Une cliente sceptique récupère son colis sur le comptoir d'un point relais - Illustration générée par IA
Le geste qui trahit toutes les arnaques
Toutes les arnaques recensées sur les places de marché commencent par le même mouvement : faire sortir la transaction du cadre de la plateforme.
Un acheteur qui propose de régler « directement » pour éviter les frais, un vendeur qui envoie un lien de paiement par SMS : le décor change, et avec lui toutes vos protections légales. Le ministère de l'Économie est net sur ce point : refusez les moyens de paiement « alternatifs » et tout règlement proposé directement à un livreur.
Un acheteur qui propose de régler « directement » pour éviter les frais, un vendeur qui envoie un lien de paiement par SMS : le décor change, et avec lui toutes vos protections légales. Le ministère de l'Économie est net sur ce point : refusez les moyens de paiement « alternatifs » et tout règlement proposé directement à un livreur.
Côté acheteur, la trop belle affaire doit vous alerter : elle reste l'appât numéro un
La deuxième mécanique est celle de l'appât : une annonce affiche un prix nettement inférieur à la valeur du marché, les photos sont soignées, la description convaincante.
Bercy est explicite sur ce point : les escrocs baissent volontairement le prix de certains articles pour attirer l'acheteur et lui vendre des produits défectueux ou des contrefaçons.
Deux vérifications suffisent à trancher. Un comparateur de prix mesure l'écart en quelques secondes, et la lecture attentive de l'annonce révèle souvent une description sommaire ou des photos qui ne correspondent pas au texte.
Sur les produits de marque bradés, les signes classiques de la contrefaçon sont l'emballage non scellé et le logo mal imprimé. Pour un appareil électronique, l'absence du marquage « CE » ou d'une certification obligatoire suffit à écarter l'annonce. Certaines catégories, enfin, n'ont rien à faire sur une place de marché. Les médicaments, les armes et les produits chimiques y sont interdits à la vente. Une annonce qui en propose est donc illicite par nature, quel que soit le sérieux apparent du vendeur. Ce point vaut aussi pour les fausses annonces de location qui circulent l'été.
Bercy est explicite sur ce point : les escrocs baissent volontairement le prix de certains articles pour attirer l'acheteur et lui vendre des produits défectueux ou des contrefaçons.
Deux vérifications suffisent à trancher. Un comparateur de prix mesure l'écart en quelques secondes, et la lecture attentive de l'annonce révèle souvent une description sommaire ou des photos qui ne correspondent pas au texte.
Sur les produits de marque bradés, les signes classiques de la contrefaçon sont l'emballage non scellé et le logo mal imprimé. Pour un appareil électronique, l'absence du marquage « CE » ou d'une certification obligatoire suffit à écarter l'annonce. Certaines catégories, enfin, n'ont rien à faire sur une place de marché. Les médicaments, les armes et les produits chimiques y sont interdits à la vente. Une annonce qui en propose est donc illicite par nature, quel que soit le sérieux apparent du vendeur. Ce point vaut aussi pour les fausses annonces de location qui circulent l'été.
Côté vendeur, le faux message de paiement qui vide le compte
Vendre une commode, un vélo ou un téléphone sur une place de marché expose à un piège plus discret que l'achat.
Vous croyez recevoir un paiement, vous recevez en réalité un message qui imite celui de la plateforme.
Le procédé porte un nom : l'hameçonnage. Et il domine très largement les autres.
Selon le rapport d'activité 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, l'hameçonnage représente près de 33 % des demandes d'assistance des particuliers, en hausse de 71 % en un an. Le dispositif a traité un peu plus de 504 000 demandes sur l'année, dont 93 % émanaient de particuliers.
Rapportées à l'année, ces proportions correspondent à environ 424 particuliers par jour qui cherchent de l'aide après une tentative d'hameçonnage, soit un toutes les trois minutes et demie. Un ordre de grandeur qui aide à mesurer ce qui se joue derrière un simple lien reçu par SMS.
Sur une marketplace, le scénario est toujours le même. L'acheteur annonce avoir payé, un courriel ou un SMS confirme l'opération, et il ne reste qu'à cliquer pour « débloquer » les fonds ou « valider » l'expédition. Le lien mène à une page qui reproduit l'apparence du site, où vos coordonnées bancaires sont saisies de votre plein gré. Le colis part, l'argent n'arrive jamais, et le compte se vide.
La règle posée par Bercy ne souffre pas d'exception : ne répondez pas aux messages qui réclament des codes de vérification ou les informations de votre compte, adresse et mot de passe compris. Les mêmes réflexes valent pour les variantes repérées sur Leboncoin.
Vous croyez recevoir un paiement, vous recevez en réalité un message qui imite celui de la plateforme.
Le procédé porte un nom : l'hameçonnage. Et il domine très largement les autres.
Selon le rapport d'activité 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, l'hameçonnage représente près de 33 % des demandes d'assistance des particuliers, en hausse de 71 % en un an. Le dispositif a traité un peu plus de 504 000 demandes sur l'année, dont 93 % émanaient de particuliers.
Rapportées à l'année, ces proportions correspondent à environ 424 particuliers par jour qui cherchent de l'aide après une tentative d'hameçonnage, soit un toutes les trois minutes et demie. Un ordre de grandeur qui aide à mesurer ce qui se joue derrière un simple lien reçu par SMS.
Sur une marketplace, le scénario est toujours le même. L'acheteur annonce avoir payé, un courriel ou un SMS confirme l'opération, et il ne reste qu'à cliquer pour « débloquer » les fonds ou « valider » l'expédition. Le lien mène à une page qui reproduit l'apparence du site, où vos coordonnées bancaires sont saisies de votre plein gré. Le colis part, l'argent n'arrive jamais, et le compte se vide.
La règle posée par Bercy ne souffre pas d'exception : ne répondez pas aux messages qui réclament des codes de vérification ou les informations de votre compte, adresse et mot de passe compris. Les mêmes réflexes valent pour les variantes repérées sur Leboncoin.
Le paiement sécurisé de la plateforme, et rien d'autre
Le paiement sécurisé proposé par la plateforme reste la seule voie fiable quand la remise en main propre est impossible.
Leboncoin et Amazon disposent chacun de leur dispositif de protection de l'acheteur. Tout ce qui s'en écarte doit alerter. Les faux mandats cash et les liens de paiement frauduleux figurent noir sur blanc parmi les procédés signalés par le ministère.
Sur les biens de valeur, la vigilance porte sur l'acompte. Aucune somme ne devrait être versée pour une location, une voiture ou un meuble avant d'avoir vérifié que le bien existe réellement.
L'arnaque au trop-perçu relève de la même famille. Un acheteur vous règle une somme supérieure au prix convenu, s'excuse de l'erreur et réclame le remboursement de la différence, avant que le versement initial ne soit annulé par la banque.
Un dernier réflexe, technique celui-là, tient en un coup d'œil. La présence du protocole HTTPS, matérialisée par le cadenas dans la barre d'adresse, conditionne la sécurisation de vos données bancaires sur la page où vous les saisissez.
Et la facture ou le bon de commande, exigée à chaque transaction, reste la pièce qui rendra possible un retour ou l'activation d'une garantie.
Leboncoin et Amazon disposent chacun de leur dispositif de protection de l'acheteur. Tout ce qui s'en écarte doit alerter. Les faux mandats cash et les liens de paiement frauduleux figurent noir sur blanc parmi les procédés signalés par le ministère.
Sur les biens de valeur, la vigilance porte sur l'acompte. Aucune somme ne devrait être versée pour une location, une voiture ou un meuble avant d'avoir vérifié que le bien existe réellement.
L'arnaque au trop-perçu relève de la même famille. Un acheteur vous règle une somme supérieure au prix convenu, s'excuse de l'erreur et réclame le remboursement de la différence, avant que le versement initial ne soit annulé par la banque.
Un dernier réflexe, technique celui-là, tient en un coup d'œil. La présence du protocole HTTPS, matérialisée par le cadenas dans la barre d'adresse, conditionne la sécurisation de vos données bancaires sur la page où vous les saisissez.
Et la facture ou le bon de commande, exigée à chaque transaction, reste la pièce qui rendra possible un retour ou l'activation d'une garantie.
Lire le profil avant, signaler après
Avant de vous engager, le profil de votre interlocuteur se lit en une minute : ancienneté du compte, historique des ventes, note, nombre de commentaires, autres annonces publiées.
Rien n'interdit non plus de chercher hors de la plateforme. Une requête sur le nom du vendeur fait souvent remonter des avis plus francs que ceux affichés sur la fiche. Face à un vendeur professionnel, le nom et l'adresse de l'entreprise sont des informations nécessaires, et sa localisation compte : installée hors de France ou hors de l'Union européenne, vos recours en cas de litige ne seront généralement pas les mêmes.
Les conditions générales d'utilisation méritent aussi un passage, car elles varient d'une plateforme à l'autre et déterminent les recours dont vous disposerez auprès d'elle. Les conditions de retour relèvent du même examen : certaines places de marché les simplifient, d'autres les rendent nettement plus lourdes.
Au moindre signe suspect en cours de transaction, la marche à suivre tient en trois gestes : annuler immédiatement, cesser toute communication avec l'autre partie, signaler l'annonce ou la personne.
Le signalement se fait ensuite sur signal.conso.gouv.fr, la plateforme gérée par la DGCCRF, et l'assistance aux victimes sur cybermalveillance.gouv.fr. L'ensemble de ces conseils figure dans la fiche publiée par le ministère de l'Économie.
Rien n'interdit non plus de chercher hors de la plateforme. Une requête sur le nom du vendeur fait souvent remonter des avis plus francs que ceux affichés sur la fiche. Face à un vendeur professionnel, le nom et l'adresse de l'entreprise sont des informations nécessaires, et sa localisation compte : installée hors de France ou hors de l'Union européenne, vos recours en cas de litige ne seront généralement pas les mêmes.
Les conditions générales d'utilisation méritent aussi un passage, car elles varient d'une plateforme à l'autre et déterminent les recours dont vous disposerez auprès d'elle. Les conditions de retour relèvent du même examen : certaines places de marché les simplifient, d'autres les rendent nettement plus lourdes.
Au moindre signe suspect en cours de transaction, la marche à suivre tient en trois gestes : annuler immédiatement, cesser toute communication avec l'autre partie, signaler l'annonce ou la personne.
Le signalement se fait ensuite sur signal.conso.gouv.fr, la plateforme gérée par la DGCCRF, et l'assistance aux victimes sur cybermalveillance.gouv.fr. L'ensemble de ces conseils figure dans la fiche publiée par le ministère de l'Économie.

