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Article publié le 17/10/2018 à 05:44 | Lu 1555 fois

Ostéoporose : une campagne décalée pour sensibiliser à cette maladie osseuse

À l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre l’ostéoporose qui se tiendra le 20 octobre prochain, l’association de patients AFLAR et le GRIO – deux acteurs de la lutte contre l’ostéoporose –unissent leurs forces pour sensibiliser les patients et le grand public à cette maladie osseuse qui touche les seniors.


L’ostéoporose est une maladie sous diagnostiquée et sous traitée ; avant leur hospitalisation pour fracture, seuls 3% des patients s’étaient vus prescrire une ostéodensitométrie osseuse et seulement 12% d’entre eux avaient bénéficié d’un traitement pour ostéoporose.
 
Sous-diagnostiquée, cette pathologie est également sous-traitée : après une hospitalisation pour fracture, 51% des patients ne revoient aucun médecin dans le mois qui suit et seuls 15% des patients font l’objet d’un traitement pour l’ostéoporose avec pour conséquences, la ré-hospitalisation pour rechute de 29% d’entre eux.   
 
Dans ce contexte et afin de faire reculer cette maladie osseuse silencieuse jusqu’au jour… Une campagne d’affichage est actuellement déployée au sein des pharmacies françaises et amplifiée sur les réseaux sociaux grâce à un hashtag dédié #osteoporoserelevonsnous. L’idée étant de faire parler de cette pathologie pour favoriser le dépistage !
 
Rappelons que la première fracture par fragilité osseuse apparaît généralement entre 50 et 60 ans ; c’est jeune ! Une fracture qui n’est pas banale ! « Quand on tombe de sa hauteur, on ne devrait pas se casser. C’est pourquoi, il est capital que les patientes concernées alertent leur médecin car c’est peut-être une ostéoporose qui doit être prise en charge », expliquent le Dr Laurent Grange et le Pr Bernard Cortet.
 
En France, en 2010, on a recensé près de 393.000 fractures (dont plus des deux-tiers (68%) chez la femme) dont 90.000 fractures du col du fémur, 56.000 des vertèbres, 56.000 du poignet et 191.000 autres fractures touchant notamment le bassin, les côtes, l’humérus, le tibia-péroné, la clavicule, l’omoplate ou encore le sternum. La plupart d’entre elles sont la conséquence d’une fragilité osseuse.
 
Selon un nouveau rapport de l’IOF (International Osteoporosis Foundation) qui sera disponible le 20 octobre prochain et faisant l’état des lieux de l’évolution du taux de fracture dans six pays européens (France, Italie, Espagne, Royaume-Uni, Suède et Allemagne), on estime à + 24% le nombre de fractures en France liées à l’ostéoporose en 2030 par rapport à 2017.
 
Ce rapport montre également que plus des trois-quarts (77%) des femmes et pratiquement les deux-tiers (64%) des hommes de plus de 50 ans en France ne reçoivent pas de traitements adaptés pour leur ostéoporose.
 
Touchant principalement trois à quatre millions de Françaises et au moins un million de Français, l’ostéoporose se traduit par une perte progressive de la quantité et de la qualité des os, qui s’accélère au moment des bouleversements hormonaux de la ménopause chez la femme. Bien loin d’être le banal et inéluctable vieillissement de l’os, l’ostéoporose est donc une vraie maladie aux conséquences pouvant être dramatiques !
 
« Dès la ménopause, il est essentiel que chaque femme se pose la question de son risque face à l’ostéoporose et en parle à son médecin », explique le Pr Bernard Cortet. Elle peut également calculer elle-même son risque individuel face à l’ostéoporose grâce aux tests et auto-questionnaires disponibles
notamment sur le site du GRIO afin de favoriser un dépistage précoce avant la première fracture et une meilleure prise en charge de la maladie.
 
Rappelons que l’ostéodensitométrie permet de poser un diagnostic de manière simple et indolore pour mettre en place un suivi et un traitement adapté rappellent les associations. Cet examen mesure la quantité de calcium présent dans l’os : moins il y en a, plus l’os est fragile. Ce qui peut révéler une ostéoporose.





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