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Article publié le 08/02/2017 à 01:00 | Lu 1387 fois

Anticiper pour permettre aux personnes malades de rester maître de leurs décisions

A l’occasion du premier anniversaire de la promulgation de la loi créant de nouveaux droits en faveur des malades en fin de vie, L’association France Alzheimer s’est associée avec la SFAP pour promouvoir deux dispositifs : la personne de confiance et le mandat de protection future.


Depuis la loi de 1999 visant à garantir le droit à l'accès aux soins palliatifs, trois lois successives ont fait progresser le droit des personnes en fin de vie d’exprimer leur volonté concernant la poursuite, la limitation ou l’arrêt de traitements ou d’actes médicaux.
 
La loi du 2 février 2016 dite loi Claeys Leonetti réaffirme, entre autres, le rôle de la personne de confiance. Qu’en est-il exactement ? Tout individu majeur peut ainsi désigner une personne de confiance pour l’accompagner et si besoin, indiquer ses volontés, sur les questions concernant sa santé.
 
Depuis la promulgation de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015, la personne de confiance peut également assister la personne malade dans les démarches concernant les services médicosociaux ou un établissement d’hébergement pour personnes âgées.
 
De son côté, le mandat de protection future donne la possibilité de prévoir sa propre protection dans l’éventualité où l’on ne serait plus un jour en capacité de gérer ses propres affaires. Il permet de choisir la ou les personnes souhaitées pour exercer la protection et envisager l’étendue de cette protection sur sa personne, sur ses biens ou sur les deux.
 
Dans le cas de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie neurodégénérative apparentée (ex : maladie à corps de Lewy, dégénérescences fronto-temporales), ces deux mesures sont essentielles pour que la personne malade puisse rester au cœur des décisions la concernant et pour que ses proches puissent l’accompagner le plus sereinement possible.
 
A l’image de la morale de la fable du bouc et du renard de Jean La Fontaine « En toute chose, il faut considérer sa fin », l’association France Alzheimer ainsi que la SFAP se sont associés pour diffuser deux courts films d’animation qui reprennent l’univers du célèbre fabuliste.
 
Sur le premier film d’animation nous suivons Mme Hibou qui suite au diagnostic de sa maladie a fait preuve de sagesse en désignant deux mandataires de son choix. Ils seront chargés de la représenter dans les actes de la vie personnelle et patrimoniale, pour le cas où dans l’avenir elle ne pourrait plus pourvoir seule à ses intérêts, en raison de l’altération de ses facultés.                                          
 
Le second film d’animation raconte la fable de M. Goupil qui fait preuve d’intelligence en choisissant une personne de confiance pour l’accompagner et si besoin indiquer ses volontés sur les questions concernant sa santé, sa prise en charge à domicile ou en établissement.                                       
 
*Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs