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Article publié le 15/10/2019 à 01:00 | Lu 1302 fois

Activités physiques sur ordonnance : le gouvernement ne transforme pas l'essai selon le sénateur Savin

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale a été présenté officiellement hier en conseil des ministres. L’article 40 de ce projet de loi met en place un parcours global post traitement aigu du cancer, qui permettra, entre autres, de financer à hauteur de 10 millions d’euros des bilans d’activités physiques.


Michel Savin, Sénateur LR de l’Isère, président du groupe d’études sur les pratiques sportives et les grands évènements sportifs du Sénat, salue l’intention du gouvernement de se saisir de la question de la pratique d’activités physiques à vocation thérapeutique, qu’il a notamment décliné dans la stratégie nationale sport santé 2019-2024.
 
Toutefois, il regrette le double discours gouvernemental : « encore une fois, le gouvernement affiche une forte ambition, qu’il décline avec des actes minimes. Les effets d’une activité physique sur certaines pathologies, sont indéniables, l’expertise collective de l’INSERM de cette année est venue le rappeler ».
 
Et Michel Savin de poursuivre : « il faut désormais une réelle accélération du soutien apporté à ces pratiques. 10 millions d’euros pour réaliser notamment des bilans d’activités physiques est insuffisant. Il est nécessaire que des engagements ambitieux soient pris sur le remboursement, total ou partiel, des séances d’activités ».
 
Le Sénateur de l’Isère s’engage à porter le débat dans les prochaines semaines lors de l’examen du texte au Sénat : « je souhaite proposer une expérimentation à grande échelle régionale sur un ou plusieurs territoires en ce qui concerne le remboursement des séances d’APS. De nombreux acteurs nous opposent des arguments financiers - il est certain que la mise en place a un coût - mais l’ensemble des études soulignent le gain final du déploiement des activités physiques à visée thérapeutique ».
 
Et de conclure : « nous devons pouvoir nous appuyer sur des chiffres concrets et avoir une analyse médico-économique indéniable. Un tel dispositif permettra d’obtenir des résultats concrets sur une large population, ce qui est nécessaire ».