Les débuts
Hiver 1963. Jean rencontre Gérard dans un bar et ce dernier vient compléter ce jeune groupe de musiciens pop se composant de Jean, Rachid, son frère et Mam. A cette époque, Jean a 19 ans et Gérard 21. Les petites tournées commencent gentiment à débuter : 15 jours d'Intervilles, un peu d'Olympia, et des premières parties de Dick Rivers. Celui-ci aime tellement le groupe, et Gérard en particulier, qu'il le prend en tant que Sax et manager de ses musiciens anglais.
Nos amis se retrouvent donc sans Gérard et se séparent. Mais ceci ne dure qu'un temps, puisque Gérard craque devant les frasques anglaises de ses musiciens et rejoint ses anciens camarades.
En 1964, après avoir fait la connaissance d'un certain Christian Fechner, le groupe connaît quelques difficultés. Rachid s'en va rejoindre la troupe des musicos de France Gall et Gérard est appelé sous les drapeaux de la « Grosse Allemagne » ! Christian récupère les restes et nomme le groupe « Les Tarés ». Ils feront les premières parties d'Hugues Aufray et Françoise Hardy. Rachid revient et Gérard aussi... Après trois mois en Allemagne, il s'est fait réformer !
Fin 1964. Alors que Rachid décide de repartir avec France Gall, que Bernard le guitariste s'enfuit avec Hugues Auffray, Jean et Gérard tentent de recomposer un nouveau groupe. Pour cela, ils font appel à un pote Albert et son copain guitariste... Luis Rego !
Les Problèmes
Janvier 1965. Bob Dylan enflamme la scène. Nos amis n'ont d'yeux que pour lui. Ils décident de re-re-créer un groupe ! Luis propose « Les Problèmes ». Accepté à l'unanimité. Le groupe se compose alors de Jean, Gérard, Luis, Albert et Donald.
Pendant ce temps, Christian (Fechner) continue à scruter les horizons à la recherche de stars que pourraient accompagner ses « Problèmes ». Il trouve un jeune artiste plein de talent mais sans musicos : Antoine. C'est alors que nos « Problèmes » rencontrent un grand sec aux cheveux blonds surnommé Phil. Ils lui demandent d’enregistrer le son des répètes d'Antoine et des Problèmes. « Ça ne durera pas longtemps ! » Non, seulement 28 ans.
Les Problèmes enregistrent leur premier disque 4 titres en décembre 1965, puis 12 titres avec Antoine en janvier 1966. Parti au Portugal pour des vacances, Luis se retrouve prisonnier politique à l'intérieur du pays. Phil devra le remplacer à la guitare. Nos Problèmes continuent les premières parties et les accompagnements d'Antoine à l'Olympia. Un beau jour, Luis revient et ils fêtent leurs retrouvailles sur scène.
Juin 1966. Alors que Christian Fechner dégotte à nos Problèmes la première partie des Rolling Stones à l'Olympia, Donald, le batteur est lui aussi appelé sous les drapeaux. Durant un gala, alors qu'Antoine est Numéro 1 avec « Je dis ce que je pense, je fais ce que je veux », Gérard improvise avec un accent berrichon qui les suivra jusqu'au bout « Je dis n'importe quoi, je fais tout ce qu'on me dit ».
Sur-ce, Phil sort son accordéon et Jean lance une phrase qui deviendra cultissime « ouais solo, chauffe Marcel ! ». L'oeuvre tombe dans les oreilles de Christian qui l'enregistre « pour déconner ». Le disque sort dans les bacs mais sans la photo de nos Problèmes qui, pour l'occasion, décident de se rebaptiser avec le premier mot sorti de la bouche de Jean : « Les Charlots ! »
Les Charlots
Alors qu'Antoine entame une belle carrière, Gérard prend conscience du Problème et convoque son groupe. Pour lui, les Problèmes ne marcheront jamais. On entend non stop les Charlots à la radio. Il voudrait enregistrer un nouveau disque et l'assumer. Vote ? OK à l'unanimité. Et comme ils le disent si bien : « Avec les Charlots, plus de Problèmes ! ». Du coup, Donald reste avec Antoine et Christian, qui a complètement adopté l'idée des Charlots, leur propose un remplaçant, son frère Jean-Guy. GO ! Les Charlots sont fin prêts ! Et tout s'enchaîne...
1967. Gérard parodie le célèbre « Hey Joe » qu'a repris Johnny en « Hey Max ». Ce dernier trouve ça tellement bon, qu'il demande à nos Charlots de lui faire sa première partie. GO ! Johnny les compare aux Dalton et leur propose même d'adapter Lucky Luke avec lui au cinéma. Tiens, tiens ! Mais le projet ne se fera pas... En tout cas, pas avec eux ! C'est alors qu'ils écrivent « Paulette, la reine des paupiettes » en hommage à la maman de Gérard. Carton plein avec ce titre qui amusera tous les restaurateurs. « Comme vous passiez chez moi, je vous ai fait une petite surprise... Des paupiettes ! » Un an de paupiettes à gogo !
1968. Enregistrement de « Merci Patron ». Une folie ! Un triomphe ! Avec un immense coup marketing : Mai 68 ! Les Charlots font l'Olympia en vedette ! Ils font aussi une émission TV qui leur est dédiée, « Tous en scène ». Ils ont carte blanche. Ils prennent alors avec eux, Daniel Prévost, Didier Kaminka et Jacques Seiler pour tourner une parodie sur la religion. L'émission sera diffusée... le jour de Pâques !
1969. Ils sortent « Sois érotique », parodie du célèbre « 69, année érotique » de Serge Gainsbourg. Gérard imite tellement bien Serge, que lui-même, l'entendant un matin à la radio dira : « J'ai cru que c'était moi ! »
1970. Rencontre avec Michel Ardan. Ce dernier veut connaître ces Charlots qui font rire ses enfants. Rendez-vous dans son bureau. « Vous voulez faire un film ? - Heu... oui ! » et hop ! Nos Charlots repartent avec le scénario de « La Grande Java » sous le bras. Francis Blanche leur donnera la réplique et un certain Claude Zidi sera leur cadreur. Quand à Philippe Clair, il sera le réalisateur.
1971. « La Grande Java » est un succès ! Michel Ardan propose un nouveau film avec cette fois Claude Zidi à la réalisation. A la demande du groupe, Christian Fechner devient l'agent attitré des Charlots. Le tournage des « Bidasses en Folie » commence en juillet. Jacques Seiler, leur ami de « tous en scène » aura le rôle cultissime du Sergent Bellec. Pendant le tournage, Claude Zidi parlera d'une idée de film sur les Jeux Olympiques que l'on appellerait « Les Fous du Stade »... mais sans plus ! Peu de temps avant la sortie du film le 17 décembre 1971, Luis convoque son équipe pour lui annoncer une bien triste nouvelle. Il veut se séparer du groupe ! Il ne veut plus faire de disques, ni de galas, ni de promo. Par contre, il veut bien continuer les films. La réponse est unanime ! Ou tout, ou rien ! C'est la règle... Cette fois c'est officiel, les Charlots seront quatre.
Hiver 1963. Jean rencontre Gérard dans un bar et ce dernier vient compléter ce jeune groupe de musiciens pop se composant de Jean, Rachid, son frère et Mam. A cette époque, Jean a 19 ans et Gérard 21. Les petites tournées commencent gentiment à débuter : 15 jours d'Intervilles, un peu d'Olympia, et des premières parties de Dick Rivers. Celui-ci aime tellement le groupe, et Gérard en particulier, qu'il le prend en tant que Sax et manager de ses musiciens anglais.
Nos amis se retrouvent donc sans Gérard et se séparent. Mais ceci ne dure qu'un temps, puisque Gérard craque devant les frasques anglaises de ses musiciens et rejoint ses anciens camarades.
En 1964, après avoir fait la connaissance d'un certain Christian Fechner, le groupe connaît quelques difficultés. Rachid s'en va rejoindre la troupe des musicos de France Gall et Gérard est appelé sous les drapeaux de la « Grosse Allemagne » ! Christian récupère les restes et nomme le groupe « Les Tarés ». Ils feront les premières parties d'Hugues Aufray et Françoise Hardy. Rachid revient et Gérard aussi... Après trois mois en Allemagne, il s'est fait réformer !
Fin 1964. Alors que Rachid décide de repartir avec France Gall, que Bernard le guitariste s'enfuit avec Hugues Auffray, Jean et Gérard tentent de recomposer un nouveau groupe. Pour cela, ils font appel à un pote Albert et son copain guitariste... Luis Rego !
Les Problèmes
Janvier 1965. Bob Dylan enflamme la scène. Nos amis n'ont d'yeux que pour lui. Ils décident de re-re-créer un groupe ! Luis propose « Les Problèmes ». Accepté à l'unanimité. Le groupe se compose alors de Jean, Gérard, Luis, Albert et Donald.
Pendant ce temps, Christian (Fechner) continue à scruter les horizons à la recherche de stars que pourraient accompagner ses « Problèmes ». Il trouve un jeune artiste plein de talent mais sans musicos : Antoine. C'est alors que nos « Problèmes » rencontrent un grand sec aux cheveux blonds surnommé Phil. Ils lui demandent d’enregistrer le son des répètes d'Antoine et des Problèmes. « Ça ne durera pas longtemps ! » Non, seulement 28 ans.
Les Problèmes enregistrent leur premier disque 4 titres en décembre 1965, puis 12 titres avec Antoine en janvier 1966. Parti au Portugal pour des vacances, Luis se retrouve prisonnier politique à l'intérieur du pays. Phil devra le remplacer à la guitare. Nos Problèmes continuent les premières parties et les accompagnements d'Antoine à l'Olympia. Un beau jour, Luis revient et ils fêtent leurs retrouvailles sur scène.
Juin 1966. Alors que Christian Fechner dégotte à nos Problèmes la première partie des Rolling Stones à l'Olympia, Donald, le batteur est lui aussi appelé sous les drapeaux. Durant un gala, alors qu'Antoine est Numéro 1 avec « Je dis ce que je pense, je fais ce que je veux », Gérard improvise avec un accent berrichon qui les suivra jusqu'au bout « Je dis n'importe quoi, je fais tout ce qu'on me dit ».
Sur-ce, Phil sort son accordéon et Jean lance une phrase qui deviendra cultissime « ouais solo, chauffe Marcel ! ». L'oeuvre tombe dans les oreilles de Christian qui l'enregistre « pour déconner ». Le disque sort dans les bacs mais sans la photo de nos Problèmes qui, pour l'occasion, décident de se rebaptiser avec le premier mot sorti de la bouche de Jean : « Les Charlots ! »
Les Charlots
Alors qu'Antoine entame une belle carrière, Gérard prend conscience du Problème et convoque son groupe. Pour lui, les Problèmes ne marcheront jamais. On entend non stop les Charlots à la radio. Il voudrait enregistrer un nouveau disque et l'assumer. Vote ? OK à l'unanimité. Et comme ils le disent si bien : « Avec les Charlots, plus de Problèmes ! ». Du coup, Donald reste avec Antoine et Christian, qui a complètement adopté l'idée des Charlots, leur propose un remplaçant, son frère Jean-Guy. GO ! Les Charlots sont fin prêts ! Et tout s'enchaîne...
1967. Gérard parodie le célèbre « Hey Joe » qu'a repris Johnny en « Hey Max ». Ce dernier trouve ça tellement bon, qu'il demande à nos Charlots de lui faire sa première partie. GO ! Johnny les compare aux Dalton et leur propose même d'adapter Lucky Luke avec lui au cinéma. Tiens, tiens ! Mais le projet ne se fera pas... En tout cas, pas avec eux ! C'est alors qu'ils écrivent « Paulette, la reine des paupiettes » en hommage à la maman de Gérard. Carton plein avec ce titre qui amusera tous les restaurateurs. « Comme vous passiez chez moi, je vous ai fait une petite surprise... Des paupiettes ! » Un an de paupiettes à gogo !
1968. Enregistrement de « Merci Patron ». Une folie ! Un triomphe ! Avec un immense coup marketing : Mai 68 ! Les Charlots font l'Olympia en vedette ! Ils font aussi une émission TV qui leur est dédiée, « Tous en scène ». Ils ont carte blanche. Ils prennent alors avec eux, Daniel Prévost, Didier Kaminka et Jacques Seiler pour tourner une parodie sur la religion. L'émission sera diffusée... le jour de Pâques !
1969. Ils sortent « Sois érotique », parodie du célèbre « 69, année érotique » de Serge Gainsbourg. Gérard imite tellement bien Serge, que lui-même, l'entendant un matin à la radio dira : « J'ai cru que c'était moi ! »
1970. Rencontre avec Michel Ardan. Ce dernier veut connaître ces Charlots qui font rire ses enfants. Rendez-vous dans son bureau. « Vous voulez faire un film ? - Heu... oui ! » et hop ! Nos Charlots repartent avec le scénario de « La Grande Java » sous le bras. Francis Blanche leur donnera la réplique et un certain Claude Zidi sera leur cadreur. Quand à Philippe Clair, il sera le réalisateur.
1971. « La Grande Java » est un succès ! Michel Ardan propose un nouveau film avec cette fois Claude Zidi à la réalisation. A la demande du groupe, Christian Fechner devient l'agent attitré des Charlots. Le tournage des « Bidasses en Folie » commence en juillet. Jacques Seiler, leur ami de « tous en scène » aura le rôle cultissime du Sergent Bellec. Pendant le tournage, Claude Zidi parlera d'une idée de film sur les Jeux Olympiques que l'on appellerait « Les Fous du Stade »... mais sans plus ! Peu de temps avant la sortie du film le 17 décembre 1971, Luis convoque son équipe pour lui annoncer une bien triste nouvelle. Il veut se séparer du groupe ! Il ne veut plus faire de disques, ni de galas, ni de promo. Par contre, il veut bien continuer les films. La réponse est unanime ! Ou tout, ou rien ! C'est la règle... Cette fois c'est officiel, les Charlots seront quatre.




