L’histoire en quelques mots : Annie, Jean, Claude, Albert et Jeanne sont liés par une solide amitié depuis plus de quarante ans.
Alors quand la mémoire flanche, quand le coeur s’emballe et quand le spectre de la maison de retraite pointe le bout de son nez, ils se rebellent et décident de vivre… tous ensemble !
Le projet paraît fou mais même si la promiscuité dérange et réveille de vieux souvenirs, une formidable aventure commence : celle de la communauté... à 75 ans !
Entretien avec Stéphane Robelin
Le titre : je ne trouvais pas de titre. On me soumettait une liste de propositions. Et soudain, Et si on vivait tous ensemble ? est arrivé. Ce qui me plaisait, c’est qu’il était à la fois positif et incertain. Il avait quelque chose d’utopique, comme surgissant des années 70, alors que nous sommes loin de ces espérances-là, de cette idée de communauté qui alors fédérait les jeunes. Mais je trouvais tout à coup que ce serait beau que cette idée puisse aujourd’hui réunir des moins jeunes. Comme souvent, on a considéré que c’était un titre provisoire, et finalement, il s’est imposé !
Le retour en arrière : j’ai travaillé pour la télévision en attendant de pouvoir réaliser mon premier long-métrage. En 2004, j’ai tourné Real Movie, une aventure modeste et excitante, soutenu par une productrice qui commençait elle aussi, très enthousiaste. C’était l’histoire d’un étudiant en cinéma qui filmait son meilleur ami et qui pour plaire au spectateur, dramatisait sa vie. C’est un film qui s’est fait hors système, en DV, avec de tous petits moyens. Au final il est quand même sorti en salle sur une dizaine de copies. C’était une bonne expérience mais cela ne m’a pas vraiment aidé pour faire mon deuxième film !
Ensuite, j’ai travaillé sur un projet de film qui n’a pas abouti, et assez vite je me suis dit qu’il fallait que je traite d’un sujet de société, que je m’appuie sur quelque chose dont on a besoin de parler même si c’est difficile. C’est ainsi que m’est venue l’idée d’un film sur les difficultés liées à l’âge, sur la façon dont on traitait, ou plutôt dont on ne traitait pas les problèmes de dépendance dans notre pays.
A partir de là, de ce sujet grave, presque tabou, j’imaginais aussitôt un traitement contradictoire, un film choral, un film gai, en aucun cas déprimant, où les épisodes les plus empreints de tristesse seraient toujours allégés par l’humour. Je réalisais que ce projet ne pourrait s’accomplir qu’avec la complicité de comédiens prestigieux. Je rêvais de réunir des comédiens qui n’avaient jamais tourné ensemble, à qui je pourrais proposer des rôles principaux, alors que des acteurs de cet âge-là, malgré leurs extraordinaires carrières se voient souvent confier des personnages secondaires.
Tout cela faisait partie du projet, réunir ces acteurs, faire rire sans passer à côté du sujet, et par conséquent, dans le même temps, émouvoir. Oui, il s’agissait bien dès le départ d’une ambition ! Et aussi par toutes ses composantes accumulées, d’une utopie.
Alors quand la mémoire flanche, quand le coeur s’emballe et quand le spectre de la maison de retraite pointe le bout de son nez, ils se rebellent et décident de vivre… tous ensemble !
Le projet paraît fou mais même si la promiscuité dérange et réveille de vieux souvenirs, une formidable aventure commence : celle de la communauté... à 75 ans !
Entretien avec Stéphane Robelin
Le titre : je ne trouvais pas de titre. On me soumettait une liste de propositions. Et soudain, Et si on vivait tous ensemble ? est arrivé. Ce qui me plaisait, c’est qu’il était à la fois positif et incertain. Il avait quelque chose d’utopique, comme surgissant des années 70, alors que nous sommes loin de ces espérances-là, de cette idée de communauté qui alors fédérait les jeunes. Mais je trouvais tout à coup que ce serait beau que cette idée puisse aujourd’hui réunir des moins jeunes. Comme souvent, on a considéré que c’était un titre provisoire, et finalement, il s’est imposé !
Le retour en arrière : j’ai travaillé pour la télévision en attendant de pouvoir réaliser mon premier long-métrage. En 2004, j’ai tourné Real Movie, une aventure modeste et excitante, soutenu par une productrice qui commençait elle aussi, très enthousiaste. C’était l’histoire d’un étudiant en cinéma qui filmait son meilleur ami et qui pour plaire au spectateur, dramatisait sa vie. C’est un film qui s’est fait hors système, en DV, avec de tous petits moyens. Au final il est quand même sorti en salle sur une dizaine de copies. C’était une bonne expérience mais cela ne m’a pas vraiment aidé pour faire mon deuxième film !
Ensuite, j’ai travaillé sur un projet de film qui n’a pas abouti, et assez vite je me suis dit qu’il fallait que je traite d’un sujet de société, que je m’appuie sur quelque chose dont on a besoin de parler même si c’est difficile. C’est ainsi que m’est venue l’idée d’un film sur les difficultés liées à l’âge, sur la façon dont on traitait, ou plutôt dont on ne traitait pas les problèmes de dépendance dans notre pays.
A partir de là, de ce sujet grave, presque tabou, j’imaginais aussitôt un traitement contradictoire, un film choral, un film gai, en aucun cas déprimant, où les épisodes les plus empreints de tristesse seraient toujours allégés par l’humour. Je réalisais que ce projet ne pourrait s’accomplir qu’avec la complicité de comédiens prestigieux. Je rêvais de réunir des comédiens qui n’avaient jamais tourné ensemble, à qui je pourrais proposer des rôles principaux, alors que des acteurs de cet âge-là, malgré leurs extraordinaires carrières se voient souvent confier des personnages secondaires.
Tout cela faisait partie du projet, réunir ces acteurs, faire rire sans passer à côté du sujet, et par conséquent, dans le même temps, émouvoir. Oui, il s’agissait bien dès le départ d’une ambition ! Et aussi par toutes ses composantes accumulées, d’une utopie.
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