Senior saisit sa déclaration de revenus en ligne sur impots.gouv.fr en vérifiant la case 1AS © SeniorActu.com
Erreur 1 : ne pas vérifier les pensions préremplies
Première erreur fréquente : considérer que les pensions indiquées par l’administration fiscale sont forcément exactes. Les pensions de retraite sont en principe préremplies dans la déclaration, notamment les pensions de base et complémentaires.
Les montants figurent généralement dans les cases 1AS ou 1BS, mais le contribuable reste responsable de leur exactitude. L’administration rappelle qu’il faut les vérifier et les corriger si nécessaire (source : le site “service public”).
Cette vérification concerne aussi les situations moins courantes : pension de réversion, allocation veuvage, retraite versée en capital, majorations ou avantages accessoires.
Certaines sommes doivent être déclarées, tandis que d’autres peuvent être exonérées, comme l’Aspa, l’Asi ou certaines allocations du minimum vieillesse.
Les prestations de retraite versées sous forme de capital doivent également faire l’objet d’une attention particulière, avec des règles d’imposition spécifiques.
Les montants figurent généralement dans les cases 1AS ou 1BS, mais le contribuable reste responsable de leur exactitude. L’administration rappelle qu’il faut les vérifier et les corriger si nécessaire (source : le site “service public”).
Cette vérification concerne aussi les situations moins courantes : pension de réversion, allocation veuvage, retraite versée en capital, majorations ou avantages accessoires.
Certaines sommes doivent être déclarées, tandis que d’autres peuvent être exonérées, comme l’Aspa, l’Asi ou certaines allocations du minimum vieillesse.
Les prestations de retraite versées sous forme de capital doivent également faire l’objet d’une attention particulière, avec des règles d’imposition spécifiques.
Erreur 2 : mal comprendre l’abattement de 10 % sur les pensions
Les pensions de retraite bénéficient d’un abattement forfaitaire de 10 %. Il est appliqué automatiquement par l’administration fiscale sur le montant total des pensions et rentes déclarées.
En 2026, pour les revenus 2025, cet abattement est encadré par un minimum de 454 € par personne membre du foyer fiscal percevant une retraite. En revanche, le plafond maximal de déduction est fixé à 4 439 € pour l'ensemble du foyer fiscal, quel que soit le nombre de retraités qui le composent.
L’erreur consiste souvent à vouloir recalculer soi-même cet abattement ou à l’ajouter dans une autre case.
Ce n’est pas nécessaire. En revanche, il est utile de comprendre son impact : ce n’est pas le montant brut de la pension qui est directement imposé, mais le montant après abattement, dans la limite des plafonds prévus.
En 2026, pour les revenus 2025, cet abattement est encadré par un minimum de 454 € par personne membre du foyer fiscal percevant une retraite. En revanche, le plafond maximal de déduction est fixé à 4 439 € pour l'ensemble du foyer fiscal, quel que soit le nombre de retraités qui le composent.
L’erreur consiste souvent à vouloir recalculer soi-même cet abattement ou à l’ajouter dans une autre case.
Ce n’est pas nécessaire. En revanche, il est utile de comprendre son impact : ce n’est pas le montant brut de la pension qui est directement imposé, mais le montant après abattement, dans la limite des plafonds prévus.
Erreur 3 : valider trop vite une déclaration automatique
La déclaration automatique est pratique, mais elle ne doit pas être confondue avec une validation sans risque.
Elle reprend les informations connues de l’administration : situation de famille, revenus, pensions, revenus de capitaux mobiliers, CSG déductible ou encore prélèvement à la source déjà payé. Mais si une information est incomplète ou incorrecte, le contribuable doit la modifier.
Autrement dit, automatique ne veut pas dire exacte. Même les personnes non imposables ou habituées à une situation stable doivent vérifier les montants affichés.
Le Figaro rappelait récemment que les contribuables bénéficiant de la déclaration automatique restent pleinement responsables des erreurs figurant dans les revenus préremplis qu’ils n’auraient pas corrigées.
Elle reprend les informations connues de l’administration : situation de famille, revenus, pensions, revenus de capitaux mobiliers, CSG déductible ou encore prélèvement à la source déjà payé. Mais si une information est incomplète ou incorrecte, le contribuable doit la modifier.
Autrement dit, automatique ne veut pas dire exacte. Même les personnes non imposables ou habituées à une situation stable doivent vérifier les montants affichés.
Le Figaro rappelait récemment que les contribuables bénéficiant de la déclaration automatique restent pleinement responsables des erreurs figurant dans les revenus préremplis qu’ils n’auraient pas corrigées.
Erreur 4 : oublier un changement de situation
Un changement personnel peut modifier le calcul de l’impôt. Mariage, Pacs, divorce, décès du conjoint, déménagement, entrée en établissement, invalidité, rattachement ou départ d’une personne à charge : tous ces événements doivent être correctement signalés.
Un déménagement peut aussi avoir des conséquences pratiques, notamment pour recevoir les courriers fiscaux ou mettre à jour les informations liées au foyer. Les propriétaires doivent également rester attentifs à l’occupation de leurs biens immobiliers si celle-ci a changé.
Les locataires ou occupants d’une résidence secondaire doivent aussi mentionner ce logement dans leur déclaration, faute de quoi ils peuvent s’exposer à une majoration de taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Un déménagement peut aussi avoir des conséquences pratiques, notamment pour recevoir les courriers fiscaux ou mettre à jour les informations liées au foyer. Les propriétaires doivent également rester attentifs à l’occupation de leurs biens immobiliers si celle-ci a changé.
Les locataires ou occupants d’une résidence secondaire doivent aussi mentionner ce logement dans leur déclaration, faute de quoi ils peuvent s’exposer à une majoration de taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Erreur 5 : passer à côté d’une réduction ou d’un crédit d’impôt
Certaines dépenses peuvent réduire l’impôt à payer ou ouvrir droit à un crédit d’impôt. Pour les retraités, les cas les plus fréquents concernent l’emploi d’un salarié à domicile, l’aide à la personne, les frais liés à un établissement pour personnes dépendantes, les dons ou encore certains travaux d’adaptation du logement.
Avant de valider leur déclaration, les retraités ont intérêt à vérifier les montants préremplis, les abattements applicables et les éventuelles dépenses ouvrant droit à réduction d’impôt (source : le "guide sur la déclaration d’impôt sur le revenu " publié par Selexium).
Pour l’emploi à domicile, le crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées, dans une limite annuelle de 12 000 €, éventuellement majorée selon la composition du foyer.
Les dépenses doivent être déclarées en case 7DB, après déduction des aides reçues, comme l’APA, la PCH ou les CESU préfinancés.
Les frais d’hébergement en EHPAD ou en établissement pour personnes dépendantes peuvent, sous conditions, ouvrir droit à une réduction d’impôt de 25 % des dépenses supportées, retenues dans la limite de 10 000 € par personne hébergée.
Attention toutefois : il s’agit d’une réduction d’impôt, et non d’un crédit d’impôt. Elle ne donne donc pas lieu à remboursement si le foyer n’a pas d’impôt à payer.
Les travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap peuvent également ouvrir droit à un crédit d’impôt sous conditions de revenus, de nature des travaux et de facturation. Les dépenses concernées sont à déclarer dans la partie « réductions et crédits d’impôt ».
Avant de valider leur déclaration, les retraités ont intérêt à vérifier les montants préremplis, les abattements applicables et les éventuelles dépenses ouvrant droit à réduction d’impôt (source : le "guide sur la déclaration d’impôt sur le revenu " publié par Selexium).
Pour l’emploi à domicile, le crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées, dans une limite annuelle de 12 000 €, éventuellement majorée selon la composition du foyer.
Les dépenses doivent être déclarées en case 7DB, après déduction des aides reçues, comme l’APA, la PCH ou les CESU préfinancés.
Les frais d’hébergement en EHPAD ou en établissement pour personnes dépendantes peuvent, sous conditions, ouvrir droit à une réduction d’impôt de 25 % des dépenses supportées, retenues dans la limite de 10 000 € par personne hébergée.
Attention toutefois : il s’agit d’une réduction d’impôt, et non d’un crédit d’impôt. Elle ne donne donc pas lieu à remboursement si le foyer n’a pas d’impôt à payer.
Les travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie ou au handicap peuvent également ouvrir droit à un crédit d’impôt sous conditions de revenus, de nature des travaux et de facturation. Les dépenses concernées sont à déclarer dans la partie « réductions et crédits d’impôt ».
Erreur 6 : mal déclarer les revenus complémentaires
À la retraite, les revenus ne se limitent pas toujours aux pensions. Loyers, location meublée, revenus de SCPI, placements financiers, dividendes, plus-values, assurance-vie ou cumul emploi-retraite doivent être correctement déclarés.
Ces revenus complémentaires peuvent avoir un effet direct sur le revenu imposable, mais aussi sur les prélèvements sociaux ou le taux de prélèvement à la source.
En 2026, on constate une hausse des prélèvements sociaux sur certains revenus, en particulier pour les contribuables ayant perçu des dividendes, réalisé des plus-values sur un compte-titres ou exercé certaines activités de location meublée (source : article "les nouveautés de la déclaration de revenus 2026" publié sur Le Figaro).
Ces revenus complémentaires peuvent avoir un effet direct sur le revenu imposable, mais aussi sur les prélèvements sociaux ou le taux de prélèvement à la source.
En 2026, on constate une hausse des prélèvements sociaux sur certains revenus, en particulier pour les contribuables ayant perçu des dividendes, réalisé des plus-values sur un compte-titres ou exercé certaines activités de location meublée (source : article "les nouveautés de la déclaration de revenus 2026" publié sur Le Figaro).
Erreur 7 : ne pas contrôler le prélèvement à la source
Dernier point de vigilance : le taux de prélèvement à la source. La déclaration de revenus permet de régulariser l’impôt de l’année passée, mais aussi de mettre à jour le taux qui s’appliquera ensuite.
Pour la déclaration 2026, le nouveau taux est calculé après validation et s’appliquera à partir de septembre 2026.
Une erreur dans les revenus, les charges ou la situation du foyer peut donc avoir des conséquences au-delà de la déclaration elle-même. Elle peut entraîner un solde à payer plus élevé, un remboursement plus faible, ou un taux de prélèvement inadapté pendant plusieurs mois.
La déclaration de revenus n’est donc pas une simple formalité, même à la retraite. Elle reste le moment où se vérifient les pensions, les revenus complémentaires, les avantages fiscaux et le futur taux de prélèvement. Une relecture attentive peut éviter de mauvaises surprises plusieurs mois plus tard.
Pour la déclaration 2026, le nouveau taux est calculé après validation et s’appliquera à partir de septembre 2026.
Une erreur dans les revenus, les charges ou la situation du foyer peut donc avoir des conséquences au-delà de la déclaration elle-même. Elle peut entraîner un solde à payer plus élevé, un remboursement plus faible, ou un taux de prélèvement inadapté pendant plusieurs mois.
La déclaration de revenus n’est donc pas une simple formalité, même à la retraite. Elle reste le moment où se vérifient les pensions, les revenus complémentaires, les avantages fiscaux et le futur taux de prélèvement. Une relecture attentive peut éviter de mauvaises surprises plusieurs mois plus tard.

