Près de 8 000 décès en excès depuis fin mai
Fin juin, Santé publique France relevait un excès de décès dans toutes les classes d'âge à partir de 15 ans, une première selon l'agence. Les plus de 75 ans représentaient alors les deux tiers du bilan, avec au moins 3 719 décès en excès sur 5 764. Pendant la vague de juillet, l'excès n'apparaît plus qu'à partir de 45 ans, et cette tranche d'âge pèse les trois quarts du total, avec au moins 917 décès sur 1 243.
En août, le bilan de l'agence concerne quasi exclusivement les plus de 75 ans : 751 décès en excès sur 817, soit plus de 9 sur 10. Chez eux, la hausse atteint 6,7 % sur la période, contre 5,2 % pour l'ensemble de la population. Autrement dit, entre le 27 juillet et le 20 août, les moins de 75 ans ne comptent que 66 décès en surnombre à l'échelle du pays.
Additionnons les trois bulletins d'été, le calcul est le nôtre. Sur les 7 824 décès en excès des trois canicules, au moins 5 387 concernent des personnes de plus de 75 ans, soit 69 %, plus de deux sur trois. Je retiens surtout la pente : 65 % en juin, 74 % en juillet, 92 % en août. Si vous avez un père, une mère ou un voisin de cet âge, c'est cette courbe qui doit retenir votre attention, bien plus que le total national.
Pourquoi une telle concentration ? Les données publiées ne l'expliquent pas encore. La dépêche de l'AFP rapporte que les personnes les plus fragiles, âgées ou malades, ont pu mourir dès le début de l'été. Rien ne permet de le confirmer à ce stade, et le bilan consolidé devra trancher. Ce qui est établi, en revanche, c'est qu'après trois mois de chaleur presque continue, le bilan s'est resserré sur le grand âge.
En août, le bilan de l'agence concerne quasi exclusivement les plus de 75 ans : 751 décès en excès sur 817, soit plus de 9 sur 10. Chez eux, la hausse atteint 6,7 % sur la période, contre 5,2 % pour l'ensemble de la population. Autrement dit, entre le 27 juillet et le 20 août, les moins de 75 ans ne comptent que 66 décès en surnombre à l'échelle du pays.
Additionnons les trois bulletins d'été, le calcul est le nôtre. Sur les 7 824 décès en excès des trois canicules, au moins 5 387 concernent des personnes de plus de 75 ans, soit 69 %, plus de deux sur trois. Je retiens surtout la pente : 65 % en juin, 74 % en juillet, 92 % en août. Si vous avez un père, une mère ou un voisin de cet âge, c'est cette courbe qui doit retenir votre attention, bien plus que le total national.
Pourquoi une telle concentration ? Les données publiées ne l'expliquent pas encore. La dépêche de l'AFP rapporte que les personnes les plus fragiles, âgées ou malades, ont pu mourir dès le début de l'été. Rien ne permet de le confirmer à ce stade, et le bilan consolidé devra trancher. Ce qui est établi, en revanche, c'est qu'après trois mois de chaleur presque continue, le bilan s'est resserré sur le grand âge.
Le plus long épisode, mais pas le plus meurtrier
Cette troisième vague a pourtant battu un record. Selon Météo-France, cité par l'agence sanitaire, elle égale par sa durée la plus longue vague de chaleur jamais observée dans le pays, celle de juillet 1983. Elle a touché 79 départements, soit 89 % de la population hexagonale. Son bilan reste le plus faible des trois, avec 16 552 décès observés pour 15 735 attendus, un excès de 5,2 %.
Or les régions n'ont pas été touchées de la même façon. La Bourgogne-Franche-Comté arrive en tête avec 140 décès en excès, en hausse de 10,3 %, tandis que la Normandie et l'Occitanie n'enregistrent aucun excès sur la période. Comment une vague aussi longue peut-elle peser sept fois moins que celle de juin ? Une partie de la réponse tient à l'âge des personnes décédées.
Or les régions n'ont pas été touchées de la même façon. La Bourgogne-Franche-Comté arrive en tête avec 140 décès en excès, en hausse de 10,3 %, tandis que la Normandie et l'Occitanie n'enregistrent aucun excès sur la période. Comment une vague aussi longue peut-elle peser sept fois moins que celle de juin ? Une partie de la réponse tient à l'âge des personnes décédées.
À chaque vague, la part des plus de 75 ans grimpe
Fin juin, Santé publique France relevait un excès de décès dans toutes les classes d'âge à partir de 15 ans, une première selon l'agence. Les plus de 75 ans représentaient alors les deux tiers du bilan, avec au moins 3 719 décès en excès sur 5 764. Pendant la vague de juillet, l'excès n'apparaît plus qu'à partir de 45 ans, et les plus de 75 ans pèsent à eux seuls les trois quarts du total, avec au moins 917 décès sur 1 243.
En août, le bilan de l'agence concerne quasi exclusivement les plus de 75 ans : 751 décès en excès sur 817, soit plus de 9 sur 10. Chez eux, la hausse atteint 6,7 % sur la période, contre 5,2 % pour l'ensemble de la population. Autrement dit, entre le 27 juillet et le 20 août, les moins de 75 ans ne comptent que 66 décès en surnombre à l'échelle du pays.
Additionnons les trois bulletins d'été, le calcul est le nôtre. Sur les 7 824 décès en excès des trois canicules, au moins 5 387 concernent des personnes de plus de 75 ans, soit 69 %, plus de deux sur trois. Je retiens surtout la pente : 65 % en juin, 74 % en juillet, 92 % en août. Si vous avez un père, une mère ou un voisin de cet âge, c'est cette courbe qui doit retenir votre attention, bien plus que le total national.
Pourquoi une telle concentration ? Les données publiées ne l'expliquent pas encore. La dépêche de l'AFP rapporte que les personnes les plus fragiles, âgées ou malades, ont pu mourir dès le début de l'été. Rien ne permet de le confirmer à ce stade, et le bilan consolidé devra trancher. Ce qui est établi, en revanche, c'est qu'après trois mois de chaleur presque continue, le bilan s'est resserré sur le grand âge.
En août, le bilan de l'agence concerne quasi exclusivement les plus de 75 ans : 751 décès en excès sur 817, soit plus de 9 sur 10. Chez eux, la hausse atteint 6,7 % sur la période, contre 5,2 % pour l'ensemble de la population. Autrement dit, entre le 27 juillet et le 20 août, les moins de 75 ans ne comptent que 66 décès en surnombre à l'échelle du pays.
Additionnons les trois bulletins d'été, le calcul est le nôtre. Sur les 7 824 décès en excès des trois canicules, au moins 5 387 concernent des personnes de plus de 75 ans, soit 69 %, plus de deux sur trois. Je retiens surtout la pente : 65 % en juin, 74 % en juillet, 92 % en août. Si vous avez un père, une mère ou un voisin de cet âge, c'est cette courbe qui doit retenir votre attention, bien plus que le total national.
Pourquoi une telle concentration ? Les données publiées ne l'expliquent pas encore. La dépêche de l'AFP rapporte que les personnes les plus fragiles, âgées ou malades, ont pu mourir dès le début de l'été. Rien ne permet de le confirmer à ce stade, et le bilan consolidé devra trancher. Ce qui est établi, en revanche, c'est qu'après trois mois de chaleur presque continue, le bilan s'est resserré sur le grand âge.
Chez vous, à l'hôpital ou en Ehpad
Le lieu du décès compte aussi. Dans ses bulletins de juin et de juillet, Santé publique France notait une hausse des décès à l'hôpital, à domicile et en Ehpad. Pour la vague d'août, l'agence indique que les décès observés sont restés au-dessus du niveau de début juin, quel que soit le lieu. Selon l'AFP, environ la moitié de ces décès ont eu lieu à l'hôpital, 25 % à domicile et un peu plus de 20 % en Ehpad, une répartition à lire avec prudence à ce stade.
Un été plus chaud que 2003, un bilan encore ouvert
D'ailleurs, le contexte météorologique n'a aucun équivalent depuis le début des mesures. Selon le bilan climatique publié le 3 septembre par Météo-France, l'été 2026 est le plus chaud relevé en France depuis 1900, avec une température moyenne de 24,0 °C, soit 3,6 °C au-dessus de la normale 1991-2020. Le pays a cumulé 53 jours de vague de chaleur en trois épisodes, contre 33 en 2022. L'été 2003 affichait, lui, un écart de 2,7 °C.
La comparaison avec 2003 s'arrête toutefois au thermomètre. Cette année-là, l'Inserm avait estimé à près de 15 000 le nombre de décès en excès, sur moins de trois semaines d'août. Pour la canicule de fin juin, Santé publique France parlait de l'excès de mortalité le plus élevé observé pendant une canicule depuis 2003, sans en atteindre les niveaux.
Sauf que le compte n'est pas terminé. La surveillance sanitaire court du 1er juin au 15 septembre, et l'agence publiera ensuite un bilan estival consolidé, détaillé vague par vague, avec la part attribuable à la chaleur. D'après l'AFP, ce bilan définitif est attendu début 2027.
La comparaison avec 2003 s'arrête toutefois au thermomètre. Cette année-là, l'Inserm avait estimé à près de 15 000 le nombre de décès en excès, sur moins de trois semaines d'août. Pour la canicule de fin juin, Santé publique France parlait de l'excès de mortalité le plus élevé observé pendant une canicule depuis 2003, sans en atteindre les niveaux.
Sauf que le compte n'est pas terminé. La surveillance sanitaire court du 1er juin au 15 septembre, et l'agence publiera ensuite un bilan estival consolidé, détaillé vague par vague, avec la part attribuable à la chaleur. D'après l'AFP, ce bilan définitif est attendu début 2027.
Le registre de votre mairie, avant l'été prochain
Un total national ne protège personne. Le seul outil qui fonctionne nom par nom est le registre canicule de votre commune. Selon Service Public, le maire est tenu de le tenir à jour, l'inscription est gratuite et confidentielle, et les personnes inscrites sont appelées par les services municipaux pendant toute la durée de l'alerte.
Peuvent s'y inscrire, à condition de vivre à domicile, les personnes de 65 ans et plus, celles de plus de 60 ans reconnues inaptes au travail, les adultes handicapés et les personnes vulnérables. La demande peut venir de la personne elle-même ou d'un proche. Si l'appel reste sans réponse et que ce silence inquiète, le centre communal d'action sociale peut prévenir la police municipale, puis en dernier recours les pompiers.
Les modalités varient d'une commune à l'autre et se demandent en mairie. Après un été à près de 8 000 morts en surnombre, mieux vaut régler la question à l'automne, pour un parent de plus de 75 ans qui vit seul, qu'au premier jour d'alerte.
Peuvent s'y inscrire, à condition de vivre à domicile, les personnes de 65 ans et plus, celles de plus de 60 ans reconnues inaptes au travail, les adultes handicapés et les personnes vulnérables. La demande peut venir de la personne elle-même ou d'un proche. Si l'appel reste sans réponse et que ce silence inquiète, le centre communal d'action sociale peut prévenir la police municipale, puis en dernier recours les pompiers.
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