Portrait de Louis de Cazenave publié par l’Office national des anciens combattants (Onac)
A 18 ans, le 19 décembre 1916, Louis de Cazenave est mobilisé pour la Grande Guerre et se retrouve sur le front dans l'infanterie coloniale au sein du 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais. « Forcement, on ne nous mettait pas dans les endroits les plus calmes ! »
Louis dit : « En 1916, nous étions jeunes, patriotes et enthousiastes pour le combat, les peuples français et allemands avaient été montés l'un contre l'autre. On partait, on ne savait pas pourquoi, mais on y allait. » Mais confronté à la réalité du front, le ton a ensuite changé. Il a été affecté à de nombreux régiments mais il n'oubliera jamais « le Chemin des Dames », là où a eu lieu cette désastreuse bataille qui a coûté la vie à plus de 150 000 compagnons d'armes en 1917.
Il confie « Il faut avoir entendu les blessés entre les lignes. Ils appelaient leur mère, suppliaient qu'on les achève. C'était une chose horrible. » Louis raconte aussi l'histoire du point d'eau où les soldats venaient s'approvisionner sans se tirer dessus. « Les Allemands, on les retrouvait quand on allait chercher de l'eau au puits. On discutait. Ils étaient comme nous, ils en avaient assez. Quand l'Etat major l'a su il a ordonné une attaque. »
Après l'horreur des tranchées et sans savoir pourquoi, il est muté dans l'artillerie là où on était le moins exposé. Louis devient ensuite téléphoniste, quitte le front pour tirer les lignes sur les champs de bataille.
Il parle de la guerre en ces mots : « Hay, hay, hay, un truc absurde, inutile ! A quoi ça sert de massacrer les gens ? Rein ne peut le justifier, rien ! » Et d'ajouter : « Le hasard des tirs veut que je sois encore là alors que je pourrais être ailleurs depuis longtemps. »
Rendu à la vie civile, en 1919, il devient cheminot et travaille aux gares de Brioude, du Puy-en-Velay et de Saint-Etienne. Il épouse Jeanne en 1921 avec qui il a eu trois enfants. Il a participé aux manifestations du Front populaire en 1936 mais pas à la Seconde Guerre mondiale.
Louis dit : « En 1916, nous étions jeunes, patriotes et enthousiastes pour le combat, les peuples français et allemands avaient été montés l'un contre l'autre. On partait, on ne savait pas pourquoi, mais on y allait. » Mais confronté à la réalité du front, le ton a ensuite changé. Il a été affecté à de nombreux régiments mais il n'oubliera jamais « le Chemin des Dames », là où a eu lieu cette désastreuse bataille qui a coûté la vie à plus de 150 000 compagnons d'armes en 1917.
Il confie « Il faut avoir entendu les blessés entre les lignes. Ils appelaient leur mère, suppliaient qu'on les achève. C'était une chose horrible. » Louis raconte aussi l'histoire du point d'eau où les soldats venaient s'approvisionner sans se tirer dessus. « Les Allemands, on les retrouvait quand on allait chercher de l'eau au puits. On discutait. Ils étaient comme nous, ils en avaient assez. Quand l'Etat major l'a su il a ordonné une attaque. »
Après l'horreur des tranchées et sans savoir pourquoi, il est muté dans l'artillerie là où on était le moins exposé. Louis devient ensuite téléphoniste, quitte le front pour tirer les lignes sur les champs de bataille.
Il parle de la guerre en ces mots : « Hay, hay, hay, un truc absurde, inutile ! A quoi ça sert de massacrer les gens ? Rein ne peut le justifier, rien ! » Et d'ajouter : « Le hasard des tirs veut que je sois encore là alors que je pourrais être ailleurs depuis longtemps. »
Rendu à la vie civile, en 1919, il devient cheminot et travaille aux gares de Brioude, du Puy-en-Velay et de Saint-Etienne. Il épouse Jeanne en 1921 avec qui il a eu trois enfants. Il a participé aux manifestations du Front populaire en 1936 mais pas à la Seconde Guerre mondiale.
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