« Il suivait la Dieffenbachstrasse. Une averse tombait, une averse d'été dont la violence s'atténuait à mesure qu'il marchait en s'abritant sous les arbres. Longtemps, il avait pensé que Margaret était morte. Il n'y a pas de raison, non, il n'y a pas de raison. Même l'année de nos naissances à tous les deux, quand cette ville, vue du ciel, n'était plus qu'un amas de décombres, des lilas fleurissaient parmi les ruines, au fond des jardins ».
Deux jeunes gens, Jean Bosmans et Margaret Le Coz, se rencontrent fortuitement, dans un mouvement de foule. Ils se ressemblent. Deviennent complices. Ils s'aiment, poursuivis tous deux –comme souvent chez Modiano- par des ombres inquiétantes. Ils finissent par être obligés de se quitter mais Bosmans n'oubliera jamais Margaret. Et quarante ans plus tard, il la recherche à Berlin, où cette Bretonne a vu le jour.
« A la fin, tout se mélange, le passé, le présent, l'ouverture vers un avenir » confie l’auteur dans un entretien accordé à l’AFP. « Je n'ai pas décrit la scène où ils se retrouvent, je suggère. Je laisse le lecteur imaginer. C'est ouvert vers l'horizon », ajoute-t-il. Et de conclure : « J'ai toujours l'impression que j'écris le même livre, tout en oubliant ce que j'ai écrit avant... »
Eh bien nous, on continue à les lire... Toujours avec le même plaisir.
Deux jeunes gens, Jean Bosmans et Margaret Le Coz, se rencontrent fortuitement, dans un mouvement de foule. Ils se ressemblent. Deviennent complices. Ils s'aiment, poursuivis tous deux –comme souvent chez Modiano- par des ombres inquiétantes. Ils finissent par être obligés de se quitter mais Bosmans n'oubliera jamais Margaret. Et quarante ans plus tard, il la recherche à Berlin, où cette Bretonne a vu le jour.
« A la fin, tout se mélange, le passé, le présent, l'ouverture vers un avenir » confie l’auteur dans un entretien accordé à l’AFP. « Je n'ai pas décrit la scène où ils se retrouvent, je suggère. Je laisse le lecteur imaginer. C'est ouvert vers l'horizon », ajoute-t-il. Et de conclure : « J'ai toujours l'impression que j'écris le même livre, tout en oubliant ce que j'ai écrit avant... »
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L'horizon de Patrick Modiano




