Le rapport Gisserot propose trois scénarios : maintien de la situation actuelle sans augmentation des prélèvements, ce qui conduit à stabiliser les effectifs, à recentrer les aides sur les plus modestes et à privilégier l’assurance individuelle ; augmentation modérée des prélèvements, développement des services à domicile et des emplois auprès des plus fragiles ; et, enfin, accroissement des prélèvements de cinq milliards d’euros pour prendre en charge l’ensemble des dépenses liées à la perte d’autonomie mais ne relevant pas directement des soins.
Un montant qui apparaît très minoré au regard de la somme d’énergie, d’attention et de moyens que l’entourage mobilise pour un parent très fragilisé. Il est d’ailleurs regrettable qu’aucune autorité n’ait pu chiffrer avec précision les besoins et les volumes. Il faudrait que le travail effectué par le COR (Conseil d’orientation des retraites) pour permettre un diagnostic partagé sur les retraites, soit aussi réalisé sur la question de la grande fragilité. À cet égard, le Rapport Gisserot est passé à côté des enjeux. De même que l’on peut considérer qu’il manque au Rapport de défendre un point de vue, une vision.
Il y a une réalité : les aides publiques laissent aux familles des dépenses importantes pour assurer aux personnes un confort minimal, c’est ce que l’on nomme le « reste à charge ». L’équité voudrait qu’une large partie puisse être prise en charge pour certaines catégories de personnes. Quelle que soit sa forme, la prise en charge du handicap et de la grande vieillesse sera de plus en plus douloureuse pour la collectivité et nécessitera des engagements financiers supplémentaires pour répondre à l’évolution démographique. .../...
Un montant qui apparaît très minoré au regard de la somme d’énergie, d’attention et de moyens que l’entourage mobilise pour un parent très fragilisé. Il est d’ailleurs regrettable qu’aucune autorité n’ait pu chiffrer avec précision les besoins et les volumes. Il faudrait que le travail effectué par le COR (Conseil d’orientation des retraites) pour permettre un diagnostic partagé sur les retraites, soit aussi réalisé sur la question de la grande fragilité. À cet égard, le Rapport Gisserot est passé à côté des enjeux. De même que l’on peut considérer qu’il manque au Rapport de défendre un point de vue, une vision.
Il y a une réalité : les aides publiques laissent aux familles des dépenses importantes pour assurer aux personnes un confort minimal, c’est ce que l’on nomme le « reste à charge ». L’équité voudrait qu’une large partie puisse être prise en charge pour certaines catégories de personnes. Quelle que soit sa forme, la prise en charge du handicap et de la grande vieillesse sera de plus en plus douloureuse pour la collectivité et nécessitera des engagements financiers supplémentaires pour répondre à l’évolution démographique. .../...
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