Polymédication : pourquoi l'État paie désormais les médecins pour déprescrire
Chaque année en France, la iatrogénie médicamenteuse — les effets indésirables provoqués par l'accumulation de traitements — entraîne plus de 10 000 décès et 130 000 hospitalisations chez les personnes âgées. Chutes inexpliquées, confusions mentales, troubles digestifs : derrière ces symptômes se cache souvent une ordonnance devenue toxique à force d'empilements.
Face à ce constat, l'Assurance Maladie franchit un cap. À compter du 1er janvier 2026, les médecins traitants pourront facturer une consultation longue spécifiquement dédiée à l'analyse critique des ordonnances de leurs patients les plus médicamentés. Baptisée GL2 dans la nomenclature, cette consultation est valorisée à 60 euros, intégralement prise en charge par la Sécurité sociale.
L'objectif n'est pas de supprimer des traitements au hasard, mais d'identifier les molécules devenues inutiles, redondantes ou dangereuses avec l'âge. Un somnifère prescrit il y a dix ans, un protecteur gastrique jamais réévalué, un traitement contre le cholestérol dont le bénéfice s'est estompé : autant de lignes qui peuvent disparaître sans risque, voire avec un gain de confort.
Face à ce constat, l'Assurance Maladie franchit un cap. À compter du 1er janvier 2026, les médecins traitants pourront facturer une consultation longue spécifiquement dédiée à l'analyse critique des ordonnances de leurs patients les plus médicamentés. Baptisée GL2 dans la nomenclature, cette consultation est valorisée à 60 euros, intégralement prise en charge par la Sécurité sociale.
L'objectif n'est pas de supprimer des traitements au hasard, mais d'identifier les molécules devenues inutiles, redondantes ou dangereuses avec l'âge. Un somnifère prescrit il y a dix ans, un protecteur gastrique jamais réévalué, un traitement contre le cholestérol dont le bénéfice s'est estompé : autant de lignes qui peuvent disparaître sans risque, voire avec un gain de confort.





