Tourisme et loisirs

Vacances 2026 : Europ Assistance révèle ce bond record des Français qui restent chez eux cet été

Le 25e baromètre Ipsos pour Europ Assistance, dont les résultats ont fuité hier dans Le Parisien en avant-première, fait basculer le visage de l'été qui arrive. Un Français sur deux abandonne désormais l'idée même d'une escapade hors de France. Le bond est inédit depuis la création du baromètre il y a vingt-cinq ans. Ce que les retraités font depuis toujours devient le réflexe national.


Nouveau : Posez une question à votre IA !

Obtenez des précisions ou des analyses complémentaires sur cet article en un clic

ChatGPT Claude Mistral Perplexity

Bond historique des Français qui passent leurs vacances 2026 exclusivement en France
Bond historique des Français qui passent leurs vacances 2026 exclusivement en France

Un Français sur deux va rester chez lui

Jamais autant de Français n'ont rêvé l'été d'ailleurs : Italie, Portugal, Grèce, les destinations méditerranéennes occupaient l'imaginaire de plus d'un sur trois ces derniers mois. Pourtant, à mesure que la saison approche, le réflexe inverse l'emporte massivement.

Pour les retraités français, ce paradoxe a un goût de revanche. Eux qui font au moins une étape en France à 78 % depuis des années passaient pour les vacanciers prudents, presque ringards face aux moins de 35 ans qui s'envolaient vers Bali ou Marrakech.

Le baromètre Ipsos pour Europ Assistance vient de basculer le rapport de force. Le pays entier rejoint désormais leur réflexe.

Évolution du pourcentage de Français qui passent leurs vacances exclusivement dans l'Hexagone, de 38% en 2024 à 51% en 2026, un bond historique de 15 points. VACANCES D'ÉTÉ 2026Source : Ipsos / Europ Assistance 2026Français qui restentexclusivement en France51 %+ 15 points en un an20242025202638%36%51%Vacances 100 % en France+15 points entre 2025 et 2026Une partie à l'étrangeren recul depuis février 2026Le pays rejoint le réflexe des seniorsqui plébiscitent la France à 78 %© SeniorActu.com

Le bond historique en chiffres

Les chiffres de la 25e édition sont sans appel. 68 % des Français ayant arbitré leur destination y placeront au moins une étape, et 51 % exclusivement, sans aucun déplacement à l'étranger.

Soit un bond historique de 15 points par rapport à 2025, où ils n'étaient que 36 % à rester strictement dans l'Hexagone. Le baromètre n'avait jamais enregistré une telle progression depuis sa création.

La cause n'a rien d'un mystère : la crise internationale qui s'éternise depuis février, le coût des billets d'avion qui explose et les annulations de vols en cascade. Tout pousse à reculer.

Or ce qui se présente comme une contrainte pour les jeunes vacanciers se révèle un avantage acquis pour les retraités. Vous étiez déjà 78 % à faire au moins une étape en France l'été dernier selon le baromètre 2025.

Vous n'avez rien à changer.

Pourquoi ce retournement est durable

La cause profonde n'est pas géographique. Elle tient à un cumul de deux signaux qui ont fait basculer les arbitrages en quelques semaines.

Premier signal, la crise du kérosène. Depuis le déclenchement des hostilités entre les États-Unis, Israël et l'Iran fin février, la fermeture quasi-totale du détroit d'Ormuz a fait exploser le prix du carburant aviation en Europe.

Les compagnies low-cost répercutent. Transavia, filiale d'Air France-KLM, a annoncé l'annulation de moins de 2 % de ses vols mai-juin pour cette raison précise.

Deuxième signal, la peur du conflit armé. Plus d'un vacancier français sur deux considère désormais ce risque comme un critère essentiel dans le choix de leur destination, soit une progression de 12 points en deux ans.

Le bassin méditerranéen, l'Italie, la Grèce, Chypre, qui captait l'essentiel des vacanciers d'été des Français, est désormais perçu comme une zone à éviter par une partie du public. Reste l'Espagne, le Portugal, la France.

Et la France gagne sur tous les tableaux.

Vos régions vont saturer, voici les alternatives

Les retraités français connaissent leurs régions par coeur. Les chiffres du baromètre 2025 montraient déjà la cartographie : Provence-Alpes-Côte d'Azur en tête à 26 %, Bretagne et Occitanie à égalité à 22 %, suivies par la Nouvelle-Aquitaine.

Cette année, l'arrivée massive des nouveaux convertis aux vacances domestiques va saturer ces destinations historiques. Les locations en bord de mer affichent déjà des hausses à deux chiffres pour juillet et août sur la façade méditerranéenne.

Or 67 % des Français choisissent le littoral comme cadre de vacances, contre 25 % seulement la campagne et 23 % la montagne. La pression se concentre là où vous avez vos habitudes.

Trois régions tirent leur épingle du jeu pour qui sait sortir des sentiers battus. La Bretagne intérieure profite de l'engouement pour les gîtes ruraux, qui ont enregistré 28,17 millions de nuitées en 2025, soit une progression de 4 % par rapport à 2024.

Le Massif central attire de plus en plus pour ses prix doux et la fraîcheur de ses prairies d'altitude. Les Vosges enfin, qui combinent forêt, lacs et villages à colombages à quelques heures de Paris ou Lyon.

Pour les budgets serrés, ces destinations passent souvent sous la barre des 1 200 € la semaine en couple à titre indicatif, contre des prix qui dépassent fréquemment 1 600 € sur la Côte d'Azur ou en Corse.

Le bon plan ANCV pour partir hors saison

Le programme Seniors en Vacances de l'ANCV reste largement sous-utilisé chaque année. Pourtant, il propose des séjours tout compris dès 228 € la formule 5 jours/4 nuits, dans près de 200 destinations en France et quelques pays européens.

La condition est simple : avoir 60 ans et plus, être retraité ou sans activité professionnelle, résider en France. Une aide financière supplémentaire est possible sous condition de revenus, jusqu'à 176 € pour la formule courte et 212 € pour les huit jours.

Les séjours se déroulent en pension complète, hors juillet et août pour la plupart, en village vacances, club ou hôtel partenaire. Excursions, animations et au moins un repas par jour sont inclus dans le forfait.

L'inscription se fait par formulaire papier ou en ligne, et le programme complet 2026 est détaillé sur le site officiel de l'ANCV. Les places partent vite sur les destinations phares, notamment les bords de mer en mai-juin et septembre.
 

Ce qui attend les retardataires

Pour les retardataires, le tableau est moins idyllique. Les premiers chiffres de la saison 2026 confirment une hausse des locations particulièrement marquée hors juillet-août, précisément les périodes que privilégiaient les seniors pour éviter la foule et les prix gonflés.

La mécanique est implacable. Les couples actifs qui basculaient sur l'étranger se rabattent désormais sur la mer française en juin et septembre, en concurrence directe avec votre créneau historique.

73 % des Français considèrent désormais leurs vacances d'été comme un effort financier important selon le baromètre Sofinscope publié en avril. La planification devient un réflexe, 57 % réservent le plus tôt possible.

Reste une certitude. Vos régions de prédilection, Bretagne, PACA, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, ne disparaîtront pas en quelques semaines, et le programme Seniors en Vacances joue précisément sur les périodes décalées que les nouveaux convertis n'auront pas anticipées.

Pour cet été 2026, votre avance d'expérience compte plus que jamais.
 

 
Sources :
- Le Parisien, "Plus de la moitié des Français plébiscitent leur pays cet été", 28 avril 2026
- Ipsos / Europ Assistance, baromètre annuel des vacances, 24e et 25e éditions
- Sofinco / OpinionWay, baromètre Sofinscope "Les Français et le budget voyage 2026", avril 2026
- Agence Nationale pour les Chèques-Vacances, programme Seniors en Vacances 2026
- Communiqué Transavia France, annulations vols mai-juin 2026, 26 avril 2026

Par | Publié le 28/04/2026 à 09:08

Chaque vendredi, l'essentiel de l'actualité des seniors de la semaine dans votre boite mail !
Facebook
X