Le mécanisme du plafonnement : ce que vos cotisations ne génèrent pas
La pension de retraite de base du régime général est calculée sur la moyenne de vos 25 meilleures années de salaires. Mais attention : chaque année, seule la partie de votre salaire inférieure ou égale au plafond de la Sécurité sociale est prise en compte.
En 2026, ce plafond annuel (PASS) est fixé à 48 060 €, soit 4 005 € par mois. Concrètement, si vous gagnez 70 000 € brut par an, seuls 48 060 € seront retenus pour le calcul de votre future pension de base. Les 21 940 € restants ne génèrent aucun droit supplémentaire auprès de la Cnav.
Ce plafonnement s'applique année après année. Sur une carrière de 25 ans passée au-dessus du plafond, l'écart entre vos revenus réels et ceux pris en compte peut représenter des centaines de milliers d'euros de salaires "invisibles" pour votre retraite de base.
En 2026, ce plafond annuel (PASS) est fixé à 48 060 €, soit 4 005 € par mois. Concrètement, si vous gagnez 70 000 € brut par an, seuls 48 060 € seront retenus pour le calcul de votre future pension de base. Les 21 940 € restants ne génèrent aucun droit supplémentaire auprès de la Cnav.
Ce plafonnement s'applique année après année. Sur une carrière de 25 ans passée au-dessus du plafond, l'écart entre vos revenus réels et ceux pris en compte peut représenter des centaines de milliers d'euros de salaires "invisibles" pour votre retraite de base.
Êtes-vous concerné par ce plafonnement ?
Vous êtes touché par ce mécanisme si votre salaire brut annuel dépasse 48 060 € en 2026, soit environ 3 100 € net par mois. Cela concerne une large partie des cadres, des professions intermédiaires et des salariés expérimentés du secteur privé.
Selon les données de l'INSEE, environ 20 % des salariés du privé perçoivent une rémunération supérieure au plafond de la Sécurité sociale. Pour eux, la règle est la même : qu'ils gagnent 50 000 € ou 150 000 € par an, leur pension de base maximale sera identique.
Les profils les plus impactés sont les cadres supérieurs, les commerciaux avec variable, les professions à forte rémunération en fin de carrière, et tous ceux qui ont connu des progressions salariales importantes après leurs 25 meilleures années.
Selon les données de l'INSEE, environ 20 % des salariés du privé perçoivent une rémunération supérieure au plafond de la Sécurité sociale. Pour eux, la règle est la même : qu'ils gagnent 50 000 € ou 150 000 € par an, leur pension de base maximale sera identique.
Les profils les plus impactés sont les cadres supérieurs, les commerciaux avec variable, les professions à forte rémunération en fin de carrière, et tous ceux qui ont connu des progressions salariales importantes après leurs 25 meilleures années.
L'illusion d'une pension proportionnelle au salaire
Prenons l'exemple de deux salariés qui partent à la retraite en 2026 avec une carrière complète :
Salarié A : a gagné en moyenne 48 000 € brut par an pendant ses 25 meilleures années. Sa pension de base sera calculée sur 48 000 € × 50 % = 2 000 € brut/mois.
Salarié B : a gagné en moyenne 90 000 € brut par an pendant ses 25 meilleures années. Mais seuls 48 060 € sont retenus chaque année. Sa pension de base : 48 060 € × 50 % / 12 = 2 002,50 € brut/mois.
Résultat : malgré un salaire presque deux fois supérieur, le salarié B ne touchera que 2,50 € de plus par mois sur sa pension de base. L'écart de 42 000 € de revenus annuels n'a généré aucun droit supplémentaire au régime général.
Salarié A : a gagné en moyenne 48 000 € brut par an pendant ses 25 meilleures années. Sa pension de base sera calculée sur 48 000 € × 50 % = 2 000 € brut/mois.
Salarié B : a gagné en moyenne 90 000 € brut par an pendant ses 25 meilleures années. Mais seuls 48 060 € sont retenus chaque année. Sa pension de base : 48 060 € × 50 % / 12 = 2 002,50 € brut/mois.
Résultat : malgré un salaire presque deux fois supérieur, le salarié B ne touchera que 2,50 € de plus par mois sur sa pension de base. L'écart de 42 000 € de revenus annuels n'a généré aucun droit supplémentaire au régime général.
Comment compenser ce plafonnement
La bonne nouvelle : la retraite complémentaire Agirc-Arrco n'est pas soumise à ce plafonnement de pension. Elle fonctionne en points, et vos cotisations sur la totalité de votre salaire (jusqu'à 8 fois le PASS, soit 384 480 € en 2026) génèrent des droits réels.
C'est précisément sur cette complémentaire que les hauts revenus construisent l'essentiel de leur retraite. Pour un cadre supérieur, l'Agirc-Arrco peut représenter 60 à 70 % de la pension totale, contre 30 à 40 % pour la base.
Pour anticiper, consultez votre relevé de situation individuelle sur info-retraite.fr. Vous y verrez clairement l'écart entre votre pension de base (plafonnée) et votre complémentaire (proportionnelle à vos revenus). Les cadres concernés peuvent aussi envisager un Plan d'Épargne Retraite (PER) pour optimiser leur stratégie, avec un plafond de déduction fiscale lui aussi indexé sur le PASS.
C'est précisément sur cette complémentaire que les hauts revenus construisent l'essentiel de leur retraite. Pour un cadre supérieur, l'Agirc-Arrco peut représenter 60 à 70 % de la pension totale, contre 30 à 40 % pour la base.
Pour anticiper, consultez votre relevé de situation individuelle sur info-retraite.fr. Vous y verrez clairement l'écart entre votre pension de base (plafonnée) et votre complémentaire (proportionnelle à vos revenus). Les cadres concernés peuvent aussi envisager un Plan d'Épargne Retraite (PER) pour optimiser leur stratégie, avec un plafond de déduction fiscale lui aussi indexé sur le PASS.
Sources :
- Service-public.fr, fiche "Montant de la retraite du salarié du secteur privé", mise à jour le 1er janvier 2026
- Arrêté du 22 décembre 2025 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2026
- Agirc-Arrco, règlement du régime de retraite complémentaire
- Service-public.fr, fiche "Montant de la retraite du salarié du secteur privé", mise à jour le 1er janvier 2026
- Arrêté du 22 décembre 2025 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2026
- Agirc-Arrco, règlement du régime de retraite complémentaire

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