Quand la surtaxe change tout
En 2023, 308 communes appliquaient une majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. En 2025, elles sont 1 628. Le chiffre a été multiplié par cinq en deux ans, et le mécanisme qui l'explique tient en une ligne : le décret du 25 août 2023 a élargi la liste des zones tendues de 1 152 à 3 690 communes éligibles.
Or cette éligibilité ne signifie rien tant que le conseil municipal ne vote pas la surtaxe. Et c'est exactement ce qui s'est passé, commune après commune, du littoral breton aux stations alpines. Chaque année, de nouvelles mairies franchissent le pas, car la mécanique budgétaire est implacable : la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales a creusé un trou dans leurs finances, et la surtaxe sur les résidences secondaires le comble.
Résultat : le produit de cette majoration a atteint 436 millions d'euros en 2024, soit 3,6 fois plus qu'en 2018 selon la Direction générale des collectivités locales.
Or cette éligibilité ne signifie rien tant que le conseil municipal ne vote pas la surtaxe. Et c'est exactement ce qui s'est passé, commune après commune, du littoral breton aux stations alpines. Chaque année, de nouvelles mairies franchissent le pas, car la mécanique budgétaire est implacable : la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales a creusé un trou dans leurs finances, et la surtaxe sur les résidences secondaires le comble.
Résultat : le produit de cette majoration a atteint 436 millions d'euros en 2024, soit 3,6 fois plus qu'en 2018 selon la Direction générale des collectivités locales.

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