L’histoire : Walter Orsini aime faire des grands gestes et parler fort, un peu. Il aime la pêche, la cuisine et les bons vins, beaucoup. Il aime Paul et Jacques, ses amis d’une vie, passionnément. Il aime surtout Clémence, sa fille de vingt ans, à la folie.
Mais il n’aime pas le mensonge, mais alors pas du tout. « Dans la vie, on se dit tout » voilà ce qu’il déclare à qui veut l’entendre et même aux autres... Mais il est bien seul à respecter ce principe. Aussi, comment Walter, le fort en gueule, va-t-il réagir quand il découvrira que ceux qu’il aime tant lui mentent effrontément ?
Walter par Gérard Lanvin
Le scénario d’Amitiés Sincères m’est arrivé au moment où j’envisageais de faire une nouvelle adaptation d’Un moment d’égarement de Claude Berri, où il est question d’un homme qui, pendant un été, va vivre quelque chose avec la fille d’un de ses amis.
J’ai sauté sur le scénario de François et Stephan parce que j’y retrouvais les thèmes qui me touchaient mais sans les points qui, à mon sens, méritaient d’être changés. On est cette fois sur un pitch très clair : votre fille tombe amoureuse d’un homme de votre âge, ce qui n’est pas facile à accepter, surtout quand elle est tout ce qu’il vous reste de vraie famille.
L’histoire d’amour entre la jeune femme et l’homme mûr est ici traitée sans aucune ambiguïté, de façon saine. C’est la raison pour laquelle les gens peuvent non seulement se sentir concernés, mais en plus en parler. Aujourd’hui, c’est un vrai phénomène de société. Beaucoup de femmes avouent ne pas s’intéresser aux hommes de leur génération, mais plutôt à des gens plus âgés qui leur amènent plus d’émotions. L’amour n’est pas une question d’âge, mais de vibration.
L’élan des deux metteurs en scène m’a aussi convaincu. Lorsque l’on vient vous voir parce que l’on vous aime et que l’on vous veut pour une telle histoire, même si tout n’est pas parfait, vous lisez. Ensuite, on a retravaillé tous les trois et j’ai découvert de vrais complices. J’ai vu des mômes qui ont la mentalité que j’espère garder, et trouver chez les autres. Ils savent faire confiance. Je ne demande pas à retravailler par principe ni pour marquer mon territoire, mais pour sortir le meilleur de ce que tout le monde propose. L’exactitude des rapports est ma priorité. Il faut donc le moins d’erreurs possible dans le texte puisque c’est de là que tout part. C’est ainsi que je fonctionne, avec le coeur et l’émotion. Ce sont des valeurs que j’ai retrouvées chez François et Stephan.
J’aimais l’idée de travailler sur un personnage un peu psychorigide, à qui personne n’ose dire la vérité alors que pratiquement tout le monde la connaît. Walter, mon personnage, est finalement un homme naïf, ce qui est toujours amusant à jouer. C’est un mec extrêmement sincère, entier, affectueux, mais qui a malheureusement commis une erreur de jugement vis-à-vis de sa femme. Cela l’a séparé de son épouse, Stéphanie, magnifiquement jouée par Zabou, et il en porte le poids chaque jour.
Tout le monde le trouve fort, mais comme souvent dans le cas des gens jugés solides, personne n’imagine ni sa sensibilité ni sa fragilité. C’était un personnage complexe à jouer parce que dans chaque scène, il y avait une émotion différente à travailler. Walter va peu à peu comprendre ses erreurs, même si cela ne changera pas les choses pour lui. Il sera quand même obligé d’accepter que sa femme vive avec un autre homme, à cause de sa bêtise. Il devra surtout admettre que sa fille quitte le foyer pour aller vivre avec un homme qui est de surcroît un ami.
On découvre Walter comme un monolithe, un bloc qui fonce. Tout l’enjeu en incarnant ce personnage est de révéler ses failles, ses faiblesses et l’affection qu’il porte vraiment aux siens. Impossible de passer à côté de ce genre de rôle ! Ce sont des personnages que j’aime jouer parce que je les comprends. Je ne comprends pas les salopards ! Quand j’observe la nature humaine, elle me désespère souvent. Je pense que le monde ne changera que lorsque les hommes changeront. Pour moi, l’émotion est bien plus intéressante à jouer sur des personnages qui ont de la sensibilité, qui portent de l’intérêt aux autres et pour qui la générosité et la gentillesse signifient quelque chose.
Mais il n’aime pas le mensonge, mais alors pas du tout. « Dans la vie, on se dit tout » voilà ce qu’il déclare à qui veut l’entendre et même aux autres... Mais il est bien seul à respecter ce principe. Aussi, comment Walter, le fort en gueule, va-t-il réagir quand il découvrira que ceux qu’il aime tant lui mentent effrontément ?
Walter par Gérard Lanvin
Le scénario d’Amitiés Sincères m’est arrivé au moment où j’envisageais de faire une nouvelle adaptation d’Un moment d’égarement de Claude Berri, où il est question d’un homme qui, pendant un été, va vivre quelque chose avec la fille d’un de ses amis.
J’ai sauté sur le scénario de François et Stephan parce que j’y retrouvais les thèmes qui me touchaient mais sans les points qui, à mon sens, méritaient d’être changés. On est cette fois sur un pitch très clair : votre fille tombe amoureuse d’un homme de votre âge, ce qui n’est pas facile à accepter, surtout quand elle est tout ce qu’il vous reste de vraie famille.
L’histoire d’amour entre la jeune femme et l’homme mûr est ici traitée sans aucune ambiguïté, de façon saine. C’est la raison pour laquelle les gens peuvent non seulement se sentir concernés, mais en plus en parler. Aujourd’hui, c’est un vrai phénomène de société. Beaucoup de femmes avouent ne pas s’intéresser aux hommes de leur génération, mais plutôt à des gens plus âgés qui leur amènent plus d’émotions. L’amour n’est pas une question d’âge, mais de vibration.
L’élan des deux metteurs en scène m’a aussi convaincu. Lorsque l’on vient vous voir parce que l’on vous aime et que l’on vous veut pour une telle histoire, même si tout n’est pas parfait, vous lisez. Ensuite, on a retravaillé tous les trois et j’ai découvert de vrais complices. J’ai vu des mômes qui ont la mentalité que j’espère garder, et trouver chez les autres. Ils savent faire confiance. Je ne demande pas à retravailler par principe ni pour marquer mon territoire, mais pour sortir le meilleur de ce que tout le monde propose. L’exactitude des rapports est ma priorité. Il faut donc le moins d’erreurs possible dans le texte puisque c’est de là que tout part. C’est ainsi que je fonctionne, avec le coeur et l’émotion. Ce sont des valeurs que j’ai retrouvées chez François et Stephan.
J’aimais l’idée de travailler sur un personnage un peu psychorigide, à qui personne n’ose dire la vérité alors que pratiquement tout le monde la connaît. Walter, mon personnage, est finalement un homme naïf, ce qui est toujours amusant à jouer. C’est un mec extrêmement sincère, entier, affectueux, mais qui a malheureusement commis une erreur de jugement vis-à-vis de sa femme. Cela l’a séparé de son épouse, Stéphanie, magnifiquement jouée par Zabou, et il en porte le poids chaque jour.
Tout le monde le trouve fort, mais comme souvent dans le cas des gens jugés solides, personne n’imagine ni sa sensibilité ni sa fragilité. C’était un personnage complexe à jouer parce que dans chaque scène, il y avait une émotion différente à travailler. Walter va peu à peu comprendre ses erreurs, même si cela ne changera pas les choses pour lui. Il sera quand même obligé d’accepter que sa femme vive avec un autre homme, à cause de sa bêtise. Il devra surtout admettre que sa fille quitte le foyer pour aller vivre avec un homme qui est de surcroît un ami.
On découvre Walter comme un monolithe, un bloc qui fonce. Tout l’enjeu en incarnant ce personnage est de révéler ses failles, ses faiblesses et l’affection qu’il porte vraiment aux siens. Impossible de passer à côté de ce genre de rôle ! Ce sont des personnages que j’aime jouer parce que je les comprends. Je ne comprends pas les salopards ! Quand j’observe la nature humaine, elle me désespère souvent. Je pense que le monde ne changera que lorsque les hommes changeront. Pour moi, l’émotion est bien plus intéressante à jouer sur des personnages qui ont de la sensibilité, qui portent de l’intérêt aux autres et pour qui la générosité et la gentillesse signifient quelque chose.




