Ce que la vague de juin a déjà déclenché
Pendant la canicule de juin 2026, la plateforme Solalie a enregistré 30 % de demandes de placement en plus en résidence ou en EHPAD. Le chiffre a été révélé par BFMTV le 3 juillet.
La vague avait duré du 17 au 30 juin, avec 72 départements en vigilance rouge au pic. Elle a laissé les familles face à une évidence : le maintien à domicile ne tenait qu'à un fil.
Dix jours plus tard, sept départements du sud repassent en vigilance orange. Le pic de cette seconde vague est attendu vers le 10 juillet.
La vague avait duré du 17 au 30 juin, avec 72 départements en vigilance rouge au pic. Elle a laissé les familles face à une évidence : le maintien à domicile ne tenait qu'à un fil.
Dix jours plus tard, sept départements du sud repassent en vigilance orange. Le pic de cette seconde vague est attendu vers le 10 juillet.
Pourquoi l'aide à domicile s'effondre en juillet
Le paradoxe est brutal. Le gouvernement affirme vouloir développer le maintien à domicile comme alternative à l'EHPAD.
Sauf que depuis le 1er juillet, la facture de ce maintien vient d'augmenter pour 348 000 retraités. Un décret publié en avril a relevé de 70 à 80 ans le seuil d'exonération des cotisations patronales pour l'emploi d'une aide à domicile.
Résultat : une hausse de 15 % du coût horaire, soit environ 124 euros de plus par mois pour 9 heures d'aide hebdomadaire. La Fepem estime que cette hausse entraînera une diminution de 12 % du volume d'heures déclarées.
Certaines familles vont donc réduire les passages de l'aide à domicile au moment précis où leur parent en a le plus besoin. Le calcul est simple : moins d'heures déclarées, moins de passages, moins de surveillance.
À ce surcoût s'ajoute la pénurie structurelle du secteur.
L'Union nationale de l'aide à domicile recense 60 000 postes non pourvus en France. En juillet, les congés d'été aggravent des effectifs déjà insuffisants, notamment en zone rurale et sur le pourtour méditerranéen. Le virage domiciliaire fonctionne en mode dégradé précisément quand la chaleur exige un accompagnement renforcé.
Sauf que depuis le 1er juillet, la facture de ce maintien vient d'augmenter pour 348 000 retraités. Un décret publié en avril a relevé de 70 à 80 ans le seuil d'exonération des cotisations patronales pour l'emploi d'une aide à domicile.
Résultat : une hausse de 15 % du coût horaire, soit environ 124 euros de plus par mois pour 9 heures d'aide hebdomadaire. La Fepem estime que cette hausse entraînera une diminution de 12 % du volume d'heures déclarées.
Certaines familles vont donc réduire les passages de l'aide à domicile au moment précis où leur parent en a le plus besoin. Le calcul est simple : moins d'heures déclarées, moins de passages, moins de surveillance.
À ce surcoût s'ajoute la pénurie structurelle du secteur.
L'Union nationale de l'aide à domicile recense 60 000 postes non pourvus en France. En juillet, les congés d'été aggravent des effectifs déjà insuffisants, notamment en zone rurale et sur le pourtour méditerranéen. Le virage domiciliaire fonctionne en mode dégradé précisément quand la chaleur exige un accompagnement renforcé.
L'hébergement temporaire : 90 jours en EHPAD sans admission définitive
Entre rester à domicile sans filet et entrer définitivement en EHPAD, il existe un dispositif que la plupart des familles ignorent : l'hébergement temporaire.
Le principe est simple. Votre parent est accueilli en EHPAD, en résidence autonomie ou en accueil familial pour une durée limitée, puis rentre chez lui.
La loi autorise jusqu'à 90 jours par an, fractionnables. Trois à six semaines suffisent pour passer un pic caniculaire dans un environnement climatisé et surveillé.
La démarche passe par le formulaire national ViaTrajectoire Grand Âge (CERFA 14732). Le dossier peut être envoyé simultanément à plusieurs établissements. Élargissez le rayon de recherche à 30 ou 40 kilomètres autour du domicile au lieu des 10 kilomètres habituels : les places disponibles se trouvent souvent dans des EHPAD ruraux climatisés.
Le tarif hébergement tourne autour de 60 à 90 euros par jour. Si votre parent bénéficie de l'APA à domicile, son plan d'aide peut financer tout ou partie du séjour. En complément, l'enveloppe de répit de l'APA permet de débloquer jusqu'à 583,52 euros par an au-delà du plafond habituel. La condition : que l'aidant soit reconnu indispensable par l'équipe médico-sociale du département.
Le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr détaille les aides mobilisables et propose un annuaire des établissements par département.
Autre circuit méconnu : le HTSH (hébergement temporaire en sortie d'hospitalisation), financé par l'ARS. Si votre parent passe par les urgences cet été, sa sortie peut ouvrir une place financée jusqu'à 30 jours, avec un reste à charge moyen de 20€ lié à l'hébergement dans la plupart des régions.
Le principe est simple. Votre parent est accueilli en EHPAD, en résidence autonomie ou en accueil familial pour une durée limitée, puis rentre chez lui.
La loi autorise jusqu'à 90 jours par an, fractionnables. Trois à six semaines suffisent pour passer un pic caniculaire dans un environnement climatisé et surveillé.
La démarche passe par le formulaire national ViaTrajectoire Grand Âge (CERFA 14732). Le dossier peut être envoyé simultanément à plusieurs établissements. Élargissez le rayon de recherche à 30 ou 40 kilomètres autour du domicile au lieu des 10 kilomètres habituels : les places disponibles se trouvent souvent dans des EHPAD ruraux climatisés.
Le tarif hébergement tourne autour de 60 à 90 euros par jour. Si votre parent bénéficie de l'APA à domicile, son plan d'aide peut financer tout ou partie du séjour. En complément, l'enveloppe de répit de l'APA permet de débloquer jusqu'à 583,52 euros par an au-delà du plafond habituel. La condition : que l'aidant soit reconnu indispensable par l'équipe médico-sociale du département.
Le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr détaille les aides mobilisables et propose un annuaire des établissements par département.
Autre circuit méconnu : le HTSH (hébergement temporaire en sortie d'hospitalisation), financé par l'ARS. Si votre parent passe par les urgences cet été, sa sortie peut ouvrir une place financée jusqu'à 30 jours, avec un reste à charge moyen de 20€ lié à l'hébergement dans la plupart des régions.
Les trois appels à passer cette semaine
Le premier appel est pour le service autonomie de votre conseil départemental. Ce service gère l'APA et oriente vers les places d'hébergement temporaire disponibles. Pendant les épisodes de canicule, il active une cellule de coordination avec les EHPAD partenaires et l'ARS. Demandez explicitement la cellule canicule : c'est elle qui connaît les places libres en temps réel.
Le deuxième est pour le DAC (dispositif d'appui à la coordination), un service public gratuit financé par l'ARS. Le DAC peut organiser en quelques jours l'ensemble du parcours : médecin traitant, aide à domicile, EHPAD temporaire, suivi du retour à domicile.
Le troisième est le numéro vert Canicule Info Service : 0 800 06 66 66, appel gratuit, du lundi au samedi de 9 h à 19 h. Les opérateurs orientent vers les ressources locales.
Si votre parent est inscrit au registre communal de sa mairie, les agents municipaux sont censés le contacter en période d'alerte. S'il ne l'est pas, l'inscription reste possible en appelant le CCAS de sa commune.
Le deuxième est pour le DAC (dispositif d'appui à la coordination), un service public gratuit financé par l'ARS. Le DAC peut organiser en quelques jours l'ensemble du parcours : médecin traitant, aide à domicile, EHPAD temporaire, suivi du retour à domicile.
Le troisième est le numéro vert Canicule Info Service : 0 800 06 66 66, appel gratuit, du lundi au samedi de 9 h à 19 h. Les opérateurs orientent vers les ressources locales.
Si votre parent est inscrit au registre communal de sa mairie, les agents municipaux sont censés le contacter en période d'alerte. S'il ne l'est pas, l'inscription reste possible en appelant le CCAS de sa commune.
Les signes qui doivent vous faire décrocher le téléphone
Votre parent vous dit que tout va bien. Cependant, la chaleur altère le jugement avant le corps. Une confusion inhabituelle, une somnolence en journée, un refus de manger ou de boire depuis plus de 24 heures sont des signaux qui justifient un appel au médecin traitant ou au 15.
Chez les personnes sous traitement diurétique ou antihypertenseur, le risque de déshydratation sévère est multiplié. Quand votre parent dit qu'il n'a pas soif, ce n'est pas rassurant.
Chez les personnes sous traitement diurétique ou antihypertenseur, le risque de déshydratation sévère est multiplié. Quand votre parent dit qu'il n'a pas soif, ce n'est pas rassurant.
Pourquoi la seconde vague frappe plus fort que la première
La première vague a duré quatorze jours. Les corps n'ont eu que six jours de répit avant que les températures remontent.
La fatigue thermique fonctionne par accumulation : chaque épisode érode les réserves physiologiques sans que le temps de récupération suffise. Les nuits au-dessus de 25 °C empêchent le corps de se régénérer.
Trois quarts des décès liés à la chaleur en 2025 concernaient des personnes de plus de 75 ans, selon Santé publique France. La majorité ont eu lieu à domicile, pas en EHPAD.
Attendre que la seconde vague passe pour agir revient à parier que votre parent tiendra. L'hébergement temporaire existe pour éviter ce pari.
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