La comédienne critique l’allongement excessif de la vie sans qualité, plaidant pour une réflexion éthique sur la fin de vie, en notant toutefois les dilemmes moraux.
Il y a d’abord le fait que je n’ai jamais eu, dans ma famille, à me confronter à la vieillesse des miens. Mes parents sont morts quand j’avais 9 ans, tous les grands-parents ont suivi, les oncles et tantes peu de temps après, puis ma jeune sœur, et même le père de mes enfants…
Tous ont fait place nette. Je n’ai donc pas l’expérience d’avoir à gérer une personne âgée, ni celle d’une admission dans un EHPAD.
Et puis, l’absence de mes parents m’a incitée à me construire, par la force des choses, de manière très indépendante. J’ai dû apprendre à me tenir debout seule, dans une extrême autonomie, et cela forge un caractère.
C’est pourquoi je n’arrive pas à envisager d’être un jour prisonnière de mon corps entre quatre murs, et je préférerais, en ce cas, choisir la grande évasion vers l’inconnu. […]
La belle-mère de ma fille a une maman qui vivait en Ariège, dans une maison assez isolée. Cette dame n’a pas un caractère facile et sa fille pensait qu’il serait très difficile pour elle de s’adapter à la vie dans un EHPAD. […]
Mais, la bonne surprise, c’est que la vieille dame solitaire a trouvé sa nouvelle vie absolument formidable !
Des activités culturelles, énormément de choses partagées, tant et si bien que cette femme qui a toujours vécu isolée a trouvé tout à coup des compagnons et des compagnes, des échanges qu’elle n’avait pas l’occasion d’avoir dans sa maison isolée.
Elle a découvert en EHPAD une vie sociale qui lui a beaucoup plu ! Une nouvelle vie, pour le coup, plus attirante que celle qu’elle menait seule. C’est un cas parmi tant d’autres, bien sûr, mais il est quand même exemplaire des réussites qui existent.
Mon regard sur l’EHPAD a donc un peu changé. Je pense que c’est effectivement positif si les personnes sentent qu’elles vont connaître une nouvelle partie de leur vie, accompagnées. Mais cela dépend complètement du caractère de la personne, de sa sociabilité, et aussi de l’équipe de soignants qui l’entoure, des partages qui ont lieu.
Il y a d’abord le fait que je n’ai jamais eu, dans ma famille, à me confronter à la vieillesse des miens. Mes parents sont morts quand j’avais 9 ans, tous les grands-parents ont suivi, les oncles et tantes peu de temps après, puis ma jeune sœur, et même le père de mes enfants…
Tous ont fait place nette. Je n’ai donc pas l’expérience d’avoir à gérer une personne âgée, ni celle d’une admission dans un EHPAD.
Et puis, l’absence de mes parents m’a incitée à me construire, par la force des choses, de manière très indépendante. J’ai dû apprendre à me tenir debout seule, dans une extrême autonomie, et cela forge un caractère.
C’est pourquoi je n’arrive pas à envisager d’être un jour prisonnière de mon corps entre quatre murs, et je préférerais, en ce cas, choisir la grande évasion vers l’inconnu. […]
La belle-mère de ma fille a une maman qui vivait en Ariège, dans une maison assez isolée. Cette dame n’a pas un caractère facile et sa fille pensait qu’il serait très difficile pour elle de s’adapter à la vie dans un EHPAD. […]
Mais, la bonne surprise, c’est que la vieille dame solitaire a trouvé sa nouvelle vie absolument formidable !
Des activités culturelles, énormément de choses partagées, tant et si bien que cette femme qui a toujours vécu isolée a trouvé tout à coup des compagnons et des compagnes, des échanges qu’elle n’avait pas l’occasion d’avoir dans sa maison isolée.
Elle a découvert en EHPAD une vie sociale qui lui a beaucoup plu ! Une nouvelle vie, pour le coup, plus attirante que celle qu’elle menait seule. C’est un cas parmi tant d’autres, bien sûr, mais il est quand même exemplaire des réussites qui existent.
Mon regard sur l’EHPAD a donc un peu changé. Je pense que c’est effectivement positif si les personnes sentent qu’elles vont connaître une nouvelle partie de leur vie, accompagnées. Mais cela dépend complètement du caractère de la personne, de sa sociabilité, et aussi de l’équipe de soignants qui l’entoure, des partages qui ont lieu.





