Suite à la saisine du Conseil d'État par la CFTC et le collectif les Amis du Lundi, le caractère férié du lundi de Pentecôte a été réaffirmé et une précision a été ajoutée par le législateur : le lundi de Pentecôte serait par défaut cette journée non rémunérée. Le fractionnement de cette journée a ensuite été autorisé. Aujourd'hui, ce dispositif est maintenu : les salariés peuvent ne pas travailler le lundi de Pentecôte et prendre un jour de RTT ou effectuer 7 h supplémentaires dans l'année, non rémunérées au titre de la journée de solidarité.
Si la CFTC a toujours plaidé pour la mise en place de mesures pour répondre à la problématique du financement de la dépendance, elle estime que la journée dite de « solidarité » ne répond en rien aux problèmes du vieillissement de la population et de l'intégration des personnes handicapées.
Les positions de la CFTC
Une mesure inacceptable, injuste et discriminatoire
Tout travail mérite salaire. Dérogé à ce principe revient à dévaloriser la notion même de travail. Obliger les salariés à travailler gratuitement, cela ne s'était plus vu sur notre continent depuis la journée du parti en URSS. Étrange modèle.
Le principe de l'égalité devant l'impôt est totalement bafoué. La taxe sur un travail forcé présenté comme le moyen de financer le cinquième risque de la Sécurité sociale, fait peser ce nouvel impôt de manière quasi exclusive sur les salariés.
Pour quelles raisons un cardiologue, un rentier gagnant du loto ou un gros céréalier ne participe pas au financement de la dépendance, alors qu'une caissière de grande surface, disposant d'un faible revenu, se voit ponctionner d'une journée de travail ?
Quelle cohérence y a-t-il à demander à un salarié de la SNCF d'effectuer 2 minutes 52 secondes de travail supplémentaire par jour au titre de la journée de solidarité, et d'envisager parallèlement une journée de travail gratuite des salariés de l'AREP, filiale 100% de la cette même entreprise ?
La cohésion sociale mise à mal
Le lundi de Pentecôte, comme l'ensemble des jours fériés, appartient à tous les Français, et est utile à de nombreuses manifestations familiales, sportives, touristiques, culturelles ou religieuses.
- Sur le plan sportif, cette mesure touche de plein fouet les bénévoles des clubs amateurs de rugby, football, cyclisme, etc., qui depuis des générations, organisaient des tournois ou compétitions, permettant ainsi le brassage de la population française dans toute sa diversité.
- Sur le plan festif et culturel, la journée de solidarité affaiblit les fêtes de traditions (Moissac ; la Ferté Allais ; les Ducasses du Nord ; le festival des trains à vapeur de la Haute Somme ; les férias), mais aussi les festivals de théâtre, de musique (Tours ; Vivonne...)
- Sur le plan religieux, les trois jours de la Pentecôte sont l'occasion de nombreux pèlerinage et rassemblements.
À une époque où les occasions de combler la distance entre les personnes et les générations sont trop rares, le dictat Pentecôte travaillé participe à déliter le lien social.
Pour la CFTC, la suppression de ce repère commun cause un préjudice considérable à la cohésion sociale, en s'attaquant notamment à un temps fort de la vie familiale. Le préjudice est double : en plus de travailler une journée supplémentaire sans rémunération, certains salariés devront payer au tarif fort la garde de leurs enfants.
Une mauvaise réponse face à une vraie problématique
Face au vieillissement de la population et à l'augmentation du nombre de personnes dépendantes, de nouvelles ressources doivent être trouvées.
S'il est légitime de demander à chacun un effort financier pour assurer la prise en charge des personnes dépendantes, cet effort doit être équitablement réparti, en fonction des facultés contributives des personnes et non pas reposé quasi exclusivement sur les seuls salariés.
Quant à l'idée d'une seconde journée de travail forcé, évoquée par les groupes de travail planchant sur le financement de la dépendance, la CFTC s'y oppose formellement.
Si la CFTC a toujours plaidé pour la mise en place de mesures pour répondre à la problématique du financement de la dépendance, elle estime que la journée dite de « solidarité » ne répond en rien aux problèmes du vieillissement de la population et de l'intégration des personnes handicapées.
Les positions de la CFTC
Une mesure inacceptable, injuste et discriminatoire
Tout travail mérite salaire. Dérogé à ce principe revient à dévaloriser la notion même de travail. Obliger les salariés à travailler gratuitement, cela ne s'était plus vu sur notre continent depuis la journée du parti en URSS. Étrange modèle.
Le principe de l'égalité devant l'impôt est totalement bafoué. La taxe sur un travail forcé présenté comme le moyen de financer le cinquième risque de la Sécurité sociale, fait peser ce nouvel impôt de manière quasi exclusive sur les salariés.
Pour quelles raisons un cardiologue, un rentier gagnant du loto ou un gros céréalier ne participe pas au financement de la dépendance, alors qu'une caissière de grande surface, disposant d'un faible revenu, se voit ponctionner d'une journée de travail ?
Quelle cohérence y a-t-il à demander à un salarié de la SNCF d'effectuer 2 minutes 52 secondes de travail supplémentaire par jour au titre de la journée de solidarité, et d'envisager parallèlement une journée de travail gratuite des salariés de l'AREP, filiale 100% de la cette même entreprise ?
La cohésion sociale mise à mal
Le lundi de Pentecôte, comme l'ensemble des jours fériés, appartient à tous les Français, et est utile à de nombreuses manifestations familiales, sportives, touristiques, culturelles ou religieuses.
- Sur le plan sportif, cette mesure touche de plein fouet les bénévoles des clubs amateurs de rugby, football, cyclisme, etc., qui depuis des générations, organisaient des tournois ou compétitions, permettant ainsi le brassage de la population française dans toute sa diversité.
- Sur le plan festif et culturel, la journée de solidarité affaiblit les fêtes de traditions (Moissac ; la Ferté Allais ; les Ducasses du Nord ; le festival des trains à vapeur de la Haute Somme ; les férias), mais aussi les festivals de théâtre, de musique (Tours ; Vivonne...)
- Sur le plan religieux, les trois jours de la Pentecôte sont l'occasion de nombreux pèlerinage et rassemblements.
À une époque où les occasions de combler la distance entre les personnes et les générations sont trop rares, le dictat Pentecôte travaillé participe à déliter le lien social.
Pour la CFTC, la suppression de ce repère commun cause un préjudice considérable à la cohésion sociale, en s'attaquant notamment à un temps fort de la vie familiale. Le préjudice est double : en plus de travailler une journée supplémentaire sans rémunération, certains salariés devront payer au tarif fort la garde de leurs enfants.
Une mauvaise réponse face à une vraie problématique
Face au vieillissement de la population et à l'augmentation du nombre de personnes dépendantes, de nouvelles ressources doivent être trouvées.
S'il est légitime de demander à chacun un effort financier pour assurer la prise en charge des personnes dépendantes, cet effort doit être équitablement réparti, en fonction des facultés contributives des personnes et non pas reposé quasi exclusivement sur les seuls salariés.
Quant à l'idée d'une seconde journée de travail forcé, évoquée par les groupes de travail planchant sur le financement de la dépendance, la CFTC s'y oppose formellement.
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