La première précaution est d'
anticiper la date de départ. Un exploitant qui peut choisir entre un départ le 31 décembre et un départ le 2 janvier de l'année suivante a tout intérêt à fixer sa cessation d'activité avant le 1er janvier. Il évitera ainsi une année complète de cotisations sur l'année suivante.
Si le départ en cours d'année est inévitable, il faut demander un
entretien information retraite (EIR) auprès de sa caisse MSA, plusieurs mois avant la date souhaitée. Ce rendez-vous personnalisé et gratuit permet de faire le point sur les droits acquis et d'évaluer l'impact réel des cotisations résiduelles.
La demande de retraite elle-même doit être déposée via le service en ligne
Demander ma retraite, accessible depuis l'espace privé MSA ou sur
info-retraite.fr. Cette démarche unique couvre l'ensemble des régimes auxquels l'exploitant a cotisé.
Autre point à vérifier : les exploitants partant en retraite en
2026 ou 2027 bénéficient de la
réforme du calcul sur les 25 meilleures années. Un recalcul sera effectué en 2028, avec un montant de pension soit confirmé, soit revalorisé. Raison de plus pour ne pas laisser le poids des cotisations résiduelles amputer les premiers mois de retraite.
Enfin, en cas de difficulté de trésorerie, la MSA propose des
échéanciers de paiement et peut accorder une prise en charge partielle dans certaines situations de crise. La demande se fait directement auprès de sa caisse départementale.