur dix survit à un arrêt cardiaque faute d’avoir bénéficié au bon moment de l’intervention d’une personne capable de lui porter assistance. Former la population aux Gestes Qui Sauvent est crucial pour améliorer la prise en charge encore beaucoup trop insuffisante des personnes victimes d’un arrêt cardiaque. C’est une priorité de santé publique majeure qui nécessite une prise de conscience et une mobilisation générale pour faire évoluer cette situation alarmante au plus vite. »
 
*Diffusée du 13 au 29 septembre le film, réalisé par Maïwenn, est diffusé sur les chaînes TV (TF1, M6, W9, 6Ter, TMC…) et sur les réseaux sociaux : LinkedIn, Facebook, Twitter et Instagram avec #osezagir.