Sommaire
- Deux dispositifs souvent confondus, un troisième oublié
- Le minimum contributif : pour les salariés du privé et les indépendants
- L'ASPA (minimum vieillesse) : le filet de sécurité universel
- Le minimum garanti : l'équivalent pour les fonctionnaires
- Le tableau comparatif des trois dispositifs
- Trois profils, trois résultats : combien toucherez-vous
- Le piège méconnu : récupération sur succession
- Combien en net ? Ce que vous percevrez réellement
- Les démarches à effectuer
- Vos questions les plus fréquentes sur le minimum retraite
Deux dispositifs souvent confondus, un troisième oublié
Derrière l'expression « minimum retraite », il n'existe pas un seul dispositif, mais trois mécanismes distincts, chacun conçu pour un profil de retraité différent. Les confondre, c'est risquer de passer à côté de celui auquel vous avez réellement droit — ou de renoncer à une aide par peur d'une conséquence qui ne vous concerne pas.
Le minimum contributif (MiCo) relève votre pension de base si vous avez travaillé mais cotisé sur de faibles salaires. L'Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA), anciennement appelée « minimum vieillesse », garantit un revenu minimum même sans avoir jamais travaillé. Le minimum garanti joue le même rôle que le MiCo, mais pour les fonctionnaires titulaires.
La différence entre ces trois dispositifs peut représenter plusieurs centaines d'euros par mois. Et surtout, l'un est récupérable sur votre succession, les deux autres ne le sont pas. Un détail qui change tout pour vos héritiers.
Au 1er janvier 2026, les montants ont été revalorisés. Le MiCo suit la hausse du Smic (+1,18 %), tandis que l'ASPA et le minimum garanti suivent l'inflation (+0,9 %). Voici l'évolution par rapport à 2025 :
Le minimum contributif (MiCo) relève votre pension de base si vous avez travaillé mais cotisé sur de faibles salaires. L'Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA), anciennement appelée « minimum vieillesse », garantit un revenu minimum même sans avoir jamais travaillé. Le minimum garanti joue le même rôle que le MiCo, mais pour les fonctionnaires titulaires.
La différence entre ces trois dispositifs peut représenter plusieurs centaines d'euros par mois. Et surtout, l'un est récupérable sur votre succession, les deux autres ne le sont pas. Un détail qui change tout pour vos héritiers.
Au 1er janvier 2026, les montants ont été revalorisés. Le MiCo suit la hausse du Smic (+1,18 %), tandis que l'ASPA et le minimum garanti suivent l'inflation (+0,9 %). Voici l'évolution par rapport à 2025 :
2025 Montants précédents
MiCo majoré (brut/mois)
893,66 €
MiCo de base (brut/mois)
747,69 €
ASPA personne seule (brut/mois)
1 034,28 €
Minimum garanti maximum (brut/mois)
1 354,16 €
2026 Nouveaux montants
MiCo majoré (brut/mois)
903,93 € (+1,18 %)
MiCo de base (brut/mois)
756,29 € (+1,18 %)
ASPA personne seule (brut/mois)
1 043,59 € (+0,9 %)
Minimum garanti maximum (brut/mois)
1 366,35 € (+0,9 %)
Le minimum contributif : pour les salariés du privé et les indépendants
Le minimum contributif est un plancher de pension réservé aux assurés du régime général et des régimes alignés : salariés du privé, artisans, commerçants, agriculteurs salariés. Si vous partez à la retraite à taux plein (c'est-à-dire avec la retraite complète, sans réduction) et que votre pension de base calculée normalement est trop faible, elle est automatiquement relevée au niveau du MiCo.
En 2026, deux niveaux existent. Le MiCo de base s'élève à 756,29 € brut par mois (soit environ 724 € net au taux réduit de prélèvements sociaux). Il concerne les assurés qui partent à taux plein mais justifient de moins de 120 trimestres cotisés. Le MiCo majoré atteint 903,93 € brut par mois (soit environ 865 € net au taux réduit). Pour en bénéficier, il faut justifier d'au moins 120 trimestres cotisés, c'est-à-dire 30 années de travail effectif.
Attention à une nuance essentielle. Les périodes de chômage, de maladie ou de maternité comptent comme trimestres « validés » pour obtenir le taux plein. Mais elles ne comptent pas comme trimestres « cotisés » pour le MiCo majoré. Seules les périodes réellement travaillées entrent dans ce décompte.
Le MiCo ne concerne que la pension de base. La retraite complémentaire Agirc-Arrco s'y ajoute, mais ce régime n'instaure aucun montant minimum. Et le total de toutes vos pensions (base + complémentaire) ne doit pas dépasser 1 410,89 € brut par mois en 2026. Au-delà, le MiCo est réduit proportionnellement.
Depuis la réforme de 2023, le MiCo est indexé sur le Smic (et non plus sur l'inflation), conformément à l'article L.351-10 du Code de la sécurité sociale. En 2026, la revalorisation est de +1,18 %. Son attribution est automatique lors de la liquidation de votre retraite — c'est-à-dire lors de la mise en paiement de votre pension.
👉 Pour aller plus loin sur les conditions détaillées et les cas particuliers, consultez notre article complet sur le minimum contributif 2026.
En 2026, deux niveaux existent. Le MiCo de base s'élève à 756,29 € brut par mois (soit environ 724 € net au taux réduit de prélèvements sociaux). Il concerne les assurés qui partent à taux plein mais justifient de moins de 120 trimestres cotisés. Le MiCo majoré atteint 903,93 € brut par mois (soit environ 865 € net au taux réduit). Pour en bénéficier, il faut justifier d'au moins 120 trimestres cotisés, c'est-à-dire 30 années de travail effectif.
Attention à une nuance essentielle. Les périodes de chômage, de maladie ou de maternité comptent comme trimestres « validés » pour obtenir le taux plein. Mais elles ne comptent pas comme trimestres « cotisés » pour le MiCo majoré. Seules les périodes réellement travaillées entrent dans ce décompte.
Le MiCo ne concerne que la pension de base. La retraite complémentaire Agirc-Arrco s'y ajoute, mais ce régime n'instaure aucun montant minimum. Et le total de toutes vos pensions (base + complémentaire) ne doit pas dépasser 1 410,89 € brut par mois en 2026. Au-delà, le MiCo est réduit proportionnellement.
Depuis la réforme de 2023, le MiCo est indexé sur le Smic (et non plus sur l'inflation), conformément à l'article L.351-10 du Code de la sécurité sociale. En 2026, la revalorisation est de +1,18 %. Son attribution est automatique lors de la liquidation de votre retraite — c'est-à-dire lors de la mise en paiement de votre pension.
👉 Pour aller plus loin sur les conditions détaillées et les cas particuliers, consultez notre article complet sur le minimum contributif 2026.
L'ASPA (minimum vieillesse) : le filet de sécurité universel
L'ASPA fonctionne sur une logique radicalement différente. Ce n'est pas une pension de retraite, mais une aide sociale versée sous conditions de ressources. Elle est accessible même si vous n'avez jamais travaillé — c'est le seul dispositif de minimum retraite en France qui ne nécessite aucune cotisation préalable.
En 2026, l'ASPA garantit un revenu minimum de 1 043,59 € par mois pour une personne seule et de 1 620,18 € pour un couple. L'allocation a été revalorisée de +0,9 % au 1er janvier 2026. Avantage majeur : l'ASPA est non imposable et exonérée de prélèvements sociaux (Contribution Sociale Généralisée, ou CSG). Le montant brut est donc égal au montant net perçu sur votre compte.
L'ASPA est une aide différentielle : elle complète vos revenus existants pour atteindre le plafond. Si vous percevez déjà 700 € de retraite, l'ASPA versera la différence, soit 343,59 €.
Quatre conditions doivent être réunies :
L'ASPA n'est pas attribuée automatiquement : vous devez en faire la demande auprès de votre caisse de retraite ou, si vous ne percevez aucune pension, auprès de votre mairie ou du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de votre commune. Elle ouvre également droit à la Complémentaire Santé Solidaire (C2S), la mutuelle gratuite sous conditions de ressources.
Il est aussi possible de cumuler l'ASPA avec des revenus d'activité. Un abattement s'applique sur les revenus professionnels des trois derniers mois : 1 640,73 € pour une personne seule et 2 734,55 € pour un couple en 2026. Tant que vos revenus professionnels trimestriels ne dépassent pas ces seuils, ils ne sont pas comptabilisés dans le calcul. Au-delà, seule la fraction excédentaire réduit l'allocation.
👉 Pour tout savoir sur les conditions, le calcul et les démarches, consultez notre article détaillé sur le minimum vieillesse 2026.
En 2026, l'ASPA garantit un revenu minimum de 1 043,59 € par mois pour une personne seule et de 1 620,18 € pour un couple. L'allocation a été revalorisée de +0,9 % au 1er janvier 2026. Avantage majeur : l'ASPA est non imposable et exonérée de prélèvements sociaux (Contribution Sociale Généralisée, ou CSG). Le montant brut est donc égal au montant net perçu sur votre compte.
Solo Personne seule
ASPA maximum mensuel (brut = net)
1 043,59 €/mois
Plafond de ressources annuel
12 523,14 €/an
Duo Couple
ASPA maximum mensuel (brut = net)
1 620,18 €/mois
Plafond de ressources annuel
19 442,21 €/an
L'ASPA est une aide différentielle : elle complète vos revenus existants pour atteindre le plafond. Si vous percevez déjà 700 € de retraite, l'ASPA versera la différence, soit 343,59 €.
Quatre conditions doivent être réunies :
- avoir au moins 65 ans (ou dès l'âge légal de départ à la retraite en cas d'inaptitude au travail ou d'incapacité d'au moins 50 %),
- résider en France au moins 9 mois par an,
- ne pas dépasser les plafonds de ressources,
- et — pour les étrangers hors UE — détenir un titre de séjour autorisant à travailler depuis au moins 10 ans.
Il est aussi possible de cumuler l'ASPA avec des revenus d'activité. Un abattement s'applique sur les revenus professionnels des trois derniers mois : 1 640,73 € pour une personne seule et 2 734,55 € pour un couple en 2026. Tant que vos revenus professionnels trimestriels ne dépassent pas ces seuils, ils ne sont pas comptabilisés dans le calcul. Au-delà, seule la fraction excédentaire réduit l'allocation.
👉 Pour tout savoir sur les conditions, le calcul et les démarches, consultez notre article détaillé sur le minimum vieillesse 2026.
Le minimum garanti : l'équivalent pour les fonctionnaires
Les fonctionnaires titulaires relèvent d'un dispositif propre : le minimum garanti. En 2026, son montant maximum atteint 1 366,35 € brut par mois pour 40 ans de services ou plus (revalorisé de +0,9 %). Le calcul est dégressif en dessous de 40 ans : un agent ayant 30 ans de service perçoit environ 1 298 €, et un agent à 15 ans de service environ 786 €.
Son attribution est automatique, via le Service des Retraites de l'État (SRE) ou la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL), la caisse de retraite des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers. Les agents contractuels, eux, relèvent du minimum contributif comme les salariés du privé. Plus de détails sur le site du Service des Retraites de l'État.
Son attribution est automatique, via le Service des Retraites de l'État (SRE) ou la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL), la caisse de retraite des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers. Les agents contractuels, eux, relèvent du minimum contributif comme les salariés du privé. Plus de détails sur le site du Service des Retraites de l'État.
Le tableau comparatif des trois dispositifs
MiCo Salariés / Indépendants
Montant mensuel (base / majoré)
756,29 € / 903,93 € brut
Montant net estimé (taux réduit)
≈ 724 € / ≈ 865 € net
Condition principale
Taux plein obligatoire
Cumulable avec l'ASPA
Oui, si total pensions < 1 043 €
Récupérable sur succession
NON
ASPA Tous profils (sous conditions)
Montant mensuel (seul / couple)
1 043,59 € / 1 620,18 €
Montant net
Brut = net (exonérée)
Condition principale
65 ans + plafond ressources
Cumulable avec le MiCo
Oui, si total pensions < plafond
Récupérable sur succession
OUI (au-delà de 108 586 €)
Garanti Fonctionnaires titulaires
Montant mensuel maximum
1 366,35 € (40 ans de services)
Condition principale
Taux plein + titulaire
Cumulable avec l'ASPA
Oui, si total pensions < 1 043 €
Récupérable sur succession
NON
La ligne « récupérable sur succession » est le point décisif que beaucoup ignorent. Le minimum contributif et le minimum garanti font partie de votre pension : ils vous appartiennent définitivement, sans aucune contrepartie. L'ASPA, en revanche, est une avance de solidarité que l'État peut réclamer après votre décès dans certaines conditions.
Trois profils, trois résultats : combien toucherez-vous
Pour bien comprendre ce que chaque dispositif représente concrètement, voici ce que trois retraités aux parcours différents touchent réellement en 2026 — en brut et en net.
- Profil 1 — Carrière complète au Smic : Françoise, ancienne aide-soignante
- Profil 2 — Carrière incomplète : Bernard, ancien ouvrier avec des trous de carrière
- Profil 3 — Jamais travaillé : Monique, ancienne femme au foyer
Le piège méconnu : récupération sur succession
C'est la différence la plus lourde de conséquences entre ces dispositifs, et la moins connue. Le minimum contributif n'est pas récupérable sur succession. Le minimum garanti non plus. Seule l'ASPA l'est.
Concrètement, au décès d'un bénéficiaire de l'ASPA, les sommes versées peuvent être récupérées sur sa succession si l'actif net successoral (le patrimoine du défunt après déduction de ses dettes et frais) dépasse 108 586,14 € en métropole ou 150 000 € dans les départements d'outre-mer.
En dessous de ces seuils, les héritiers ne remboursent rien. Au-dessus, la récupération est plafonnée à 8 463,42 € par an de versement pour une personne seule et 11 322,77 € pour un couple. Elle ne peut jamais excéder le montant total effectivement versé.
C'est cette crainte de la récupération qui explique que, selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), près d'un retraité éligible sur deux ne demande pas l'ASPA. Pourtant, pour la grande majorité des bénéficiaires dont le patrimoine est modeste, aucune somme ne sera réclamée. Un retraité locataire sans patrimoine immobilier n'a strictement rien à craindre.
En revanche, si vous avez droit au minimum contributif, vous n'avez pas cette question à vous poser. Le MiCo fait partie de votre pension de retraite : il vous appartient définitivement, et vos héritiers n'auront jamais rien à rembourser. C'est pourquoi il est crucial de savoir précisément de quel dispositif vous relevez avant de faire — ou de ne pas faire — votre demande. Plus d'informations sur les conditions de l'ASPA sur le site service-public.gouv.fr.
Concrètement, au décès d'un bénéficiaire de l'ASPA, les sommes versées peuvent être récupérées sur sa succession si l'actif net successoral (le patrimoine du défunt après déduction de ses dettes et frais) dépasse 108 586,14 € en métropole ou 150 000 € dans les départements d'outre-mer.
En dessous de ces seuils, les héritiers ne remboursent rien. Au-dessus, la récupération est plafonnée à 8 463,42 € par an de versement pour une personne seule et 11 322,77 € pour un couple. Elle ne peut jamais excéder le montant total effectivement versé.
C'est cette crainte de la récupération qui explique que, selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), près d'un retraité éligible sur deux ne demande pas l'ASPA. Pourtant, pour la grande majorité des bénéficiaires dont le patrimoine est modeste, aucune somme ne sera réclamée. Un retraité locataire sans patrimoine immobilier n'a strictement rien à craindre.
En revanche, si vous avez droit au minimum contributif, vous n'avez pas cette question à vous poser. Le MiCo fait partie de votre pension de retraite : il vous appartient définitivement, et vos héritiers n'auront jamais rien à rembourser. C'est pourquoi il est crucial de savoir précisément de quel dispositif vous relevez avant de faire — ou de ne pas faire — votre demande. Plus d'informations sur les conditions de l'ASPA sur le site service-public.gouv.fr.
Combien en net ? Ce que vous percevrez réellement
Les montants indiqués ci-dessus sont exprimés en brut. Or, les pensions de retraite sont soumises à des prélèvements sociaux — principalement la CSG (Contribution Sociale Généralisée), la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) et la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l'Autonomie). Le taux appliqué dépend de votre Revenu Fiscal de Référence (RFR), le montant qui figure sur votre avis d'imposition.
Pour les bénéficiaires du minimum contributif, dont les revenus sont par définition modestes, deux cas sont les plus fréquents :
Pour l'ASPA, la question ne se pose pas : elle est totalement exonérée de CSG, CRDS et CASA. Le montant brut est le montant net.
👉 Ces montants nets sont indicatifs et peuvent varier légèrement selon votre situation fiscale. Vous pouvez vérifier votre taux de CSG sur le site de l'Assurance retraite, qui propose un simulateur dédié.
Pour les bénéficiaires du minimum contributif, dont les revenus sont par définition modestes, deux cas sont les plus fréquents :
- Exonération totale (RFR 2024 inférieur à 13 048 € pour une personne seule) : aucun prélèvement, le brut est égal au net.
- Taux réduit (RFR entre 13 048 € et 17 057 € pour une personne seule) : CSG à 3,8 % + CRDS à 0,5 %, soit 4,3 % de prélèvements.
Exonéré RFR très modeste
MiCo majoré net/mois
903,93 € (0 % de prélèvements)
ASPA personne seule net/mois
1 043,59 € (toujours exonérée)
Taux réduit 4,3 % de prélèvements
MiCo majoré net/mois
≈ 865 €
MiCo de base net/mois
≈ 724 €
👉 Ces montants nets sont indicatifs et peuvent varier légèrement selon votre situation fiscale. Vous pouvez vérifier votre taux de CSG sur le site de l'Assurance retraite, qui propose un simulateur dédié.
Les démarches à effectuer
Le MiCo et le minimum garanti sont attribués automatiquement lors de la liquidation (la mise en paiement) de votre retraite. Aucune démarche spécifique n'est nécessaire. Mais il est essentiel de vérifier votre relevé de carrière avant le départ, car des trimestres oubliés peuvent vous faire perdre le bénéfice du MiCo majoré ou du minimum garanti complet. Vous pouvez vérifier votre situation sur le site de l'Assurance retraite.
Pour l'ASPA, la demande doit être faite auprès de votre caisse de retraite principale. Il faut fournir une pièce d'identité, un justificatif de domicile, votre dernier avis d'imposition et les relevés de ressources des trois derniers mois. Le versement débute le mois suivant la réception du dossier complet. Le délai de traitement est de 4 à 8 semaines en moyenne. Si vous ne percevez aucune pension, adressez-vous à votre mairie ou au CCAS de votre commune.
Pour l'ASPA, la demande doit être faite auprès de votre caisse de retraite principale. Il faut fournir une pièce d'identité, un justificatif de domicile, votre dernier avis d'imposition et les relevés de ressources des trois derniers mois. Le versement débute le mois suivant la réception du dossier complet. Le délai de traitement est de 4 à 8 semaines en moyenne. Si vous ne percevez aucune pension, adressez-vous à votre mairie ou au CCAS de votre commune.
Vos questions les plus fréquentes sur le minimum retraite
Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur le minimum retraite en France en 2026.
👉 Quel est le montant minimum de retraite net par mois en 2026 ?
Le montant dépend du dispositif. Le minimum contributif majoré est de 903,93 € brut, soit environ 865 € net au taux réduit de prélèvements sociaux (4,3 %), ou 903,93 € net en cas d'exonération totale. L'ASPA garantit 1 043,59 € net par mois pour une personne seule (brut = net, car exonérée de prélèvements).
👉 Peut-on toucher un minimum retraite sans avoir jamais travaillé ?
Oui. L'ASPA est accessible même sans aucune cotisation préalable. Il faut avoir au moins 65 ans, résider en France au moins 9 mois par an et ne pas dépasser les plafonds de ressources (12 523,14 €/an pour une personne seule). Le minimum contributif, en revanche, exige d'avoir cotisé et obtenu le taux plein.
👉 Peut-on cumuler le minimum contributif et l'ASPA ?
Oui, si le total de vos pensions (MiCo inclus) reste inférieur au plafond ASPA de 1 043,59 € par mois. L'ASPA viendra compléter vos pensions pour atteindre ce seuil. Mais attention : la part ASPA sera récupérable sur succession, pas la part MiCo.
👉 Le minimum contributif est-il imposable ?
Oui. Le MiCo fait partie de votre pension de retraite. Il est donc soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS), sauf si votre Revenu Fiscal de Référence est suffisamment bas pour bénéficier d'une exonération. L'ASPA, elle, n'est ni imposable ni soumise à la CSG.
👉 Quel minimum retraite pour une femme au foyer ?
Une femme au foyer n'ayant jamais travaillé peut bénéficier de l'ASPA à partir de 65 ans : jusqu'à 1 043,59 € net par mois si elle vit seule. Si elle a été affiliée à l'Assurance Vieillesse des Parents au Foyer (AVPF) pendant qu'elle élevait ses enfants, elle a pu accumuler des trimestres de retraite et pourrait bénéficier d'une petite pension de base, éventuellement relevée par le MiCo. La pension de réversion (54 % de la retraite de base du conjoint décédé) est également accessible sans avoir jamais travaillé.
👉 L'ASPA est-elle toujours récupérable sur succession ?
Oui, mais uniquement si l'actif net de la succession dépasse 108 586,14 € en métropole (ou 150 000 € en outre-mer). En dessous, les héritiers ne remboursent rien. Au-dessus, la récupération est plafonnée à 8 463,42 € par an de versement pour une personne seule. Un retraité locataire sans patrimoine n'a rien à craindre.
👉 Faut-il faire une demande pour le minimum contributif ?
Non. Le MiCo est attribué automatiquement par votre caisse de retraite lors de la liquidation de votre pension, sans aucune démarche. L'ASPA, en revanche, doit être demandée explicitement. Si vous ne la demandez pas, elle ne vous sera pas versée.
👉 Quel minimum retraite avec une carrière incomplète ?
Avec une carrière incomplète, le MiCo est calculé au prorata de vos trimestres. Par exemple, avec 130 trimestres validés sur 170 requis, le MiCo de base sera de 756,29 × 130/170 = 578,34 € brut. Si le total de vos pensions reste faible, vous pouvez demander l'ASPA en complément pour atteindre 1 043,59 €.
👉 Quel est le montant minimum de retraite net par mois en 2026 ?
Le montant dépend du dispositif. Le minimum contributif majoré est de 903,93 € brut, soit environ 865 € net au taux réduit de prélèvements sociaux (4,3 %), ou 903,93 € net en cas d'exonération totale. L'ASPA garantit 1 043,59 € net par mois pour une personne seule (brut = net, car exonérée de prélèvements).
👉 Peut-on toucher un minimum retraite sans avoir jamais travaillé ?
Oui. L'ASPA est accessible même sans aucune cotisation préalable. Il faut avoir au moins 65 ans, résider en France au moins 9 mois par an et ne pas dépasser les plafonds de ressources (12 523,14 €/an pour une personne seule). Le minimum contributif, en revanche, exige d'avoir cotisé et obtenu le taux plein.
👉 Peut-on cumuler le minimum contributif et l'ASPA ?
Oui, si le total de vos pensions (MiCo inclus) reste inférieur au plafond ASPA de 1 043,59 € par mois. L'ASPA viendra compléter vos pensions pour atteindre ce seuil. Mais attention : la part ASPA sera récupérable sur succession, pas la part MiCo.
👉 Le minimum contributif est-il imposable ?
Oui. Le MiCo fait partie de votre pension de retraite. Il est donc soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS), sauf si votre Revenu Fiscal de Référence est suffisamment bas pour bénéficier d'une exonération. L'ASPA, elle, n'est ni imposable ni soumise à la CSG.
👉 Quel minimum retraite pour une femme au foyer ?
Une femme au foyer n'ayant jamais travaillé peut bénéficier de l'ASPA à partir de 65 ans : jusqu'à 1 043,59 € net par mois si elle vit seule. Si elle a été affiliée à l'Assurance Vieillesse des Parents au Foyer (AVPF) pendant qu'elle élevait ses enfants, elle a pu accumuler des trimestres de retraite et pourrait bénéficier d'une petite pension de base, éventuellement relevée par le MiCo. La pension de réversion (54 % de la retraite de base du conjoint décédé) est également accessible sans avoir jamais travaillé.
👉 L'ASPA est-elle toujours récupérable sur succession ?
Oui, mais uniquement si l'actif net de la succession dépasse 108 586,14 € en métropole (ou 150 000 € en outre-mer). En dessous, les héritiers ne remboursent rien. Au-dessus, la récupération est plafonnée à 8 463,42 € par an de versement pour une personne seule. Un retraité locataire sans patrimoine n'a rien à craindre.
👉 Faut-il faire une demande pour le minimum contributif ?
Non. Le MiCo est attribué automatiquement par votre caisse de retraite lors de la liquidation de votre pension, sans aucune démarche. L'ASPA, en revanche, doit être demandée explicitement. Si vous ne la demandez pas, elle ne vous sera pas versée.
👉 Quel minimum retraite avec une carrière incomplète ?
Avec une carrière incomplète, le MiCo est calculé au prorata de vos trimestres. Par exemple, avec 130 trimestres validés sur 170 requis, le MiCo de base sera de 756,29 × 130/170 = 578,34 € brut. Si le total de vos pensions reste faible, vous pouvez demander l'ASPA en complément pour atteindre 1 043,59 €.
Sources :
- Service-public.gouv.fr, Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), mis à jour le 1er janvier 2026
- Service-public.gouv.fr, Pensions de retraite : quel est le montant du minimum contributif en 2026, février 2026
- Ministère du Travail, Ce qui change pour le travail et l'emploi au 1er janvier 2026, janvier 2026
- Legifrance, Article L.351-10 du Code de la sécurité sociale (minimum contributif)
- CNRACL, Minimum garanti, mis à jour le 1er janvier 2026
- Service des Retraites de l'État, Le minimum garanti, 2026
- Assurance retraite, Les prélèvements sociaux, 2026
- CFDT Retraités, Exonération de la CSG en 2026 pour les retraités, décembre 2025
- Service-public.gouv.fr, Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), mis à jour le 1er janvier 2026
- Service-public.gouv.fr, Pensions de retraite : quel est le montant du minimum contributif en 2026, février 2026
- Ministère du Travail, Ce qui change pour le travail et l'emploi au 1er janvier 2026, janvier 2026
- Legifrance, Article L.351-10 du Code de la sécurité sociale (minimum contributif)
- CNRACL, Minimum garanti, mis à jour le 1er janvier 2026
- Service des Retraites de l'État, Le minimum garanti, 2026
- Assurance retraite, Les prélèvements sociaux, 2026
- CFDT Retraités, Exonération de la CSG en 2026 pour les retraités, décembre 2025


