Où passent ces 7,4 % de hausse
Votre chaudière est éteinte depuis deux mois. En juillet, vous ne consommez qu'un centième de votre budget annuel de gaz.
La Commission de régulation de l'énergie a pourtant publié le 10 juin une hausse de 7,4 % du prix repère, qui passe de 152,86 à 164,21 euros le mégawattheure TTC.
Impact annoncé sur la facture de juillet : 2,70 euros de plus. Un chiffre qui rassure, parce qu'il ne concerne qu'un mois où personne ne chauffe.
La Commission de régulation de l'énergie a pourtant publié le 10 juin une hausse de 7,4 % du prix repère, qui passe de 152,86 à 164,21 euros le mégawattheure TTC.
Impact annoncé sur la facture de juillet : 2,70 euros de plus. Un chiffre qui rassure, parce qu'il ne concerne qu'un mois où personne ne chauffe.
Deux hausses en une, et la seconde ne vient pas du marché
La hausse se décompose en deux postes que votre facture ne distingue pas. Le premier est le prix de la molécule de gaz, indexé sur les cours européens toujours sous tension depuis la fermeture du détroit d'Ormuz début 2026.
Le second porte un nom que personne ne prononce dans les offres commerciales : ATRD7. C'est le tarif d'utilisation des réseaux de distribution, fixé par la CRE et appliqué par GRDF sur l'ensemble du territoire.
Il couvre l'entretien des canalisations, le renouvellement des conduites, la sécurité du réseau. Au 1er juillet, il augmente de 5,87 %, selon la décision publiée par la CRE.
Cette année, un surcoût supplémentaire s'y greffe : la loi de finances pour 2026 a imposé une péréquation tarifaire nationale qui aligne les réseaux locaux sur la grille GRDF. L'abonnement annuel grimpe lui aussi, passant de 343,90 à 359,63 euros pour un foyer chauffé au gaz.
Le second porte un nom que personne ne prononce dans les offres commerciales : ATRD7. C'est le tarif d'utilisation des réseaux de distribution, fixé par la CRE et appliqué par GRDF sur l'ensemble du territoire.
Il couvre l'entretien des canalisations, le renouvellement des conduites, la sécurité du réseau. Au 1er juillet, il augmente de 5,87 %, selon la décision publiée par la CRE.
Cette année, un surcoût supplémentaire s'y greffe : la loi de finances pour 2026 a imposé une péréquation tarifaire nationale qui aligne les réseaux locaux sur la grille GRDF. L'abonnement annuel grimpe lui aussi, passant de 343,90 à 359,63 euros pour un foyer chauffé au gaz.
La ligne de votre facture que votre fournisseur ne contrôle pas
Quand un fournisseur vous vend un contrat à prix fixe, il gèle uniquement la part fourniture, c'est-à-dire le coût de la molécule qu'il achète en gros. La part réseau échappe à sa promesse : elle est réglementaire, fixée par l'État, et aucun fournisseur ne peut la bloquer pour vous.
Résultat : 40 % des abonnés résidentiels qui ont souscrit un prix fixe pour se protéger des hausses vont quand même voir leur facture augmenter d'environ 1,5 % au 1er juillet. Pour un foyer chauffé au gaz consommant 11 200 kilowattheures par an, le surcoût annuel sur la seule part réseau se situe entre 25 et 30 euros.
Ce n'est pas le prix du gaz qui monte dans leur cas. C'est le prix du tuyau.
La nuance est invisible en été. Quand la chaudière redémarrera en octobre, les 2,70 euros de juillet se transformeront en 15 à 20 euros de plus par mois pendant toute la saison de chauffe, si les cours se maintiennent. Le contrat à prix fixe aura tenu sa promesse sur la molécule, pas sur la facture totale.
Les abonnés des réseaux locaux à Strasbourg, Bordeaux ou Grenoble, qui relevaient de grilles séparées et souvent moins chères, sont également rattrapés par la péréquation nationale. Pour certains, le rattrapage dépasse les 5,87 % moyens.
Résultat : 40 % des abonnés résidentiels qui ont souscrit un prix fixe pour se protéger des hausses vont quand même voir leur facture augmenter d'environ 1,5 % au 1er juillet. Pour un foyer chauffé au gaz consommant 11 200 kilowattheures par an, le surcoût annuel sur la seule part réseau se situe entre 25 et 30 euros.
Ce n'est pas le prix du gaz qui monte dans leur cas. C'est le prix du tuyau.
La nuance est invisible en été. Quand la chaudière redémarrera en octobre, les 2,70 euros de juillet se transformeront en 15 à 20 euros de plus par mois pendant toute la saison de chauffe, si les cours se maintiennent. Le contrat à prix fixe aura tenu sa promesse sur la molécule, pas sur la facture totale.
Les abonnés des réseaux locaux à Strasbourg, Bordeaux ou Grenoble, qui relevaient de grilles séparées et souvent moins chères, sont également rattrapés par la péréquation nationale. Pour certains, le rattrapage dépasse les 5,87 % moyens.
1 789 euros par an : la facture que personne ne prononce
Au tarif de juillet, un foyer chauffé au gaz en zone GRDF paiera environ 1 789 euros sur l'année. C'est le niveau le plus élevé jamais enregistré depuis la création du prix repère en 2023. En deux ans, la même facture a bondi de 362 euros, soit plus de 25 %.
Pour un retraité dont la pension de base a été revalorisée de 0,9 % en janvier et dont la complémentaire Agirc-Arrco est gelée depuis fin 2024, l'écart entre le revenu et la dépense énergétique se creuse trimestre après trimestre sans que le système de revalorisation ne rattrape quoi que ce soit.
En été, la facture mensuelle tourne autour de 44 euros. Si les cours se maintiennent jusqu'à la saison de chauffe, elle pourrait approcher 300 euros sur le seul mois de janvier, voire davantage si les marchés repartent à la hausse d'ici là. L'été masque l'ampleur de ce qui vient.
Il faut toujours maintenir les conduites, inspecter les canalisations, sécuriser les branchements. Ces coûts sont répartis entre un nombre d'abonnés qui rétrécit, et chaque départ alourdit la note de ceux qui restent.
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Ce que vous pouvez encore vérifier avant le 1er juillet
Le piège se referme sur les foyers qui n'ont pas les moyens de changer de mode de chauffage : propriétaires modestes, locataires en immeuble collectif raccordé au gaz, retraités dont le logement date des années 1970. Ce sont eux qui resteront les derniers abonnés, et ce sont eux qui financeront seuls un réseau conçu pour deux fois plus de monde.
Trois vérifications restent possibles. Ouvrir votre contrat et repérer si votre offre est indexée ou à prix fixe, car dans le premier cas la totalité de la hausse vous touche, dans le second seule la part réseau augmente.
Comparer les offres sur le site du Médiateur national de l'énergie, seul comparateur public intégrant le nouveau tarif de distribution dans ses simulations. Et vérifier, si vous y êtes éligible, que le chèque énergie a bien été encaissé : son montant reste plafonné à 277 euros et près de 2 millions de ménages éligibles ne l'ont pas utilisé lors de la dernière campagne.
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