Pour Reginald, Wilfred et Cissy, le choc est grand lorsqu’ils voient débarquer l’impétueuse Jean Horton, avec laquelle ils triomphaient sur les scènes internationales des années auparavant. L’ambition de Jean et son ego démesuré avaient alors ruiné leur amitié et mis un terme au mariage qui la liait à Reginald.
Malgré les vieilles blessures, Reginald, Wilfred et Cissy mettront tout en oeuvre pour convaincre Jean de reformer leur célèbre quatuor à l’occasion du gala annuel de Beecham House.
La genèse de ce film…
Quartet est d’abord une pièce, née sous la plume de Ronald Harwood en 1999. Les sujets qu’elle aborde, comme la capacité de l’art à illuminer l’existence, le poids de la vieillesse ou l’univers exaltant de la musique, ont trouvé un écho auprès du public et de l’acteur Tom Courtenay, ami de longue date de Ronald Harwood.
Le dramaturge se souvient : « Tom m’a appelé il y a cinq ou six ans pour me dire qu’il fallait faire de Quartet un film, et qu’il adorerait jouer Reggie ». Pour cette pièce, Ronald Harwood s’était inspiré du documentaire Le baiser de Tosca, du réalisateur suisse Daniel Schmid. Ce film de 1984 nous plonge dans le quotidien des résidents de la Casa di Riposo per Musicisti, fondée à Milan par Giuseppe Verdi en 1896.
Le compositeur était particulièrement fier de cette résidence, destinée à accueillir les « chanteurs âgés qui n’ont pas fait fortune, ou qui n’ont pas eu la présence d’esprit d’économiser lorsqu’ils étaient jeunes. Pauvres et chers compagnons de mon existence ! ». Maggie Smith avait déjà vu la pièce Quartet, mais c’est Dustin Hoffman qui lui a envoyé Le baiser du Tosca lorsqu’il s’est impliqué dans le projet. « C’est ce documentaire qui a donné envie à Dustin Hoffman de faire le film » explique l’actrice. « Ayant déjà vu la pièce, cela m’a vraiment donné envie de marier les deux, moi aussi ».
Une fois l’histoire adaptée sous forme de scénario, avec la possibilité d’avoir Tom Courtenay ainsi que Maggie Smith dans les rôles principaux, Ronald Harwood a soumis le projet à Headline Pictures. L’année suivante, la société a confié le scénario de Quartet à Finola Dwyler, productrice. Dustin Hoffman venait alors de tourner Last chance for love, avec le directeur de la photographie John de Borman, collaborateur régulier de Finola Dwyler, et les deux hommes étaient devenus amis. « Sur le tournage, je n’arrêtais pas de lui dire : Tu as fait tellement
de films sensationnels en tant qu’acteur ; il faut vraiment que tu passes à la réalisation » explique John de Borman.
Dustin Hoffman se souvient avoir appelé John de Borman pendant les vacances pour lui souhaiter une bonne année. « J’ai ajouté : Au fait, si tu tombes sur un scénario, pense à moi, j’adorerais réaliser un film, surtout ici, parce que j’adore Londres ». John de Borman a passé le message à Finola Dwyer, qui a tout de suite pensé à Dustin Hoffman pour s’attaquer au scénario de Ronald Harwood. « Je cherchais justement quelqu’un capable de donner vie au script » explique-t-elle, « quelqu’un qui percevrait comme moi ses qualités, mais qui pourrait aussi apporter quelque chose de nouveau au projet. Dustin avait l’âge des personnages de Quartet. Et le film est tellement un « film d’acteurs », j’ai tout de suite senti qu’il serait parfait pour lui ».
« J’ai lu le scénario dans un avion » se souvient Dustin Hoffman, « et quand je l’ai terminé, ma femme s’est tournée vers moi, m’a vu en pleurs et m’a demandé pourquoi je sanglotais. J’ai seulement dit : Il faut que tu le lises ! ». Dustin Hoffman a tout de suite été séduit par cette histoire pour les thèmes qu’elle aborde et sa vision optimiste de la vieillesse. « On dit que la vieillesse n’est pas une partie de plaisir. Quand votre corps prend de l’âge, vous devenez plus vulnérable, mais j’ai toujours pensé que votre âme peut continuer à s’épanouir. J’ai presque 75 ans, et je crois que si vous avez la chance de vivre aussi longtemps, trois choses peuvent arriver : soit vous grandissez, soit vous régressez, soit vous stagnez, ce qui revient selon moi à régresser. Mais c’est tout à fait possible de grandir ».
Malgré les vieilles blessures, Reginald, Wilfred et Cissy mettront tout en oeuvre pour convaincre Jean de reformer leur célèbre quatuor à l’occasion du gala annuel de Beecham House.
La genèse de ce film…
Quartet est d’abord une pièce, née sous la plume de Ronald Harwood en 1999. Les sujets qu’elle aborde, comme la capacité de l’art à illuminer l’existence, le poids de la vieillesse ou l’univers exaltant de la musique, ont trouvé un écho auprès du public et de l’acteur Tom Courtenay, ami de longue date de Ronald Harwood.
Le dramaturge se souvient : « Tom m’a appelé il y a cinq ou six ans pour me dire qu’il fallait faire de Quartet un film, et qu’il adorerait jouer Reggie ». Pour cette pièce, Ronald Harwood s’était inspiré du documentaire Le baiser de Tosca, du réalisateur suisse Daniel Schmid. Ce film de 1984 nous plonge dans le quotidien des résidents de la Casa di Riposo per Musicisti, fondée à Milan par Giuseppe Verdi en 1896.
Le compositeur était particulièrement fier de cette résidence, destinée à accueillir les « chanteurs âgés qui n’ont pas fait fortune, ou qui n’ont pas eu la présence d’esprit d’économiser lorsqu’ils étaient jeunes. Pauvres et chers compagnons de mon existence ! ». Maggie Smith avait déjà vu la pièce Quartet, mais c’est Dustin Hoffman qui lui a envoyé Le baiser du Tosca lorsqu’il s’est impliqué dans le projet. « C’est ce documentaire qui a donné envie à Dustin Hoffman de faire le film » explique l’actrice. « Ayant déjà vu la pièce, cela m’a vraiment donné envie de marier les deux, moi aussi ».
Une fois l’histoire adaptée sous forme de scénario, avec la possibilité d’avoir Tom Courtenay ainsi que Maggie Smith dans les rôles principaux, Ronald Harwood a soumis le projet à Headline Pictures. L’année suivante, la société a confié le scénario de Quartet à Finola Dwyler, productrice. Dustin Hoffman venait alors de tourner Last chance for love, avec le directeur de la photographie John de Borman, collaborateur régulier de Finola Dwyler, et les deux hommes étaient devenus amis. « Sur le tournage, je n’arrêtais pas de lui dire : Tu as fait tellement
de films sensationnels en tant qu’acteur ; il faut vraiment que tu passes à la réalisation » explique John de Borman.
Dustin Hoffman se souvient avoir appelé John de Borman pendant les vacances pour lui souhaiter une bonne année. « J’ai ajouté : Au fait, si tu tombes sur un scénario, pense à moi, j’adorerais réaliser un film, surtout ici, parce que j’adore Londres ». John de Borman a passé le message à Finola Dwyer, qui a tout de suite pensé à Dustin Hoffman pour s’attaquer au scénario de Ronald Harwood. « Je cherchais justement quelqu’un capable de donner vie au script » explique-t-elle, « quelqu’un qui percevrait comme moi ses qualités, mais qui pourrait aussi apporter quelque chose de nouveau au projet. Dustin avait l’âge des personnages de Quartet. Et le film est tellement un « film d’acteurs », j’ai tout de suite senti qu’il serait parfait pour lui ».
« J’ai lu le scénario dans un avion » se souvient Dustin Hoffman, « et quand je l’ai terminé, ma femme s’est tournée vers moi, m’a vu en pleurs et m’a demandé pourquoi je sanglotais. J’ai seulement dit : Il faut que tu le lises ! ». Dustin Hoffman a tout de suite été séduit par cette histoire pour les thèmes qu’elle aborde et sa vision optimiste de la vieillesse. « On dit que la vieillesse n’est pas une partie de plaisir. Quand votre corps prend de l’âge, vous devenez plus vulnérable, mais j’ai toujours pensé que votre âme peut continuer à s’épanouir. J’ai presque 75 ans, et je crois que si vous avez la chance de vivre aussi longtemps, trois choses peuvent arriver : soit vous grandissez, soit vous régressez, soit vous stagnez, ce qui revient selon moi à régresser. Mais c’est tout à fait possible de grandir ».




