Que vient de décider le gouvernement
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé samedi 27 juin de prolonger les soldes d'été au-delà du 21 juillet, leur date de fin initiale.
Le ministre du Commerce Serge Papin a précisé sur X que la prolongation faisait suite à une proposition du député Antoine Vermorel-Marques et à la demande de plusieurs fédérations de commerçants.
La durée supplémentaire sera de l'ordre d'une semaine. La date exacte n'a pas encore été arrêtée.
Le ministre du Commerce Serge Papin a précisé sur X que la prolongation faisait suite à une proposition du député Antoine Vermorel-Marques et à la demande de plusieurs fédérations de commerçants.
La durée supplémentaire sera de l'ordre d'une semaine. La date exacte n'a pas encore été arrêtée.
Pourquoi les soldes ont raté leur départ
Les soldes d'été ont débuté le 24 juin, en plein épisode caniculaire. Près de dix jours de chaleur extrême consécutifs ont vidé les rues commerçantes et découragé les déplacements en transports en commun surchauffés.
Pour les boutiques de centre-ville sans climatisation, le constat est immédiat. Certains commerçants font état d'une baisse de chiffre d'affaires de 20 à 30 % par rapport à la même période l'an dernier.
Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l'habillement, a parlé d'une situation de crise pour les indépendants. Il redoute de voir les centres-villes totalement désertés pendant toute la durée des soldes.
Un vendeur d'une boutique du 2e arrondissement de Paris le confirme : malgré une jarre d'eau fraîche installée à l'entrée du magasin, les clients se comptent sur les doigts d'une main depuis le début des fortes chaleurs.
Sauf que la chaleur n'a pas fait disparaître les acheteurs. Elle les a déplacés.
Pour les boutiques de centre-ville sans climatisation, le constat est immédiat. Certains commerçants font état d'une baisse de chiffre d'affaires de 20 à 30 % par rapport à la même période l'an dernier.
Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l'habillement, a parlé d'une situation de crise pour les indépendants. Il redoute de voir les centres-villes totalement désertés pendant toute la durée des soldes.
Un vendeur d'une boutique du 2e arrondissement de Paris le confirme : malgré une jarre d'eau fraîche installée à l'entrée du magasin, les clients se comptent sur les doigts d'une main depuis le début des fortes chaleurs.
Sauf que la chaleur n'a pas fait disparaître les acheteurs. Elle les a déplacés.
Centres commerciaux et e-commerce : où sont passés vos voisins
La fréquentation des centres commerciaux climatisés a progressé de 4,6 % sur les six premiers jours des soldes, selon la fédération Fact. En Île-de-France et dans le Nord-Ouest, la hausse atteint 6,2 %.
Les salles de cinéma ont enregistré 2,3 millions d'entrées entre mercredi et dimanche soir. C'est le double de la fréquentation de l'année dernière à la même période.
Gildas Minvielle, directeur de l'observatoire économique de l'Institut français de la mode, résume la bascule en une formule : le grand bénéficiaire de la canicule, ce sont les achats en ligne.
Or pour vous qui préférez voir, toucher et essayer un vêtement avant de l'acheter, cette redistribution pose un problème concret. La canicule n'a pas réduit la consommation, elle a changé le circuit.
Les centres-villes se vident pendant que les commandes sur les plateformes en ligne se multiplient depuis les canapés. Les boutiques sans climatisation perdent 20 à 30 % de chiffre d'affaires, les galeries marchandes réfrigérées en gagnent près de 5 %.
Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, a noté que la demande de prolongation ne coûtait rien à l'État. Reste que le geste politique ne modifie pas le rapport de force entre un rideau de fer baissé et un panier virtuel rempli en trois clics.
Les salles de cinéma ont enregistré 2,3 millions d'entrées entre mercredi et dimanche soir. C'est le double de la fréquentation de l'année dernière à la même période.
Gildas Minvielle, directeur de l'observatoire économique de l'Institut français de la mode, résume la bascule en une formule : le grand bénéficiaire de la canicule, ce sont les achats en ligne.
Or pour vous qui préférez voir, toucher et essayer un vêtement avant de l'acheter, cette redistribution pose un problème concret. La canicule n'a pas réduit la consommation, elle a changé le circuit.
Les centres-villes se vident pendant que les commandes sur les plateformes en ligne se multiplient depuis les canapés. Les boutiques sans climatisation perdent 20 à 30 % de chiffre d'affaires, les galeries marchandes réfrigérées en gagnent près de 5 %.
Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, a noté que la demande de prolongation ne coûtait rien à l'État. Reste que le geste politique ne modifie pas le rapport de force entre un rideau de fer baissé et un panier virtuel rempli en trois clics.
Plus de temps, mais moins de choix
D'abord, une bonne nouvelle : vous disposez d'environ une semaine supplémentaire pour profiter des prix soldés dans vos boutiques habituelles. Si la canicule vous a empêché de sortir, la fenêtre se rouvre dès que les températures redescendent.
Attention toutefois : les commerçants n'ont pas le droit de se réapprovisionner pendant les soldes, comme le rappelle le code de commerce. Ce que vous trouverez en rayon à la fin juillet sera ce qui reste du stock initial, souvent dans des tailles ou des coloris moins recherchés.
Plus vous attendez, plus le choix se réduit. La stratégie la plus efficace est de vous rendre en boutique dès que la température repasse sous les 30 °C, idéalement en début de matinée quand les rues sont encore praticables.
L'Institut français de la mode observe d'ailleurs que même sans canicule, les soldes perdent de leur pouvoir d'attraction depuis plusieurs années. Les promotions permanentes et les codes de réduction en ligne ont banalisé les rabais saisonniers.
La prolongation ajoute du temps, pas de la marchandise. Si vous avez repéré un article avant le 24 juin, mieux vaut ne pas miser sur sa présence fin juillet.
Attention toutefois : les commerçants n'ont pas le droit de se réapprovisionner pendant les soldes, comme le rappelle le code de commerce. Ce que vous trouverez en rayon à la fin juillet sera ce qui reste du stock initial, souvent dans des tailles ou des coloris moins recherchés.
Plus vous attendez, plus le choix se réduit. La stratégie la plus efficace est de vous rendre en boutique dès que la température repasse sous les 30 °C, idéalement en début de matinée quand les rues sont encore praticables.
L'Institut français de la mode observe d'ailleurs que même sans canicule, les soldes perdent de leur pouvoir d'attraction depuis plusieurs années. Les promotions permanentes et les codes de réduction en ligne ont banalisé les rabais saisonniers.
La prolongation ajoute du temps, pas de la marchandise. Si vous avez repéré un article avant le 24 juin, mieux vaut ne pas miser sur sa présence fin juillet.
Vos droits pendant la période prolongée
Pendant la période prolongée, vos droits restent identiques. Un article soldé bénéficie des mêmes garanties légales qu'un article vendu au prix fort : garantie de conformité pendant deux ans et garantie contre les vices cachés.
Un commerçant qui affiche « ni repris, ni échangé » sur un article défectueux est en infraction, selon la réglementation rappelée par le ministère de l'Économie.
Pour les achats en ligne, vous conservez un droit de rétractation de 14 jours à compter de la réception du colis, que l'article soit soldé ou non. Ce délai vous permet de retourner un produit sans justification.
Vérifiez enfin le prix de référence affiché. Depuis mai 2022, il doit correspondre au prix le plus bas pratiqué dans les 30 jours précédant les soldes.
Un rabais de 50 % calculé sur un prix gonflé la veille n'est pas une affaire, c'est une infraction que vous pouvez signaler sur la plateforme SignalConso.
Un commerçant qui affiche « ni repris, ni échangé » sur un article défectueux est en infraction, selon la réglementation rappelée par le ministère de l'Économie.
Pour les achats en ligne, vous conservez un droit de rétractation de 14 jours à compter de la réception du colis, que l'article soit soldé ou non. Ce délai vous permet de retourner un produit sans justification.
Vérifiez enfin le prix de référence affiché. Depuis mai 2022, il doit correspondre au prix le plus bas pratiqué dans les 30 jours précédant les soldes.
Un rabais de 50 % calculé sur un prix gonflé la veille n'est pas une affaire, c'est une infraction que vous pouvez signaler sur la plateforme SignalConso.


