Nouveau : Posez une question à votre IA !
Obtenez des précisions ou des analyses complémentaires sur cet article en un clic
Une femme senior utilise l'assistant IA Dis-moi Robert pour vérifier une règle de français © SeniorActu.com
Un assistant gratuit, sourcé, et sans aucune inscription !
Mardi 12 mai 2026, la maison d'édition Le Robert a annoncé le lancement de Dis-moi Robert, son premier agent conversationnel basé sur l'intelligence artificielle. Accessible directement depuis le site du dictionnaire, l'outil répond en langage naturel à vos questions sur la langue française.
C'est une grande première en France.
Aux États-Unis et au Royaume-Uni, plusieurs dictionnaires ont déjà déployé ce type d'assistant, mais aucun éditeur français n'avait encore franchi le pas. Larousse, son concurrent historique depuis 1905, n'a pour l'instant rien annoncé d'équivalent.
Trois choses distinguent Dis-moi Robert de ChatGPT ou Gemini, et qui parlent directement à notre lectorat :
Sur la langue française, où une formulation approximative peut envoyer votre courrier à la poubelle administrative, la fiabilité de la source change tout.
C'est une grande première en France.
Aux États-Unis et au Royaume-Uni, plusieurs dictionnaires ont déjà déployé ce type d'assistant, mais aucun éditeur français n'avait encore franchi le pas. Larousse, son concurrent historique depuis 1905, n'a pour l'instant rien annoncé d'équivalent.
Trois choses distinguent Dis-moi Robert de ChatGPT ou Gemini, et qui parlent directement à notre lectorat :
- L'outil est gratuit, sans inscription, sans abonnement, sans création de compte.
- Il ne puise que dans les données du dictionnaire Le Robert, donc dans des contenus rédigés et vérifiés par des lexicographes professionnels.
- Il vous dira franchement s'il ne sait pas, comme l'a confirmé à l'AFP Charles Bimbenet, directeur de la maison d'édition.
Sur la langue française, où une formulation approximative peut envoyer votre courrier à la poubelle administrative, la fiabilité de la source change tout.
Ce que Dis-moi Robert répond, concrètement
Géraldine Moinard, directrice de la rédaction des dictionnaires Le Robert, l'a expliqué à l'AFP : « Il s'agit d'une nouvelle façon d'explorer le français en s'adaptant aux usages. » Concrètement, vous tapez votre question comme vous la poseriez à un proche cultivé, et l'agent répond.
Quelques exemples livrés par Le Robert lui-même donnent le ton de ce qu'on peut demander :
Voilà le type de questions où le dictionnaire papier nous laisse souvent sur notre faim. La réponse existe, mais elle est noyée dans une entrée touffue qu'il faut décortiquer.
Un assistant qui formule directement la règle, exemple à l'appui, fait gagner cinq minutes à chaque fois. Et il les fait gagner sans qu'on ait à tomber sur une publicité ou une vidéo YouTube de 12 minutes pour obtenir la même information.
Quelques exemples livrés par Le Robert lui-même donnent le ton de ce qu'on peut demander :
- Quelle est la définition exacte d'« agrivoltaïsme » ?
- Comment écrit-on « tintamarre » ?
- Quel est le pluriel de « carnaval » ?
- Comment dit-on « spoiler » en bon français ?
Voilà le type de questions où le dictionnaire papier nous laisse souvent sur notre faim. La réponse existe, mais elle est noyée dans une entrée touffue qu'il faut décortiquer.
Un assistant qui formule directement la règle, exemple à l'appui, fait gagner cinq minutes à chaque fois. Et il les fait gagner sans qu'on ait à tomber sur une publicité ou une vidéo YouTube de 12 minutes pour obtenir la même information.
Pourquoi cet outil est taillé pour notre génération
Géraldine Moinard a beau insister que Dis-moi Robert s'adresse en priorité aux jeunes, c'est nous qui allons l'adopter le plus vite. Pour une raison simple : nous avons grandi avec le dictionnaire papier.
Notre génération a appris à lire avec le Petit Robert, à écrire avec le Bescherelle, à douter avec le Grevisse. Cette culture du doute orthographique est un trésor qui s'est perdu avec les correcteurs automatiques.
Sauf que le correcteur de Word ou de votre messagerie ne vous dira jamais pourquoi « ils se sont rendu compte » s'écrit sans accord. Il met juste un trait rouge sous votre faute, sans explication.
Dis-moi Robert, lui, explique la règle. Et c'est précisément ce que notre génération réclame.
Autre avantage que je peux confirmer comme votre serviteur : à 60 ans passés, on a moins de patience pour le brouillard ChatGPT. Quand on pose une question précise, on veut une réponse précise, et qu'elle vienne d'une source qu'on connaît.
Que la réponse vienne du Robert change radicalement notre rapport à l'outil. On n'est plus dans la science-fiction du chatbot omniscient, on est dans le prolongement naturel d'un usage qu'on connaît depuis l'école.
Notre génération a appris à lire avec le Petit Robert, à écrire avec le Bescherelle, à douter avec le Grevisse. Cette culture du doute orthographique est un trésor qui s'est perdu avec les correcteurs automatiques.
Sauf que le correcteur de Word ou de votre messagerie ne vous dira jamais pourquoi « ils se sont rendu compte » s'écrit sans accord. Il met juste un trait rouge sous votre faute, sans explication.
Dis-moi Robert, lui, explique la règle. Et c'est précisément ce que notre génération réclame.
Autre avantage que je peux confirmer comme votre serviteur : à 60 ans passés, on a moins de patience pour le brouillard ChatGPT. Quand on pose une question précise, on veut une réponse précise, et qu'elle vienne d'une source qu'on connaît.
Que la réponse vienne du Robert change radicalement notre rapport à l'outil. On n'est plus dans la science-fiction du chatbot omniscient, on est dans le prolongement naturel d'un usage qu'on connaît depuis l'école.
Quatre usages quotidiens que Dis-moi Robert transforme
Dans la vraie vie d'un lecteur de 60 ans, le dictionnaire sert tous les jours, mais pour des questions précises que les outils numériques actuels résolvent mal. Voici les quatre situations où Dis-moi Robert change la donne.
Dans chacun de ces quatre cas, le bénéfice n'est pas seulement la rapidité. C'est aussi le fait que la réponse vient avec son raisonnement.
Vous comprenez pourquoi telle règle s'applique, donc vous ne ferez plus l'erreur la prochaine fois. C'est ce que les pédagogues appellent l'apprentissage actif, et c'est exactement ce que le correcteur automatique nous a confisqué depuis 20 ans.
Dans chacun de ces quatre cas, le bénéfice n'est pas seulement la rapidité. C'est aussi le fait que la réponse vient avec son raisonnement.
Vous comprenez pourquoi telle règle s'applique, donc vous ne ferez plus l'erreur la prochaine fois. C'est ce que les pédagogues appellent l'apprentissage actif, et c'est exactement ce que le correcteur automatique nous a confisqué depuis 20 ans.
Une rupture stratégique pour Le Robert face à Larousse
Derrière le côté ludique du nom « Dis-moi Robert », il y a une décision industrielle réfléchie. Le Robert sort son assistant IA pile au moment où le Petit Robert édition 2027 fête les 60 ans du dictionnaire emblématique, disponible en librairie cette semaine.
Le timing n'est pas anodin. C'est une façon de dire que le papier et le numérique avancent ensemble, et non l'un contre l'autre.
Sauf que la maison d'édition assume aussi de prendre une longueur d'avance sur son concurrent direct. Larousse, présent sur le marché depuis 1905, n'a pour l'instant rien annoncé d'équivalent.
Les deux dictionnaires appartiennent à des géants de l'édition concurrents, Editis pour Le Robert et Hachette pour Larousse. Cette rivalité historique entre dans une nouvelle phase technologique, et c'est nous, lecteurs, qui en profitons les premiers.
Pour les usagers de notre génération, ce mouvement signifie autre chose. Les maisons d'édition françaises traditionnelles arrivent enfin sur un terrain où jusqu'à présent seuls les géants américains et chinois étaient présents, celui de l'IA conversationnelle grand public.
C'est une bonne nouvelle pour la souveraineté de notre langue. Et c'est une bonne nouvelle pour notre confort d'usage au quotidien.
Le timing n'est pas anodin. C'est une façon de dire que le papier et le numérique avancent ensemble, et non l'un contre l'autre.
Sauf que la maison d'édition assume aussi de prendre une longueur d'avance sur son concurrent direct. Larousse, présent sur le marché depuis 1905, n'a pour l'instant rien annoncé d'équivalent.
Les deux dictionnaires appartiennent à des géants de l'édition concurrents, Editis pour Le Robert et Hachette pour Larousse. Cette rivalité historique entre dans une nouvelle phase technologique, et c'est nous, lecteurs, qui en profitons les premiers.
Sur le même sujet :
Ces faux sites d'actualité qui ciblent les seniors : 15 millions de Français piégés chaque mois
Ces faux sites d'actualité qui ciblent les seniors : 15 millions de Français piégés chaque mois
Pour les usagers de notre génération, ce mouvement signifie autre chose. Les maisons d'édition françaises traditionnelles arrivent enfin sur un terrain où jusqu'à présent seuls les géants américains et chinois étaient présents, celui de l'IA conversationnelle grand public.
C'est une bonne nouvelle pour la souveraineté de notre langue. Et c'est une bonne nouvelle pour notre confort d'usage au quotidien.
Comment l'essayer dès aujourd'hui sans rien installer
La bonne nouvelle s'arrête là pour les complications techniques. L'assistant Dis-moi Robert se trouve directement à l'adresse dictionnaire.lerobert.com/assistant, sans application à télécharger, sans compte à créer.
Vous tapez l'adresse dans votre navigateur habituel (Chrome, Edge, Safari, Firefox), vous arrivez sur l'interface, vous posez votre question dans la zone de saisie.
La réponse apparaît en quelques secondes, en français, sans aucune publicité.
Bimbenet a confirmé à l'AFP que l'agent ne collecte pas les données personnelles des usagers à des fins commerciales, à la différence de la plupart des chatbots américains qui exploitent les questions posées pour entraîner leurs modèles. C'est un argument à peser sérieusement avant de basculer son usage du français vers ChatGPT, qui conserve vos conversations sur ses serveurs sauf paramétrage actif contraire.
L'outil reste limité aux questions de langue française, à savoir vocabulaire, orthographe, conjugaison, grammaire, synonymes et étymologie. Vous ne lui demanderez pas de rédiger un courrier complet ou de résumer un texte, ce n'est pas son métier.
Pour notre lectorat qui cherche un assistant fiable, gratuit, français et limité à un domaine clair, c'est précisément ce qui fait sa valeur. Reste à voir comment Le Robert fera évoluer l'outil et si Larousse choisira de répliquer ou d'attendre.
La prochaine bataille de la langue française se joue désormais sur le terrain de l'IA conversationnelle. Le Robert vient d'y poser la première pierre.
Vous tapez l'adresse dans votre navigateur habituel (Chrome, Edge, Safari, Firefox), vous arrivez sur l'interface, vous posez votre question dans la zone de saisie.
La réponse apparaît en quelques secondes, en français, sans aucune publicité.
Bimbenet a confirmé à l'AFP que l'agent ne collecte pas les données personnelles des usagers à des fins commerciales, à la différence de la plupart des chatbots américains qui exploitent les questions posées pour entraîner leurs modèles. C'est un argument à peser sérieusement avant de basculer son usage du français vers ChatGPT, qui conserve vos conversations sur ses serveurs sauf paramétrage actif contraire.
L'outil reste limité aux questions de langue française, à savoir vocabulaire, orthographe, conjugaison, grammaire, synonymes et étymologie. Vous ne lui demanderez pas de rédiger un courrier complet ou de résumer un texte, ce n'est pas son métier.
Pour notre lectorat qui cherche un assistant fiable, gratuit, français et limité à un domaine clair, c'est précisément ce qui fait sa valeur. Reste à voir comment Le Robert fera évoluer l'outil et si Larousse choisira de répliquer ou d'attendre.
La prochaine bataille de la langue française se joue désormais sur le terrain de l'IA conversationnelle. Le Robert vient d'y poser la première pierre.
Sources :
- Communiqué AFP du 12 mai 2026 reprenant les déclarations de Géraldine Moinard, directrice de la rédaction des dictionnaires Le Robert, et Charles Bimbenet, directeur de la maison d'édition
- France 24, « Dis-moi Robert, la nouvelle intelligence artificielle du dictionnaire Robert », 12 mai 2026
- Le Robert, page officielle de l'assistant Dis-moi Robert, dictionnaire.lerobert.com/assistant
- Le Petit Robert édition 2027 (60 ans, 65 000 mots, 350 000 définitions et exemples, 35 000 citations)
- Communiqué AFP du 12 mai 2026 reprenant les déclarations de Géraldine Moinard, directrice de la rédaction des dictionnaires Le Robert, et Charles Bimbenet, directeur de la maison d'édition
- France 24, « Dis-moi Robert, la nouvelle intelligence artificielle du dictionnaire Robert », 12 mai 2026
- Le Robert, page officielle de l'assistant Dis-moi Robert, dictionnaire.lerobert.com/assistant
- Le Petit Robert édition 2027 (60 ans, 65 000 mots, 350 000 définitions et exemples, 35 000 citations)

