La revue s'intéresse également aux effets des myrtilles sauvages sur les fonctions cognitives, un sujet particulièrement important pour les seniors. Les études d'intervention clinique menées chez des adultes âgés suggèrent que cette consommation pourrait améliorer certains aspects de la performance cognitive, notamment la vitesse de réflexion et la mémoire.
Ces bénéfices cognitifs seraient liés à l'amélioration de la circulation sanguine dans l'ensemble de l'organisme, y compris au niveau cérébral. Les effets ont été observés aussi bien après une prise unique qu'après des interventions prolongées sur plusieurs semaines.
Quelle quantité consommer pour en bénéficier ? Les chercheurs indiquent que les bénéfices ont été observés avec des quantités réalistes et accessibles : environ une tasse de myrtilles sauvages par jour, soit environ 150 grammes de fruits frais ou l'équivalent en poudre lyophilisée. Les myrtilles sauvages surgelées conservent parfaitement leurs propriétés nutritionnelles et peuvent être intégrées facilement dans des smoothies, des yaourts, des flocons d'avoine ou des préparations culinaires.
« Les myrtilles sauvages sont valorisées par l'homme depuis des milliers d'années », rappelle Dorothy Klimis-Zacas, professeure de nutrition clinique à l'Université du Maine et co-auteure de l'étude. « Les connaissances traditionnelles reconnaissaient leur valeur, et la recherche actuelle continue d'explorer comment leur composition unique peut soutenir la santé dans le cadre d'une alimentation équilibrée. »
Pourquoi privilégier les myrtilles sauvages aux variétés cultivées ? Contrairement aux myrtilles cultivées (bleuets) dont la chair est blanche, les myrtilles sauvages (aussi appelées lowbush blueberries en anglais) possèdent une chair intensément colorée jusqu'au cœur. Elles contiennent environ 30 formes distinctes d'anthocyanes, ces pigments bleus aux puissantes propriétés antioxydantes. Leur croissance dans des conditions climatiques difficiles (hivers rigoureux du Maine et de l'Est du Canada) stimulerait la production de ces composés protecteurs. En France, les myrtilles sauvages poussent notamment dans les Vosges et le Massif Central.