Ce qu'il faut retenir
- Le prix du gaz repart à la hausse au 1er mars, en pleine fin de saison de chauffe — un scénario que la plupart des retraités n'avaient pas anticipé
- L'impact sur la facture dépend du type de contrat que vous avez signé — et beaucoup ignorent lequel ils détiennent
- Une seconde hausse, distincte et moins médiatisée, entre en vigueur dès le 1er avril — elle concerne tous les abonnés sans exception
- Il existe un réflexe simple, gratuit et accessible en ligne, qui peut neutraliser ces deux hausses d'un coup
Ce qui change sur votre facture au 1er mars
Depuis le 1er mars 2026, le prix repère de vente du gaz naturel (PRVG), publié chaque mois par la Commission de régulation de l'énergie (CRE, l'autorité qui fixe l'indice de référence du gaz), affiche une hausse moyenne de 3,9 % par rapport à février. Le prix moyen toutes taxes comprises atteint 0,1401 €/kWh.
Mais ce chiffre global masque un écart important selon l'usage que vous faites du gaz. Les foyers qui se chauffent au gaz — les plus nombreux parmi les retraités propriétaires — subissent une hausse de 5,3 % sur le kilowattheure, qui passe de 0,0998 € à 0,1051 € TTC. Pour la cuisson et l'eau chaude sanitaire, la progression est de 4 %, à 0,1357 €/kWh. L'abonnement annuel, lui, reste stable : 343,90 € TTC pour un contrat chauffage.
Concrètement, pour un foyer chauffé au gaz consommant environ 11 000 à 12 000 kWh par an — un profil courant chez les retraités vivant en maison individuelle —, la facture annuelle passe d'environ 1 462 € à 1 521 €, soit près de 60 € supplémentaires par an. Pour ceux qui utilisent le gaz uniquement pour la cuisson et l'eau chaude, l'impact est de +21 €/an. Pour la cuisson seule : +3 €/an.
Sur franceinfo, un retraité francilien résumait la situation : sa facture annuelle, qui tournait autour de 910 €, va désormais flirter avec les 1 000 €. « Pour certains ce n'est peut-être pas grand-chose, pour moi qui suis retraité, ça va avoir un impact », confiait-il fin février.
Mais ce chiffre global masque un écart important selon l'usage que vous faites du gaz. Les foyers qui se chauffent au gaz — les plus nombreux parmi les retraités propriétaires — subissent une hausse de 5,3 % sur le kilowattheure, qui passe de 0,0998 € à 0,1051 € TTC. Pour la cuisson et l'eau chaude sanitaire, la progression est de 4 %, à 0,1357 €/kWh. L'abonnement annuel, lui, reste stable : 343,90 € TTC pour un contrat chauffage.
Concrètement, pour un foyer chauffé au gaz consommant environ 11 000 à 12 000 kWh par an — un profil courant chez les retraités vivant en maison individuelle —, la facture annuelle passe d'environ 1 462 € à 1 521 €, soit près de 60 € supplémentaires par an. Pour ceux qui utilisent le gaz uniquement pour la cuisson et l'eau chaude, l'impact est de +21 €/an. Pour la cuisson seule : +3 €/an.
Cuisson seule ~500 kWh/an
Impact annuel
+3 €/an
Cuisson + eau chaude ~4 000 kWh/an
Impact annuel
+21 €/an
Chauffage ~12 000 kWh/an
Impact annuel
+60 à 64 €/an
Sur franceinfo, un retraité francilien résumait la situation : sa facture annuelle, qui tournait autour de 910 €, va désormais flirter avec les 1 000 €. « Pour certains ce n'est peut-être pas grand-chose, pour moi qui suis retraité, ça va avoir un impact », confiait-il fin février.
Pourquoi les prix remontent alors que l'hiver se termine
C'est le paradoxe de mars 2026 : la saison de chauffe touche à sa fin, la demande de chauffage diminue — et pourtant, le gaz augmente. En temps normal, la fin de l'hiver fait baisser les cours. Pas cette année.
Trois facteurs se conjuguent. D'abord, l'Europe sort d'un hiver plus froid que prévu, qui a fait tourner les chaudières à plein régime et entamé les réserves de gaz. Les stocks européens étaient remplis à environ 49 % fin février, contre 59 % à la même période l'an dernier — et ce niveau continue de baisser. Résultat : les marchés anticipent un remplissage cet été à des tarifs élevés, ce qui tire les prix à court terme vers le haut.
Ensuite, les tensions géopolitiques autour du détroit d'Hormuz, par lequel transite environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz, ont ravivé les inquiétudes sur l'approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL). Les perturbations du trafic de méthaniers dans cette zone se répercutent sur les cours européens.
Enfin — et c'est le piège que la plupart des consommateurs ignorent — une hausse des tarifs d'acheminement d'environ 3,4 % est programmée au 1er avril 2026. Ces frais couvrent le transport et la distribution du gaz via les réseaux. Ils s'appliquent à tous les contrats sans exception, y compris les offres à prix fixe. Contrairement au prix du kWh, que votre fournisseur peut bloquer, les frais d'acheminement sont fixés par les pouvoirs publics et répercutés mécaniquement.
Autrement dit : même si vous avez un contrat à prix fixe, votre facture d'avril sera légèrement plus élevée que celle de mars. Cette double hausse — mars sur le kWh, avril sur l'acheminement — passe largement sous les radars.
Trois facteurs se conjuguent. D'abord, l'Europe sort d'un hiver plus froid que prévu, qui a fait tourner les chaudières à plein régime et entamé les réserves de gaz. Les stocks européens étaient remplis à environ 49 % fin février, contre 59 % à la même période l'an dernier — et ce niveau continue de baisser. Résultat : les marchés anticipent un remplissage cet été à des tarifs élevés, ce qui tire les prix à court terme vers le haut.
Ensuite, les tensions géopolitiques autour du détroit d'Hormuz, par lequel transite environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz, ont ravivé les inquiétudes sur l'approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL). Les perturbations du trafic de méthaniers dans cette zone se répercutent sur les cours européens.
Enfin — et c'est le piège que la plupart des consommateurs ignorent — une hausse des tarifs d'acheminement d'environ 3,4 % est programmée au 1er avril 2026. Ces frais couvrent le transport et la distribution du gaz via les réseaux. Ils s'appliquent à tous les contrats sans exception, y compris les offres à prix fixe. Contrairement au prix du kWh, que votre fournisseur peut bloquer, les frais d'acheminement sont fixés par les pouvoirs publics et répercutés mécaniquement.
Autrement dit : même si vous avez un contrat à prix fixe, votre facture d'avril sera légèrement plus élevée que celle de mars. Cette double hausse — mars sur le kWh, avril sur l'acheminement — passe largement sous les radars.
Pourquoi les retraités sont les premiers touchés
Le gaz touche les retraités de manière disproportionnée, pour une raison simple : ils sont plus souvent propriétaires de maisons individuelles anciennes, moins bien isolées et chauffées au gaz. Selon les données du Service des données et études statistiques (SDES), 11 millions de résidences principales sont raccordées au gaz en France. Les retraités propriétaires — environ trois quarts des ménages de plus de 60 ans selon l'INSEE — en constituent une part significative.
Surtout, cette hausse du gaz arrive dans un contexte de triple compression du pouvoir d'achat pour les retraités en ce début 2026 :
Pension de base qui augmente à peine, complémentaire gelée, CSG qui monte pour certains, et maintenant le gaz qui flambe : pour un retraité chauffé au gaz, le cumul peut représenter plusieurs centaines d'euros de pouvoir d'achat en moins sur l'année.
Surtout, cette hausse du gaz arrive dans un contexte de triple compression du pouvoir d'achat pour les retraités en ce début 2026 :
Janvier Pension de base
Revalorisation
+0,9 % seulement (l'une des plus faibles de ces dernières années)
Janvier-Mars Agirc-Arrco
Complémentaire
Gel total — aucune revalorisation en 2026
Mars CSG
Prélèvements sociaux
Changement de tranche CSG pour de nombreux retraités → pension nette en baisse
Pension de base qui augmente à peine, complémentaire gelée, CSG qui monte pour certains, et maintenant le gaz qui flambe : pour un retraité chauffé au gaz, le cumul peut représenter plusieurs centaines d'euros de pouvoir d'achat en moins sur l'année.
Trois réflexes pour limiter la casse
Face à cette double hausse de mars et avril, trois démarches concrètes permettent de réduire l'impact sur votre facture.
Dernier point : si vous êtes locataire et que les charges de gaz sont incluses dans vos provisions, demandez à votre syndic ou propriétaire une révision du budget prévisionnel pour éviter une régularisation douloureuse en fin d'année. La page dédiée au chèque énergie sur service-public.gouv.fr détaille toutes les conditions et les démarches.
Réflexe 1 Vérifier
Identifiez votre type de contrat
Contrat indexé sur le PRVG = vous subissez la hausse automatiquement. Contrat à prix fixe = le kWh est bloqué, mais pas les frais d'acheminement. Vérifiez sur votre dernière facture ou dans votre espace client.
Réflexe 2 Comparer
Utilisez le comparateur officiel
Le Médiateur national de l'énergie propose un comparateur gratuit et indépendant sur energie-info.fr. Changer de fournisseur est gratuit, sans coupure et sans frais. Privilégiez une offre à prix fixe pour vous protéger des prochaines hausses.
Réflexe 3 Réclamer
Vérifiez votre droit au chèque énergie 2026
Si votre revenu fiscal de référence par unité de consommation est inférieur à 11 000 €, vous êtes éligible. Montant : de 48 à 277 €. Envoi automatique au printemps 2026. Si vous ne le recevez pas, réclamez-le sur chequeenergie.gouv.fr.
Dernier point : si vous êtes locataire et que les charges de gaz sont incluses dans vos provisions, demandez à votre syndic ou propriétaire une révision du budget prévisionnel pour éviter une régularisation douloureuse en fin d'année. La page dédiée au chèque énergie sur service-public.gouv.fr détaille toutes les conditions et les démarches.
Sources :
- Commission de régulation de l'énergie (CRE), prix repère de vente du gaz naturel, mars 2026
- Energie-info.fr (site officiel du Médiateur national de l'énergie), publication du prix repère mars 2026
- Service-public.gouv.fr, fiche chèque énergie
- Service des données et études statistiques (SDES), données logements raccordés au gaz
- Franceinfo, reportage du 27 février 2026
- Commission de régulation de l'énergie (CRE), prix repère de vente du gaz naturel, mars 2026
- Energie-info.fr (site officiel du Médiateur national de l'énergie), publication du prix repère mars 2026
- Service-public.gouv.fr, fiche chèque énergie
- Service des données et études statistiques (SDES), données logements raccordés au gaz
- Franceinfo, reportage du 27 février 2026

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