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Article publié le 22/07/2020 à 04:09 | Lu 1406 fois

Aides à domicile, en première ligne, sans reconnaissance : tribune de S. Chenu, député du Nord




Les aides à domicile ont été en première ligne pendant la crise sanitaire et restent pleinement mobilisées face au Covid-19. Pendant le confinement, elles ont poursuivi leur mission avec dévouement et professionnalisme en accompagnant dans les gestes du quotidien les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite ou porteuses d'un handicap.


Au plus fort de la crise sanitaire, cette profession a joué un rôle capital en permettant un suivi sanitaire des personnes fragiles, ce qui a permis de limiter la saturation des services hospitaliers. 
 
Pourtant, elles se sentent désormais abandonnées par les pouvoirs publics. N'étant pas reconnues comme des professionnels soignants, les aides à domicile n'ont pas bénéficié des masques chirurgicaux ni du gel hydrologique fournis par l'Etat.
 
Au quotidien, leur mission se rapproche beaucoup de celles des infirmières hormis le fait que les aides à domiciles ne pratiquent pas de soins médicaux en tant que tels.
 
Si les représentants de cette profession ne réclament pas en priorité un changement de statut, ils ont été particulièrement surpris de ne pas avoir été considérés comme personnels en première ligne pendant la crise et de ce fait exclus de la prime exceptionnelle de 1000 euros.
 
La prime départementale de 514 euros à laquelle ils peuvent prétendre semble bien dérisoire face aux risques de contamination pris au plus fort de la crise sanitaire. D'autre part, les conditions d'éligibilité à cette prime départementale sont tellement drastiques qu'une infime minorité d'aides à domicile pourront effectivement toucher l'intégralité de celle-ci.
 
Apporter une reconnaissance financière de la Nation en attribuant une prime exceptionnelle aux aides à domicile mobilisées face au Covid-19  en serait la traduction pour leur dévouement sans faille.

Sébastien Chenu, député du Nord, Rassemblement national.