Qu’attendiez-vous de cet Observatoire lorsque vous avez entrepris sa réalisation ?
MJA : l’objectif de cet observatoire, que nous réalisons pour la première fois, est de donner une photographie aussi juste que possible des retraités de l’artisanat et de leur vie à la retraite.
Il doit ainsi permettre de mieux connaître les besoins et les attentes des indépendants actifs ou retraités. Il doit aussi nous aider à faire évoluer notre offre de produits et de services en fonction de ces besoins et des constats réalisés.
J’insisterai également sur un autre point très important : cet observatoire a aussi pour but de nous permettre de mieux prendre en compte la situation spécifique des conjointes des indépendants, qui est, comme le démontre cette enquête, moins favorable que celle des chefs d’entreprise eux-mêmes.
Globalement, les chefs d’entreprise artisanale et leurs conjoints préparent-ils bien leur retraite ?
MJA : une précision d’abord : la préparation à la retraite ne doit pas être seulement financière, elle doit intégrer tous les aspects de la vie à la retraite, en particulier les conséquences de l’allongement de la durée de la vie et des risques liés à l’avancée en âge.
Les artisans préparent leur retraite -je dirais le montant de leur retraite- comme l’ensemble des Français, peut-être même mieux et plus jeune : l’enquête BVA montre par exemple que près des deux-tiers des personnes interrogées ont préparé leur retraite avec un ou plusieurs produits d’épargne. Ce chiffre est à rapprocher des 47% de travailleurs indépendants, soit près d’un sur deux, qui détiennent un contrat retraite Loi Madelin.
J’observe toutefois que cette préparation de la vie à la retraite reste parcellaire. Notre enquête met par exemple en évidence d’importantes disparités entre le chef d’entreprise et son conjoint. De même, 28% des personnes interrogées, nous disent qu’elles n’ont pas vraiment préparé leur retraite, d’où le constat que font les artisans (à 70%) d’une baisse de leur pouvoir d’achat une fois à la retraite.
Par ailleurs, seuls 17% des retraités ont souscrit une garantie pour faire face à une éventuelle perte d’autonomie ; seuls 18% ont pris des dispositions spécifiques pour l’organisation et le financement par avance de leurs obsèques. C’est dire que des efforts importants d’information et de prévention doivent être poursuivis, pour que les chefs d’entreprise et leurs conjoints s’engagent dans une démarche active de préparation à la retraite, qui repose sur une approche globale de la vie à la retraite.
MJA : l’objectif de cet observatoire, que nous réalisons pour la première fois, est de donner une photographie aussi juste que possible des retraités de l’artisanat et de leur vie à la retraite.
Il doit ainsi permettre de mieux connaître les besoins et les attentes des indépendants actifs ou retraités. Il doit aussi nous aider à faire évoluer notre offre de produits et de services en fonction de ces besoins et des constats réalisés.
J’insisterai également sur un autre point très important : cet observatoire a aussi pour but de nous permettre de mieux prendre en compte la situation spécifique des conjointes des indépendants, qui est, comme le démontre cette enquête, moins favorable que celle des chefs d’entreprise eux-mêmes.
Globalement, les chefs d’entreprise artisanale et leurs conjoints préparent-ils bien leur retraite ?
MJA : une précision d’abord : la préparation à la retraite ne doit pas être seulement financière, elle doit intégrer tous les aspects de la vie à la retraite, en particulier les conséquences de l’allongement de la durée de la vie et des risques liés à l’avancée en âge.
Les artisans préparent leur retraite -je dirais le montant de leur retraite- comme l’ensemble des Français, peut-être même mieux et plus jeune : l’enquête BVA montre par exemple que près des deux-tiers des personnes interrogées ont préparé leur retraite avec un ou plusieurs produits d’épargne. Ce chiffre est à rapprocher des 47% de travailleurs indépendants, soit près d’un sur deux, qui détiennent un contrat retraite Loi Madelin.
J’observe toutefois que cette préparation de la vie à la retraite reste parcellaire. Notre enquête met par exemple en évidence d’importantes disparités entre le chef d’entreprise et son conjoint. De même, 28% des personnes interrogées, nous disent qu’elles n’ont pas vraiment préparé leur retraite, d’où le constat que font les artisans (à 70%) d’une baisse de leur pouvoir d’achat une fois à la retraite.
Par ailleurs, seuls 17% des retraités ont souscrit une garantie pour faire face à une éventuelle perte d’autonomie ; seuls 18% ont pris des dispositions spécifiques pour l’organisation et le financement par avance de leurs obsèques. C’est dire que des efforts importants d’information et de prévention doivent être poursuivis, pour que les chefs d’entreprise et leurs conjoints s’engagent dans une démarche active de préparation à la retraite, qui repose sur une approche globale de la vie à la retraite.

Par 
