Ce que la fiche d'information du service public autorise actuellement pour un chat, un chien ou un furet
La fiche d'information F33426 établit une distinction entre les animaux de compagnie et les animaux d'élevage.
Pour un chat, un chien ou un furet, elle autorise l'enfouissement dans le jardin conformément au règlement européen n° 1069/2009, sans préciser de poids, de distance ni de profondeur. Elle ajoute toutefois une réserve qui modifie cette règle : « Le propriétaire de l'animal mort doit toutefois prendre connaissance du règlement sanitaire départemental, qui peut imposer des règles spécifiques. » Ces règlements sanitaires départementaux (RSD) sont des arrêtés préfectoraux propres à chaque département et peuvent être consultés à la mairie.
La deuxième option est la crémation : la dépouille est confiée à un vétérinaire ou à un crématorium pour animaux dans les 48 heures suivant le décès, soit dans le cadre d'une crémation collective (sans restitution des cendres), soit dans le cadre d'une crémation individuelle (avec restitution des cendres). La troisième option est un cimetière pour animaux, qui est payant.
Trois règles s'appliquent quel que soit le choix effectué :
Pour un chat, un chien ou un furet, elle autorise l'enfouissement dans le jardin conformément au règlement européen n° 1069/2009, sans préciser de poids, de distance ni de profondeur. Elle ajoute toutefois une réserve qui modifie cette règle : « Le propriétaire de l'animal mort doit toutefois prendre connaissance du règlement sanitaire départemental, qui peut imposer des règles spécifiques. » Ces règlements sanitaires départementaux (RSD) sont des arrêtés préfectoraux propres à chaque département et peuvent être consultés à la mairie.
La deuxième option est la crémation : la dépouille est confiée à un vétérinaire ou à un crématorium pour animaux dans les 48 heures suivant le décès, soit dans le cadre d'une crémation collective (sans restitution des cendres), soit dans le cadre d'une crémation individuelle (avec restitution des cendres). La troisième option est un cimetière pour animaux, qui est payant.
Trois règles s'appliquent quel que soit le choix effectué :
- il est interdit de jeter les restes dans une poubelle, dans les égouts ou dans tout autre lieu, sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 3 750 € (article L228-5 du Code rural) ;
- il est interdit de placer une urne dans un caveau familial destiné aux humains ;
- et le décès doit être déclaré au registre national d'identification I-CAD. Pour un cheval, un poney ou un âne, la fiche propose de choisir entre la crémation et l'équarrissage, qui doivent être demandés dans les 48 heures.
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Pourquoi le Code rural ne parle-t-il plus d'enterrer son chien depuis 2016 ?
Jusqu'au 31 décembre 2015, une ligne du Code rural autorisait noir sur blanc à enterrer un animal familier. C'était l'article L226-4, en vigueur depuis 2006. Il renvoyait à un arrêté du ministre de l'Agriculture le soin de fixer où et comment. Le texte lui-même ne donnait aucun chiffre : ni poids maximal, ni distance, ni profondeur.
Cet article a disparu au 1er janvier 2016. Une ordonnance du 4 juin 2015 l'a supprimé pour aligner le droit français sur le règlement européen, qui traitait déjà la question. Rien n'a été écrit à la place. La suppression n'a donc pas créé d'interdiction : elle a laissé un vide.
Ce qui reste dans ce chapitre du Code rural ne concerne plus que l'équarrissage, c'est-à-dire le ramassage des animaux d'élevage morts et des déchets d'origine animale. Vous n'y trouverez plus une ligne sur le chat enterré au fond du jardin, ni une distance, ni une profondeur.
La question se règle désormais à deux endroits, et deux seulement : le règlement européen, qui autorise le propriétaire à enterrer son animal familier chez lui, et le règlement sanitaire de votre département, qui dit à quelles conditions. C'est exactement ce que répète la fiche du service public.
Cet article a disparu au 1er janvier 2016. Une ordonnance du 4 juin 2015 l'a supprimé pour aligner le droit français sur le règlement européen, qui traitait déjà la question. Rien n'a été écrit à la place. La suppression n'a donc pas créé d'interdiction : elle a laissé un vide.
Ce qui reste dans ce chapitre du Code rural ne concerne plus que l'équarrissage, c'est-à-dire le ramassage des animaux d'élevage morts et des déchets d'origine animale. Vous n'y trouverez plus une ligne sur le chat enterré au fond du jardin, ni une distance, ni une profondeur.
La question se règle désormais à deux endroits, et deux seulement : le règlement européen, qui autorise le propriétaire à enterrer son animal familier chez lui, et le règlement sanitaire de votre département, qui dit à quelles conditions. C'est exactement ce que répète la fiche du service public.
D'où proviennent ces chiffres de 40 kg, 35 mètres et 1,20 m, et qu'en reste-t-il d'un texte à l'autre ?
Ces trois chiffres sont considérés comme une norme nationale, bien qu'ils n'aient ni la même origine ni la même valeur.
Ces 40 kg proviennent de l'équarrissage. L'article L226-1 réserve le service public de l'équarrissage aux cadavres ou lots de cadavres d'animaux d'élevage de plus de 40 kg morts en exploitation agricole outre-mer, ainsi qu'aux catégories fixées par décret pour lesquelles l'intervention de l'État est jugée nécessaire ; l'article 98 du règlement sanitaire départemental du Calvados impose au détenteur d'un ou plusieurs animaux morts pesant au total plus de 40 kg d'avertir l'équarrisseur autorisé. Aucun de ces textes ne fixe cette limite pour l'inhumation dans un jardin.
La limite de 35 mètres provient du RSD, et non du Code rural. Le RSD du Calvados, un arrêté préfectoral du 14 janvier 1981 dont la version consolidée date de mars 2011, interdit le dépôt de cadavres sur la voie publique, dans les ordures ménagères, dans les bois, les mares ou les rivières, et interdit de les enfouir, là où l'enfouissement est autorisé, à moins de 35 mètres des habitations, des puits, des sources et des périmètres de protection des captages d'eau potable. Cette exigence de distance n'a pas disparu en 2016 : elle figure toujours dans les RSD qui la prévoient. Elle n'a en revanche jamais été inscrite dans l'article L226-4.
Les 1,20 m n'apparaissent nulle part : aucun de ces textes ne fixe de profondeur. À Paris, en revanche, l'article 98 de l'arrêté du 20 novembre 1979 portant règlement sanitaire du département de Paris, toujours en vigueur, interdit l'enfouissement des cadavres d'animaux en tout lieu et confie leur enlèvement au service spécialisé de la Préfecture de police.
Ces 40 kg proviennent de l'équarrissage. L'article L226-1 réserve le service public de l'équarrissage aux cadavres ou lots de cadavres d'animaux d'élevage de plus de 40 kg morts en exploitation agricole outre-mer, ainsi qu'aux catégories fixées par décret pour lesquelles l'intervention de l'État est jugée nécessaire ; l'article 98 du règlement sanitaire départemental du Calvados impose au détenteur d'un ou plusieurs animaux morts pesant au total plus de 40 kg d'avertir l'équarrisseur autorisé. Aucun de ces textes ne fixe cette limite pour l'inhumation dans un jardin.
La limite de 35 mètres provient du RSD, et non du Code rural. Le RSD du Calvados, un arrêté préfectoral du 14 janvier 1981 dont la version consolidée date de mars 2011, interdit le dépôt de cadavres sur la voie publique, dans les ordures ménagères, dans les bois, les mares ou les rivières, et interdit de les enfouir, là où l'enfouissement est autorisé, à moins de 35 mètres des habitations, des puits, des sources et des périmètres de protection des captages d'eau potable. Cette exigence de distance n'a pas disparu en 2016 : elle figure toujours dans les RSD qui la prévoient. Elle n'a en revanche jamais été inscrite dans l'article L226-4.
Les 1,20 m n'apparaissent nulle part : aucun de ces textes ne fixe de profondeur. À Paris, en revanche, l'article 98 de l'arrêté du 20 novembre 1979 portant règlement sanitaire du département de Paris, toujours en vigueur, interdit l'enfouissement des cadavres d'animaux en tout lieu et confie leur enlèvement au service spécialisé de la Préfecture de police.
Crémation, cendres et amendes : quelles sont les règles applicables quel que soit le département ?
Conformément à la fiche F33426, la dépouille doit être remise à un vétérinaire ou à un crématorium pour animaux dans les 48 heures suivant le décès ; seule la crémation individuelle permet la restitution des cendres.
Les cendres peuvent être conservées à domicile, dispersées dans votre jardin ou en pleine nature, en évitant les voies et parcs publics et les champs de culture, ou inhumées dans un cimetière pour animaux de compagnie.
L'urne ne peut pas être placée dans un caveau familial situé dans un cimetière réservé à l'inhumation des humains, une restriction qui concerne également les personnes souhaitant être enterrées avec leur animal de compagnie.
Seule l'inhumation dans les jardins varie selon les départements, et c'est là que les interprétations divergent. Le règlement n° 1069/2009 classe ces cadavres dans la catégorie 1, et l'abrogation de l'article L226-4 a parfois été interprétée comme une interdiction totale. La fiche d'information du service public, vérifiée le 3 septembre 2026, maintient la possibilité d'enterrer les chats, les chiens et les furets sous réserve du RSD : il s'agit de la fiche administrative en vigueur qui décrit la législation applicable.
La même fiche n'est pourtant pas univoque. Son encadré d'avertissement final, rédigé pour les animaux de grande taille, affirme qu'« il est également interdit d'enterrer soi-même un animal, notamment dans son jardin », l'inverse exact de sa branche consacrée aux chats, chiens et furets, qui précise de son côté que le propriétaire qui enterre son animal dans son jardin ne s'expose pas à une amende. Le lecteur qui ouvre la fiche tombe sur les deux phrases. C'est donc bien le règlement sanitaire de votre département qui tranche, et lui seul.
Les cendres peuvent être conservées à domicile, dispersées dans votre jardin ou en pleine nature, en évitant les voies et parcs publics et les champs de culture, ou inhumées dans un cimetière pour animaux de compagnie.
L'urne ne peut pas être placée dans un caveau familial situé dans un cimetière réservé à l'inhumation des humains, une restriction qui concerne également les personnes souhaitant être enterrées avec leur animal de compagnie.
Seule l'inhumation dans les jardins varie selon les départements, et c'est là que les interprétations divergent. Le règlement n° 1069/2009 classe ces cadavres dans la catégorie 1, et l'abrogation de l'article L226-4 a parfois été interprétée comme une interdiction totale. La fiche d'information du service public, vérifiée le 3 septembre 2026, maintient la possibilité d'enterrer les chats, les chiens et les furets sous réserve du RSD : il s'agit de la fiche administrative en vigueur qui décrit la législation applicable.
La même fiche n'est pourtant pas univoque. Son encadré d'avertissement final, rédigé pour les animaux de grande taille, affirme qu'« il est également interdit d'enterrer soi-même un animal, notamment dans son jardin », l'inverse exact de sa branche consacrée aux chats, chiens et furets, qui précise de son côté que le propriétaire qui enterre son animal dans son jardin ne s'expose pas à une amende. Le lecteur qui ouvre la fiche tombe sur les deux phrases. C'est donc bien le règlement sanitaire de votre département qui tranche, et lui seul.
Les plaques funéraires pour animaux de compagnie : des cimetières pour animaux aux jardins
Selon les chiffres clés publiés par la FACCO à partir du baromètre FACCO-Odoxa 2025-2026, la France compte 73,4 millions d'animaux de compagnie, dont 16,6 millions de chats et 9,6 millions de chiens. Dans le détail, 39 % des Français possèdent un chat et 28 % un chien.
La possession d'un chien suit l'habitat et l'âge : 36 % des ruraux en ont un, contre 25 % des habitants des grandes villes et 22 % dans l'agglomération parisienne, et le taux descend à 16 % chez les 65 ans et plus.
La plaque funéraire pour animal est utilisable dans les trois cas mentionnés par la fiche d'information :
La possession d'un chien suit l'habitat et l'âge : 36 % des ruraux en ont un, contre 25 % des habitants des grandes villes et 22 % dans l'agglomération parisienne, et le taux descend à 16 % chez les 65 ans et plus.
La plaque funéraire pour animal est utilisable dans les trois cas mentionnés par la fiche d'information :
- sur une tombe dans un cimetière pour animaux de compagnie, dont la fiche service-public rappelle qu'il en existe peu et que le service y est payant,
- dans le jardin lorsque le RSD l'autorise, ou
- près d'une urne conservée à domicile.
Ce que vous devez encore vérifier auprès de votre mairie
Ce qui devait être une règle nationale est devenu une exigence locale. Avant d'enterrer un animal dans votre jardin, vous devez vérifier trois points :
Deux départements, deux règles : alors qu'une distance de 35 mètres par rapport aux habitations est exigée dans le Calvados, la pratique est interdite à Paris.
- la section de votre RSD (règlement sanitaire départemental) consacrée aux cadavres d'animaux, disponible à la mairie ou à la préfecture ;
- la distance requise, le cas échéant, par rapport aux habitations, aux puits et aux sources ; et
- l'existence d'une interdiction totale, comme à Paris.
Questions fréquentes
Peut-on enterrer son chien ou son chat dans son jardin ?
Oui, pour un chat, un chien ou un furet, selon la fiche d'information F33426 disponible sur service-public.gouv.fr, sous réserve du règlement sanitaire de votre département.
Combien de temps faut-il pour incinérer la dépouille de votre animal et que deviennent les cendres ?
La dépouille doit être confiée à un vétérinaire ou à un crématorium pour animaux dans les 48 heures suivant le décès. Les cendres, qui ne peuvent être obtenues qu'à l'issue d'une crémation individuelle, peuvent être conservées à domicile, dispersées dans le jardin ou dans la nature, ou encore inhumées dans un cimetière pour animaux ; elles ne doivent en aucun cas être placées dans un caveau familial destiné aux humains.
Devez-vous déclarer le décès de votre animal de compagnie ?
Oui : selon la fiche du service public, tout décès doit être déclaré au fichier national d'identification I-CAD. Le fait de jeter une dépouille dans une poubelle, dans les égouts ou dans tout autre endroit est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 3 750 €.





