Un sujet universel et poignant
Inspiré par la célèbre phrase de Montaigne sur son amitié avec La Boétie, le spectacle explore les liens complexes entre Maude, Alex et Simon, où se mêlent tendresse, humour et drame.
Le questionnement final -« Dire la vérité par amitié ou se taire par amour ? »- résonne avec une actualité intemporelle.
Le fond est là, solide et émouvant, et c’est une belle réussite pour une pièce qui ose mêler légèreté et profondeur.
Le questionnement final -« Dire la vérité par amitié ou se taire par amour ? »- résonne avec une actualité intemporelle.
Le fond est là, solide et émouvant, et c’est une belle réussite pour une pièce qui ose mêler légèreté et profondeur.
Une mise en scène en demi-teinte
La volonté de traiter un drame avec le rythme d’une comédie est ambitieuse, mais la mise en scène de David Basant peine parfois à trouver l’équilibre.
Les transitions entre les scènes comiques et les moments plus graves manquent parfois de fluidité, laissant le spectateur sur le fil entre rire et émotion.
Les intermèdes musicaux, en revanche, sont bien choisis : ils ponctuent habilement les temps forts et apportent une respiration bienvenue dans un texte dense.
Dommage que la scénographie, signée Alain Lagarde, bien que soignée, ne suffise pas toujours à dynamiser l’espace scénique, surtout dans les scènes à plusieurs personnages où l’on sent un léger essoufflement.
Les transitions entre les scènes comiques et les moments plus graves manquent parfois de fluidité, laissant le spectateur sur le fil entre rire et émotion.
Les intermèdes musicaux, en revanche, sont bien choisis : ils ponctuent habilement les temps forts et apportent une respiration bienvenue dans un texte dense.
Dommage que la scénographie, signée Alain Lagarde, bien que soignée, ne suffise pas toujours à dynamiser l’espace scénique, surtout dans les scènes à plusieurs personnages où l’on sent un léger essoufflement.
Des comédiens investis
Le quatuor d’acteurs -Alysson Paradis, Michaël Abiteboul, Mathieu Delarive et Manu Rui Silva- s’en donne à cœur joie pour porter la pièce.
Alysson Paradis, en Maude, apporte une présence chaleureuse et nuancée, tandis que Michaël Abiteboul et Manu Rui Silva (Simon et Alex) réussissent à incarner la complexité de leur amitié masculine, entre pudique tendresse et tensions refoulées. Mathieu Delarive, en Fred, apporte une touche de légèreté bienvenue.
On sent que les comédiens croient en leur texte. Leurs jeux, même s’ils frôlent parfois la surinterprétation pour compenser les longueurs du dialogue, restent engagés et convaincants.
Le public, conquis, a d’ailleurs réagi avec enthousiasme, riant aux éclats et s’émouvant aux moments clés.
Alysson Paradis, en Maude, apporte une présence chaleureuse et nuancée, tandis que Michaël Abiteboul et Manu Rui Silva (Simon et Alex) réussissent à incarner la complexité de leur amitié masculine, entre pudique tendresse et tensions refoulées. Mathieu Delarive, en Fred, apporte une touche de légèreté bienvenue.
On sent que les comédiens croient en leur texte. Leurs jeux, même s’ils frôlent parfois la surinterprétation pour compenser les longueurs du dialogue, restent engagés et convaincants.
Le public, conquis, a d’ailleurs réagi avec enthousiasme, riant aux éclats et s’émouvant aux moments clés.
Pour qui ?
Les amateurs des grands classiques apprécieront particulièrement les références culturelles (Montaigne, le vaudeville) et les thèmes universels abordés.
La pièce offre un moment de divertissement intelligent, où l’on rit des travers humains tout en réfléchissant à ses propres relations. Les intermèdes musicaux, comme évoqué, sont un vrai plus.
À voir pour : son sujet touchant, ses acteurs attachants et ses intermèdes musicaux réussis. Une pièce qui mérite le détour, portée par une distribution de qualité et une intention louable, même si la forme pourrait gagner en fluidité. Et vous, auriez-vous fait le choix de la vérité ou du silence ?
Alex Kiev
La pièce offre un moment de divertissement intelligent, où l’on rit des travers humains tout en réfléchissant à ses propres relations. Les intermèdes musicaux, comme évoqué, sont un vrai plus.
À voir pour : son sujet touchant, ses acteurs attachants et ses intermèdes musicaux réussis. Une pièce qui mérite le détour, portée par une distribution de qualité et une intention louable, même si la forme pourrait gagner en fluidité. Et vous, auriez-vous fait le choix de la vérité ou du silence ?
Alex Kiev


