Un enjeu démographique inédit
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : d’ici 2030, le nombre de personnes âgées de 75 à 84 ans augmentera de 49%, passant de 4,1 à 6,1 millions. En 2050, près d’un Français sur trois aura plus de 65 ans.
Dans le même temps, 9,3 millions de personnes apportent une aide régulière à un proche en perte d’autonomie ; une réalité souvent invisible, qui touche particulièrement les 55-65 ans.
Cette évolution impose un changement de regard : considérer le vieillissement non comme une fragilité, mais comme une étape de vie à accompagner avec dignité, bienveillance et précision.
Vers une vision positive et inclusive du vieillissement
Le Cerin souhaite porter une approche inspirée du concept de vieillissement réussi, qui englobe bien plus que la seule santé physique : bien-être social, autonomie quotidienne, qualité de vie et plaisir de manger.
L’alimentation, si souvent réduite à ses apports nutritionnels, devient ici un vecteur de plaisir, de lien social et d’identité, tout en s’adaptant aux besoins spécifiques liés à l’âge.
« Bien manger, ce n’est pas seulement satisfaire les besoins de l’organisme. C’est maintenir le plaisir sensoriel et le lien social autour des repas, tout en laissant les personnes âgées actrices de leur alimentation. Ne pas faire pour, mais faire avec » souligne Claire Sulmont-Rossé, directrice de recherche à INRAE.
Des besoins nutritionnels souvent sous-estimés
L’avis n°92 du Conseil National de l’Alimentation (CNA) rappelle que les besoins des plus de 65 ans sont similaires, voire supérieurs à ceux des adultes plus jeunes.
Pourtant, les croyances persistent : plus d’un senior sur deux pense devoir manger moins en vieillissant ; et les trois-quarts (76%) estiment qu’il faut “manger léger” pour rester en forme.
Des idées reçues qui exposent à la fatigue, à la perte musculaire, et parfois à la dénutrition, un problème de santé publique encore méconnu.
Une brochure pour déconstruire les idées reçues et guider le quotidien
Pour répondre à ces défis, le Cerin publie la brochure “L’alimentation de l’aidé et de l’aidant”, conçue avec Gaëlle Soriano, diététicienne nutritionniste au CHU de Toulouse.
Destinée aux professionnels de santé et du médico-social, elle rassemble :
L’objectif : proposer une alimentation réaliste, plaisante, accessible, même en situation de fragilité ou avec un budget restreint.
Des repères simples pour préserver vitalité, autonomie et moral
La brochure met en avant plusieurs principes essentiels :
Ces conseils s’adressent autant aux personnes aidées qu’à leurs aidants : pour accompagner l’autre, il faut aussi savoir prendre soin de soi.
Retrouver le plaisir de manger, un marqueur du bien-être
Le partage d’un repas, la redécouverte d’une recette d’enfance ou la réintroduction d’aliments injustement évités participent à maintenir l’estime de soi et l’autonomie. Le plaisir alimentaire devient ainsi un véritable indicateur de santé globale.
Cette nouvelle publication s’inscrit dans l’ensemble des outils du Cerin ; fiches, supports pédagogiques, documents pratiques accessibles sur cerin.org.
.
Un engagement durable en faveur d’une alimentation équilibrée et inclusive
En cohérence avec les recommandations du CNA, le Cerin réaffirme son engagement : promouvoir une alimentation équilibrée, gourmande, accessible, conciliant prévention, inclusion et bien-être à tous les âges de la vie.
Le Cerin, département santé du Cniel, poursuit ainsi sa mission : diffuser des informations nutritionnelles fiables et scientifiquement fondées pour accompagner les professionnels et soutenir la santé des populations.
*Centre de Ressources et d’Informations Nutritionnelles
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : d’ici 2030, le nombre de personnes âgées de 75 à 84 ans augmentera de 49%, passant de 4,1 à 6,1 millions. En 2050, près d’un Français sur trois aura plus de 65 ans.
Dans le même temps, 9,3 millions de personnes apportent une aide régulière à un proche en perte d’autonomie ; une réalité souvent invisible, qui touche particulièrement les 55-65 ans.
Cette évolution impose un changement de regard : considérer le vieillissement non comme une fragilité, mais comme une étape de vie à accompagner avec dignité, bienveillance et précision.
Vers une vision positive et inclusive du vieillissement
Le Cerin souhaite porter une approche inspirée du concept de vieillissement réussi, qui englobe bien plus que la seule santé physique : bien-être social, autonomie quotidienne, qualité de vie et plaisir de manger.
L’alimentation, si souvent réduite à ses apports nutritionnels, devient ici un vecteur de plaisir, de lien social et d’identité, tout en s’adaptant aux besoins spécifiques liés à l’âge.
« Bien manger, ce n’est pas seulement satisfaire les besoins de l’organisme. C’est maintenir le plaisir sensoriel et le lien social autour des repas, tout en laissant les personnes âgées actrices de leur alimentation. Ne pas faire pour, mais faire avec » souligne Claire Sulmont-Rossé, directrice de recherche à INRAE.
Des besoins nutritionnels souvent sous-estimés
L’avis n°92 du Conseil National de l’Alimentation (CNA) rappelle que les besoins des plus de 65 ans sont similaires, voire supérieurs à ceux des adultes plus jeunes.
Pourtant, les croyances persistent : plus d’un senior sur deux pense devoir manger moins en vieillissant ; et les trois-quarts (76%) estiment qu’il faut “manger léger” pour rester en forme.
Des idées reçues qui exposent à la fatigue, à la perte musculaire, et parfois à la dénutrition, un problème de santé publique encore méconnu.
Une brochure pour déconstruire les idées reçues et guider le quotidien
Pour répondre à ces défis, le Cerin publie la brochure “L’alimentation de l’aidé et de l’aidant”, conçue avec Gaëlle Soriano, diététicienne nutritionniste au CHU de Toulouse.
Destinée aux professionnels de santé et du médico-social, elle rassemble :
- des repères nutritionnels pratiques,
- des conseils d’adaptation simples,
- des exemples concrets pour prévenir la perte d’appétit et la dénutrition,
- des ressources pour accompagner les aidants, souvent confrontés à la fatigue et au manque de temps.
L’objectif : proposer une alimentation réaliste, plaisante, accessible, même en situation de fragilité ou avec un budget restreint.
Des repères simples pour préserver vitalité, autonomie et moral
La brochure met en avant plusieurs principes essentiels :
- Écouter ses envies et son appétit, sans culpabilité.
- Simplifier la cuisine, surtout pour les aidants.
- Adapter l’alimentation selon les situations : perte de poids, fatigue, troubles de l’appétit…
- Préserver la masse musculaire et osseuse grâce aux protéines, au calcium et à l’activité physique.
- Lutter contre la déshydratation et la dénutrition, en enrichissant les repas, en variant les textures et en prévoyant collations et goûters si nécessaire.
Ces conseils s’adressent autant aux personnes aidées qu’à leurs aidants : pour accompagner l’autre, il faut aussi savoir prendre soin de soi.
Retrouver le plaisir de manger, un marqueur du bien-être
Le partage d’un repas, la redécouverte d’une recette d’enfance ou la réintroduction d’aliments injustement évités participent à maintenir l’estime de soi et l’autonomie. Le plaisir alimentaire devient ainsi un véritable indicateur de santé globale.
Cette nouvelle publication s’inscrit dans l’ensemble des outils du Cerin ; fiches, supports pédagogiques, documents pratiques accessibles sur cerin.org.
.
Un engagement durable en faveur d’une alimentation équilibrée et inclusive
En cohérence avec les recommandations du CNA, le Cerin réaffirme son engagement : promouvoir une alimentation équilibrée, gourmande, accessible, conciliant prévention, inclusion et bien-être à tous les âges de la vie.
Le Cerin, département santé du Cniel, poursuit ainsi sa mission : diffuser des informations nutritionnelles fiables et scientifiquement fondées pour accompagner les professionnels et soutenir la santé des populations.
*Centre de Ressources et d’Informations Nutritionnelles





