- La pension de réversion représente 54 % de la retraite du conjoint décédé au régime de base, 60 % au régime complémentaire — mais encore faut-il savoir la demander
- Les conjoints survivants de plus de 55 ans sont concernés, sous condition de ressources revalorisées en 2026
- Une case mal cochée ou une demande oubliée peut vous faire perdre des centaines d'euros par mois — l'erreur la plus fréquente concerne le régime complémentaire Agirc-Arrco
Comprendre les deux demandes distinctes nécessaires pour toucher l'intégralité de sa pension de réversion en 2026 © SeniorActu
Une pension de réversion complémentaire que beaucoup de veufs ne réclament jamais
L'émission de France Bleu du 9 mars 2026 a mis en lumière un problème récurrent : des milliers de veufs et veuves passent à côté d'une partie de leurs droits à la réversion, faute d'avoir effectué les deux demandes nécessaires. Un auditeur témoignait avoir découvert, plusieurs mois après le décès de sa conjointe, qu'il n'avait touché que la pension du régime de base. Il ignorait qu'une seconde demande devait être faite auprès de l'Agirc-Arrco pour la retraite complémentaire.
La pension de réversion du régime de base représente 54 % de la retraite que percevait ou aurait pu percevoir le conjoint décédé. Au régime complémentaire Agirc-Arrco, ce taux monte à 60 %. Pour un retraité qui touchait 1 500 € de pension de base et 800 € de complémentaire, la réversion totale devrait atteindre 1 290 € par mois (810 € + 480 €). Mais si vous ne faites qu'une seule demande au régime de base, vous ne toucherez que 810 €. Soit une perte de 480 € par mois, 5 760 € par an.
La pension de réversion du régime de base représente 54 % de la retraite que percevait ou aurait pu percevoir le conjoint décédé. Au régime complémentaire Agirc-Arrco, ce taux monte à 60 %. Pour un retraité qui touchait 1 500 € de pension de base et 800 € de complémentaire, la réversion totale devrait atteindre 1 290 € par mois (810 € + 480 €). Mais si vous ne faites qu'une seule demande au régime de base, vous ne toucherez que 810 €. Soit une perte de 480 € par mois, 5 760 € par an.
54 % Régime de base (Carsat)
Taux de réversion
54 % de la retraite du défunt
Condition de ressources
Oui — plafond applicable
Montant dans notre exemple
810 €/mois
60 % Complémentaire (Agirc-Arrco)
Taux de réversion
60 % de la retraite du défunt
Condition de ressources
Aucune
Montant dans notre exemple
480 €/mois
⚠️ Risque si une seule demande
Perte mensuelle
480 €/mois
Perte annuelle
5 760 €/an
Perte cumulée sur 10 ans
57 600 €
Les nouvelles conditions de ressources 2026 qui changent la donne
Pour bénéficier de la pension de réversion du régime de base en 2026, vous devez remplir trois conditions cumulatives :
- Première condition : avoir au moins 55 ans au moment de votre demande. Si votre conjoint décède alors que vous avez 50 ans, vous ne perdez pas vos droits : vous pourrez déposer votre demande dès vos 55 ans, avec un versement rétroactif possible si la demande est faite dans les 12 mois suivant la date à laquelle vous remplissez la condition d'âge.
- Deuxième condition : avoir été marié avec le défunt. Le PACS et le concubinage ne donnent pas droit à la réversion du régime de base.
- Troisième condition : respecter les plafonds de ressources, revalorisés au 1er janvier 2026.
1 Condition d'âge
Âge minimum requis
55 ans au moment de la demande
Si moins de 55 ans au décès
Droits conservés, demande possible dès 55 ans
2 Lien matrimonial
Mariage (même dissous par divorce)
Ouvre droit à la réversion
PACS ou concubinage
Aucun droit à la réversion (régime de base)
3 Plafonds de ressources
Personne seule
25 001,60 € brut/an
En couple
40 002,56 € brut/an
Comment faire les deux demandes sans perdre vos droits
Depuis 2025, un service en ligne unifié permet de déposer votre demande de réversion en une seule fois auprès de tous les régimes auxquels votre conjoint décédé a cotisé. Ce service, accessible sur le site info-retraite.fr, centralise les demandes pour le régime général (Carsat), la fonction publique si votre conjoint était fonctionnaire, et les régimes complémentaires.
Mais attention : même si le dépôt est centralisé, les deux pensions restent distinctes. Vous recevrez deux notifications de décision, deux virements mensuels séparés, et deux interlocuteurs différents pour vos questions. La Carsat gère la pension de base, l'Agirc-Arrco gère la complémentaire. Si vous ne recevez qu'un seul courrier de décision dans les semaines qui suivent votre demande, relancez immédiatement.
Le délai de traitement varie selon les régimes. Pour la pension de base, comptez en moyenne 2 à 3 mois entre votre demande et le premier versement. Pour la complémentaire, le délai est généralement similaire. Mais ces délais peuvent s'allonger en cas de dossier incomplet. D'où l'importance de fournir tous les justificatifs dès le départ : acte de décès, livret de famille, RIB, avis d'imposition, justificatifs de ressources.
Depuis mars 2026, un nouveau formulaire prérempli facilite la démarche. La Carsat envoie désormais aux conjoints survivants un courrier personnalisé avec un formulaire déjà complété avec les informations connues de l'administration. Vous n'avez plus qu'à vérifier, corriger si nécessaire, et renvoyer. Ce formulaire est envoyé automatiquement aux personnes recensées dans les fichiers de l'état civil, mais il peut y avoir un délai de plusieurs semaines entre le décès et la réception du courrier. Ne l'attendez pas pour faire votre demande : vous pouvez la déposer dès que vous remplissez les conditions.
Mais attention : même si le dépôt est centralisé, les deux pensions restent distinctes. Vous recevrez deux notifications de décision, deux virements mensuels séparés, et deux interlocuteurs différents pour vos questions. La Carsat gère la pension de base, l'Agirc-Arrco gère la complémentaire. Si vous ne recevez qu'un seul courrier de décision dans les semaines qui suivent votre demande, relancez immédiatement.
Le délai de traitement varie selon les régimes. Pour la pension de base, comptez en moyenne 2 à 3 mois entre votre demande et le premier versement. Pour la complémentaire, le délai est généralement similaire. Mais ces délais peuvent s'allonger en cas de dossier incomplet. D'où l'importance de fournir tous les justificatifs dès le départ : acte de décès, livret de famille, RIB, avis d'imposition, justificatifs de ressources.
Depuis mars 2026, un nouveau formulaire prérempli facilite la démarche. La Carsat envoie désormais aux conjoints survivants un courrier personnalisé avec un formulaire déjà complété avec les informations connues de l'administration. Vous n'avez plus qu'à vérifier, corriger si nécessaire, et renvoyer. Ce formulaire est envoyé automatiquement aux personnes recensées dans les fichiers de l'état civil, mais il peut y avoir un délai de plusieurs semaines entre le décès et la réception du courrier. Ne l'attendez pas pour faire votre demande : vous pouvez la déposer dès que vous remplissez les conditions.
Les périodes qui comptent pour votre propre retraite sans que vous le sachiez
Au-delà de la réversion, l'émission de France Bleu a rappelé plusieurs mécanismes méconnus qui permettent de valider des trimestres pour votre propre pension.
- Premier cas : les périodes d'invalidité. Si votre carrière a été interrompue pour raisons médicales et que vous avez perçu une pension d'invalidité, ces périodes sont prises en compte pour le calcul de votre retraite. Mieux encore : la pension est attribuée au taux plein, même si vous n'avez pas validé tous vos trimestres. C'est une disposition souvent ignorée des assurés ayant connu des problèmes de santé en fin de carrière.
- Deuxième cas : le service militaire. Une année de service national permet de valider quatre trimestres pour la retraite, sans condition de cotisation. Ces trimestres apparaissent sur votre relevé de carrière comme des périodes assimilées. Si votre service militaire a duré plus d'un an, la période supplémentaire peut dans certains cas être prise en compte, mais vérifiez avec votre caisse de retraite car les règles varient selon les situations.
- Troisième cas méconnu : les Travaux d'utilité collective (TUC). Ces contrats aidés, très répandus dans les années 1980, génèrent un salaire forfaitaire enregistré sur le relevé de carrière. Ce salaire permet de valider un à quatre trimestres, selon les barèmes de l'année concernée. Beaucoup de seniors nés entre 1955 et 1965 ont effectué des TUC avant leur premier emploi stable, mais ne savent pas que ces périodes comptent pour leur retraite. Vérifiez votre relevé de carrière : si ces périodes n'apparaissent pas, vous pouvez demander une régularisation en fournissant vos bulletins de salaire ou une attestation de l'employeur d'époque.
Combien de trimestres vous pouvez valider en 2026 avec un petit revenu
Depuis 2014, le revenu minimum qui permet de valider un trimestre est égal au montant du Smic horaire brut en vigueur au 1er janvier de l'année, multiplié par 150 heures. En 2026, avec un Smic horaire à 12,02 €, ce seuil s'établit à 1 803 € brut par trimestre. Pour valider quatre trimestres sur l'année, il faut donc cumuler 7 212 € brut, soit environ 601 € brut par mois sur 12 mois.
Ce mécanisme profite particulièrement aux travailleurs à temps partiel ou aux indépendants qui ne dégagent pas un revenu mensuel régulier. Vous pouvez valider vos quatre trimestres en travaillant seulement quelques mois dans l'année, à condition que votre revenu annuel atteigne le seuil de 7 212 €. Par exemple, un salarié à temps partiel qui gagne 910 € brut par mois sur 8 mois atteindra 7 280 € et validera ses quatre trimestres, même s'il n'a pas travaillé toute l'année. En revanche, avec seulement 900 € brut sur 8 mois (7 200 €), le seuil de 7 212 € n'est pas atteint : seuls 3 trimestres seront validés.
En revanche, vous ne pouvez jamais valider plus de quatre trimestres par an, même si votre revenu dépasse largement les seuils. Un salarié qui gagne 3 000 € brut par mois validera quatre trimestres, pas davantage. Cette règle peut pénaliser les carrières courtes ou tardives : si vous commencez à travailler à 25 ans et partez à 62 ans, vous n'aurez validé que 148 trimestres (37 ans × 4), alors que la durée d'assurance requise pour le taux plein monte à 172 trimestres pour les générations nées à partir de 1973.
Pour les micro-entrepreneurs et professions libérales, attention : ce sont vos cotisations effectivement versées qui comptent, pas votre chiffre d'affaires. Si vous déclarez 20 000 € de CA mais que vos cotisations sociales ne correspondent qu'à 5 000 € de revenu, vous ne validerez que deux ou trois trimestres. Vérifiez chaque année votre relevé de carrière pour détecter les anomalies.
Ce mécanisme profite particulièrement aux travailleurs à temps partiel ou aux indépendants qui ne dégagent pas un revenu mensuel régulier. Vous pouvez valider vos quatre trimestres en travaillant seulement quelques mois dans l'année, à condition que votre revenu annuel atteigne le seuil de 7 212 €. Par exemple, un salarié à temps partiel qui gagne 910 € brut par mois sur 8 mois atteindra 7 280 € et validera ses quatre trimestres, même s'il n'a pas travaillé toute l'année. En revanche, avec seulement 900 € brut sur 8 mois (7 200 €), le seuil de 7 212 € n'est pas atteint : seuls 3 trimestres seront validés.
En revanche, vous ne pouvez jamais valider plus de quatre trimestres par an, même si votre revenu dépasse largement les seuils. Un salarié qui gagne 3 000 € brut par mois validera quatre trimestres, pas davantage. Cette règle peut pénaliser les carrières courtes ou tardives : si vous commencez à travailler à 25 ans et partez à 62 ans, vous n'aurez validé que 148 trimestres (37 ans × 4), alors que la durée d'assurance requise pour le taux plein monte à 172 trimestres pour les générations nées à partir de 1973.
Pour les micro-entrepreneurs et professions libérales, attention : ce sont vos cotisations effectivement versées qui comptent, pas votre chiffre d'affaires. Si vous déclarez 20 000 € de CA mais que vos cotisations sociales ne correspondent qu'à 5 000 € de revenu, vous ne validerez que deux ou trois trimestres. Vérifiez chaque année votre relevé de carrière pour détecter les anomalies.
1 Trimestre validé
Revenu brut minimum
1 803 €
Mode de calcul
150 × Smic horaire (12,02 €)
Durée travaillée
Peu importe — seul le revenu compte
4 Trimestres validés
Revenu brut annuel minimum
7 212 €
Soit en mensuel sur 12 mois
601 € brut/mois
Plafond annuel
Maximum 4 trimestres par an
⚠️ Attention temps partiel
Cumul des revenus
Additionnés sur l'année civile
Plusieurs employeurs
Cumul possible entre tous les postes
Vérification
Consultez votre relevé chaque année
Le piège du taux plein automatique à 67 ans
L'émission a également rappelé une règle essentielle : il est possible de partir à la retraite dès l'âge légal même sans avoir validé tous vos trimestres. Depuis la réforme de 2023, cet âge légal est passé progressivement de 62 à 64 ans pour les générations nées à partir du 1er septembre 1961. L'âge de 62 ans s'appliquait aux générations nées à partir du 1er janvier 1955. Pour les générations antérieures, il était compris entre 60 et 62 ans selon l'année de naissance.
Si vous partez sans avoir tous vos trimestres, votre pension est minorée. Chaque trimestre manquant entraîne une réduction du taux de liquidation de 0,625 %, ce qui équivaut à une baisse d'environ 1,25 % du montant de la pension.
Exemple concret : vous êtes né en 1960, vous avez atteint 62 ans en 2022 et vous avez validé 160 trimestres au lieu des 167 requis pour le taux plein. Il vous manque 7 trimestres. Votre taux de liquidation passe de 50 % à 45,625 % (50 % − 7 × 0,625 %). Si votre pension à taux plein aurait été de 1 200 €, vous toucherez environ 1 095 €. Cette décote s'applique définitivement.
Mais il existe une échappatoire : le taux plein automatique à 67 ans. Quel que soit votre nombre de trimestres, si vous attendez 67 ans pour partir, votre pension sera calculée au taux plein (50 %), sans décote. Attention toutefois : le taux plein signifie que le taux de liquidation sera de 50 %, mais votre pension sera quand même calculée au prorata des trimestres validés. Si vous n'avez validé que 120 trimestres sur les 172 requis, votre pension sera de 50 % × (120/172) = 34,88 % de votre salaire annuel moyen, et non 50 % plein.
Avec la LFSS 2026, la durée d'assurance cible de 172 trimestres s'applique aux générations nées à partir de 1966. Pour les générations 1964 et 1965, la suspension partielle de la réforme a réduit cette durée à 170 ou 171 trimestres selon la date de naissance exacte.
Conclusion : attendre 67 ans évite la décote, mais n'efface pas l'effet du nombre de trimestres manquants sur le calcul final. Pour optimiser votre pension, la meilleure stratégie reste de valider le maximum de trimestres avant le départ, soit en travaillant plus longtemps, soit en rachetant des trimestres si vous en avez les moyens financiers.
Si vous partez sans avoir tous vos trimestres, votre pension est minorée. Chaque trimestre manquant entraîne une réduction du taux de liquidation de 0,625 %, ce qui équivaut à une baisse d'environ 1,25 % du montant de la pension.
Exemple concret : vous êtes né en 1960, vous avez atteint 62 ans en 2022 et vous avez validé 160 trimestres au lieu des 167 requis pour le taux plein. Il vous manque 7 trimestres. Votre taux de liquidation passe de 50 % à 45,625 % (50 % − 7 × 0,625 %). Si votre pension à taux plein aurait été de 1 200 €, vous toucherez environ 1 095 €. Cette décote s'applique définitivement.
Taux plein 167 trimestres (né en 1960)
Taux de liquidation
50 %
Pension mensuelle
1 200 €
Décote 160 trimestres (−7)
Taux de liquidation minoré
45,625 % (−4,375 points)
Pension mensuelle réduite
≈ 1 095 € (−105 €/mois)
Perte annuelle définitive
−1 260 €/an
Mais il existe une échappatoire : le taux plein automatique à 67 ans. Quel que soit votre nombre de trimestres, si vous attendez 67 ans pour partir, votre pension sera calculée au taux plein (50 %), sans décote. Attention toutefois : le taux plein signifie que le taux de liquidation sera de 50 %, mais votre pension sera quand même calculée au prorata des trimestres validés. Si vous n'avez validé que 120 trimestres sur les 172 requis, votre pension sera de 50 % × (120/172) = 34,88 % de votre salaire annuel moyen, et non 50 % plein.
Avec la LFSS 2026, la durée d'assurance cible de 172 trimestres s'applique aux générations nées à partir de 1966. Pour les générations 1964 et 1965, la suspension partielle de la réforme a réduit cette durée à 170 ou 171 trimestres selon la date de naissance exacte.
Conclusion : attendre 67 ans évite la décote, mais n'efface pas l'effet du nombre de trimestres manquants sur le calcul final. Pour optimiser votre pension, la meilleure stratégie reste de valider le maximum de trimestres avant le départ, soit en travaillant plus longtemps, soit en rachetant des trimestres si vous en avez les moyens financiers.
Ce que vous devez vérifier sur votre relevé de carrière maintenant
Les experts de la Carsat présents lors de l'émission ont insisté sur un point : ne faites pas confiance aveugle à votre relevé de carrière. Les erreurs sont fréquentes, surtout pour les carrières longues ou atypiques. Périodes de chômage non enregistrées, trimestres de service militaire oubliés, années de TUC manquantes, employeurs qui n'ont pas déclaré vos cotisations… Les anomalies peuvent vous coûter plusieurs trimestres, donc plusieurs centaines d'euros de pension mensuelle.
Connectez-vous sur le site info-retraite.fr et consultez votre relevé de carrière. Vérifiez année par année : les périodes d'emploi correspondent-elles à la réalité ? Les salaires déclarés sont-ils cohérents avec vos bulletins de paie ? Si vous constatez une incohérence, ne tardez pas à la signaler. Vous avez jusqu'à deux ans avant votre départ à la retraite pour demander des régularisations sans trop de difficultés. Passé ce délai, les démarches deviennent plus compliquées.
À partir d'avril 2026, la Carsat ouvrira un service de correction en ligne pour les plus de 55 ans. Ce service permettra de signaler directement une erreur sur votre relevé, de joindre les justificatifs numériques (bulletins de paie, attestations France Travail), et de suivre l'avancement de votre demande. Jusqu'à présent, il fallait envoyer un courrier postal et attendre plusieurs semaines sans visibilité. Le délai de traitement annoncé est de 3 mois maximum.
Dernier conseil : si vous approchez de l'âge de la retraite et que vous avez encore des zones d'ombre sur votre carrière, demandez un entretien information retraite. Ce rendez-vous gratuit avec un conseiller de la Carsat permet de faire le point sur votre situation, de détecter les anomalies, et d'anticiper les démarches de régularisation. Vous pouvez le demander dès 45 ans, mais il est particulièrement utile entre 55 et 60 ans, quand il est encore temps de corriger les erreurs avant le départ.
Connectez-vous sur le site info-retraite.fr et consultez votre relevé de carrière. Vérifiez année par année : les périodes d'emploi correspondent-elles à la réalité ? Les salaires déclarés sont-ils cohérents avec vos bulletins de paie ? Si vous constatez une incohérence, ne tardez pas à la signaler. Vous avez jusqu'à deux ans avant votre départ à la retraite pour demander des régularisations sans trop de difficultés. Passé ce délai, les démarches deviennent plus compliquées.
À partir d'avril 2026, la Carsat ouvrira un service de correction en ligne pour les plus de 55 ans. Ce service permettra de signaler directement une erreur sur votre relevé, de joindre les justificatifs numériques (bulletins de paie, attestations France Travail), et de suivre l'avancement de votre demande. Jusqu'à présent, il fallait envoyer un courrier postal et attendre plusieurs semaines sans visibilité. Le délai de traitement annoncé est de 3 mois maximum.
Dernier conseil : si vous approchez de l'âge de la retraite et que vous avez encore des zones d'ombre sur votre carrière, demandez un entretien information retraite. Ce rendez-vous gratuit avec un conseiller de la Carsat permet de faire le point sur votre situation, de détecter les anomalies, et d'anticiper les démarches de régularisation. Vous pouvez le demander dès 45 ans, mais il est particulièrement utile entre 55 et 60 ans, quand il est encore temps de corriger les erreurs avant le départ.
Sources :
- France Bleu, émission du 9 mars 2026
- Service-public.gouv.fr, pages vérifiées en 2026
- Info-retraite.fr, service de demande en ligne
- Circulaire CNAV 2025-33 du 23 décembre 2025
- France Bleu, émission du 9 mars 2026
- Service-public.gouv.fr, pages vérifiées en 2026
- Info-retraite.fr, service de demande en ligne
- Circulaire CNAV 2025-33 du 23 décembre 2025

