Chaque année, depuis le choc de la canicule de 2003, à l’approche de l’été les mots d’ordre de vigilance et de sensibilisation se multiplient en faveur des personnes âgées et fragilisées.
Depuis la mise en place des plans canicules les dispositifs de prévention, et en premier lieu ceux des collectivités locales, se sont rodés.
Mais à Suresnes, la veille ne s’est pas arrêtée avec la fin du plan canicule. Cette année en effet, la ville a lancé un plan de lutte contre l’isolement qui doit permettre de repérer les personnes âgées souffrant de la solitude, de les suivre et de renforcer leurs liens sociaux.
La nécessité de ce plan est apparue au fil de la mise en œuvre des plans canicule. « D’année en année, nous avons constaté que les réflexes face à la chaleur étaient de mieux en mieux intégrés et que les personnes inscrites sur le registre du plan de canicule exprimaient plus une souffrance liée à la solitude et un vrai besoin de dialogue qu’une vraie crainte des fortes températures » explique Bénédicte Vignol, chef du service Personnes âgées.
Et l’analyse des besoins sociaux effectuée dans la ville en 2010 a confirmé cette problématique… « L’isolement subi est un processus de rupture sociale et de repli sur soi qui se creuse au fil du temps souvent silencieusement et coupe les personnes de l’environnement » précise encore Bénédicte Vignol. « Repérer l’isolement permet aussi de déceler de nombreuses autres problématiques : de santé physique ou psychique, de précarité financière, de logement inadapté etc.. En le rompant, on favorise un vieillissement en bonne santé morale et physique. C’est donc véritablement aujourd’hui un enjeu de société ».
Or, pour les personnes déjà repliées et solitaires, aller vers les autres exige un effort qu’elles ne sont plus en mesure de fournir. Mais ces situations de mal-être lié à la solitude échappent le plus souvent à l’action ordinaire des professionnels.
Pour être en mesure de prévenir et réparer ces isolements subis, un recensement a donc été engagé en 2012 par une chargée de mission recrutée à cette fin dans trois directions : identifier les personnes en isolement subi, dresser un état des actions existantes et identifier tous les partenaires susceptibles de relayer cette lutte contre l’isolement. A commencer par les bénévoles. En effet, le nombre d’aidants potentiels dans la tranche de 55 à 64 ans par personnes de plus de 85 ans ne cesse de baisser. Sans bénévoles, difficile de progresser et de proposer des rencontres, des visites à domicile ou l’accompagnement lors de sorties. Les jeunes retraités et les 18/25 ans, « parce qu’ils sont moins dans le rejet ou la projection de la vieillesse », relève Bénédicte Vignol sont tout particulièrement recherchés (une dizaine de volontaires se sont manifestés) dans une démarche de solidarité intergénérationnelle.
Depuis la mise en place des plans canicules les dispositifs de prévention, et en premier lieu ceux des collectivités locales, se sont rodés.
Mais à Suresnes, la veille ne s’est pas arrêtée avec la fin du plan canicule. Cette année en effet, la ville a lancé un plan de lutte contre l’isolement qui doit permettre de repérer les personnes âgées souffrant de la solitude, de les suivre et de renforcer leurs liens sociaux.
La nécessité de ce plan est apparue au fil de la mise en œuvre des plans canicule. « D’année en année, nous avons constaté que les réflexes face à la chaleur étaient de mieux en mieux intégrés et que les personnes inscrites sur le registre du plan de canicule exprimaient plus une souffrance liée à la solitude et un vrai besoin de dialogue qu’une vraie crainte des fortes températures » explique Bénédicte Vignol, chef du service Personnes âgées.
Et l’analyse des besoins sociaux effectuée dans la ville en 2010 a confirmé cette problématique… « L’isolement subi est un processus de rupture sociale et de repli sur soi qui se creuse au fil du temps souvent silencieusement et coupe les personnes de l’environnement » précise encore Bénédicte Vignol. « Repérer l’isolement permet aussi de déceler de nombreuses autres problématiques : de santé physique ou psychique, de précarité financière, de logement inadapté etc.. En le rompant, on favorise un vieillissement en bonne santé morale et physique. C’est donc véritablement aujourd’hui un enjeu de société ».
Or, pour les personnes déjà repliées et solitaires, aller vers les autres exige un effort qu’elles ne sont plus en mesure de fournir. Mais ces situations de mal-être lié à la solitude échappent le plus souvent à l’action ordinaire des professionnels.
Pour être en mesure de prévenir et réparer ces isolements subis, un recensement a donc été engagé en 2012 par une chargée de mission recrutée à cette fin dans trois directions : identifier les personnes en isolement subi, dresser un état des actions existantes et identifier tous les partenaires susceptibles de relayer cette lutte contre l’isolement. A commencer par les bénévoles. En effet, le nombre d’aidants potentiels dans la tranche de 55 à 64 ans par personnes de plus de 85 ans ne cesse de baisser. Sans bénévoles, difficile de progresser et de proposer des rencontres, des visites à domicile ou l’accompagnement lors de sorties. Les jeunes retraités et les 18/25 ans, « parce qu’ils sont moins dans le rejet ou la projection de la vieillesse », relève Bénédicte Vignol sont tout particulièrement recherchés (une dizaine de volontaires se sont manifestés) dans une démarche de solidarité intergénérationnelle.
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