Ce décalage ne signifie pas un rejet de la société, mais plutôt une mise à distance personnelle en raison de ses transformations rapides. Cette fracture est d’ailleurs accentuée par le poids des stéréotypes.
Alors que seul un tiers (32%) des retraités « se sent personnellement âgés », ils sont plus de la moitié (53%) à « se sentir considérés comme âgés » par le regard des autres. Cet écart de 20 points montre que l’âge est d'abord une assignation sociale avant d'être un ressenti personnel.
En somme, un retraité peut se sentir parfaitement intégré dans son cercle social tout en ayant le sentiment que la société le range dans la « case senior » et évolue dans une direction qu'il ne partage pas.
La société semble donc ne pas avoir progressé au même rythme que les avancées scientifiques et médicales : nous avons su prolonger l'existence mais nous ne sommes pas encore parvenus à proposer un accompagnement social et sociétal à la hauteur de cette évolution.
Dans ce contexte, l’Observatoire Seniors et société appelle au lancement d’une campagne nationale de sensibilisation contre l’âgisme. Ses membres plaident également pour que les professionnels du secteur soient formés à l’accompagnement psycho-social.
Enfin, dans un tout autre registre, il serait également intéressant de soutenir davantage les programmes d’habitat intergénérationnel et partagé pour qu’ils essaiment sur tout le territoire.
Ces initiatives permettraient de déconstruire les stéréotypes liés à l'âge et de mettre en lumière la contribution des seniors à la société. C’est en recréant du lien entre toutes les générations et en reconnaissant les aînés comme des citoyens à part entière que la tendance s’inversera.
Une telle initiative aurait aussi pour effet de transformer la perception de la retraite chez les actifs alors qu'un tiers d'entre eux (34%) l'envisage aujourd'hui avec pessimisme.
Alors que seul un tiers (32%) des retraités « se sent personnellement âgés », ils sont plus de la moitié (53%) à « se sentir considérés comme âgés » par le regard des autres. Cet écart de 20 points montre que l’âge est d'abord une assignation sociale avant d'être un ressenti personnel.
En somme, un retraité peut se sentir parfaitement intégré dans son cercle social tout en ayant le sentiment que la société le range dans la « case senior » et évolue dans une direction qu'il ne partage pas.
La société semble donc ne pas avoir progressé au même rythme que les avancées scientifiques et médicales : nous avons su prolonger l'existence mais nous ne sommes pas encore parvenus à proposer un accompagnement social et sociétal à la hauteur de cette évolution.
Dans ce contexte, l’Observatoire Seniors et société appelle au lancement d’une campagne nationale de sensibilisation contre l’âgisme. Ses membres plaident également pour que les professionnels du secteur soient formés à l’accompagnement psycho-social.
Enfin, dans un tout autre registre, il serait également intéressant de soutenir davantage les programmes d’habitat intergénérationnel et partagé pour qu’ils essaiment sur tout le territoire.
Ces initiatives permettraient de déconstruire les stéréotypes liés à l'âge et de mettre en lumière la contribution des seniors à la société. C’est en recréant du lien entre toutes les générations et en reconnaissant les aînés comme des citoyens à part entière que la tendance s’inversera.
Une telle initiative aurait aussi pour effet de transformer la perception de la retraite chez les actifs alors qu'un tiers d'entre eux (34%) l'envisage aujourd'hui avec pessimisme.
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