Les dépenses de santé en Suisse, qui se montent à 52,7 milliards de francs suisses (2005, dernier chiffre disponible), environ 33 milliards d’euros, ont fortement augmenté au cours des trente dernières années dans notre pays et l'on observe un phénomène semblable dans tous les pays développés.
Partout, les dépenses de santé ont augmenté plus vite que la production nationale, de telle sorte que la part qu'elles représentent dans le produit intérieur brut (PIB) est aujourd'hui nettement plus élevée qu'il y a trente ans. Il est intéressant de noter qu'en 1975, les dépenses de santé représentaient une part du PIB proche de 8% en Suisse, au Danemark et aux Etats- Unis. Or, en 2004, cette part atteint 8,9% au Danemark, 11,5% en Suisse et 15,3% aux Etats-Unis. Aujourd'hui, la Suisse est le pays, après les Etats-Unis, où le ratio dépenses de santé/PIB - et donc le poids du secteur santé dans l'économie - est le plus élevé.
Si tous les pays sont touchés par la hausse des coûts de la santé, ils le sont donc de manière très différente et il est important de comprendre pourquoi. Les facteurs de hausse sont à la fois nombreux et interdépendants. Ils sont liés au progrès de la technologie médicale, aux attentes de la population, à la densité médicale, à la couverture de l'assurance, à l'allongement de l'espérance de vie et à l'évolution de l'état de santé général.
Le vieillissement n'est pas la cause principale de l'augmentation
Parmi les causes de la croissance des coûts, le vieillissement de la population est celle qui est le plus souvent évoquée. La consommation médicale et la probabilité de recourir au système de santé augmentent en effet avec l'âge. Le volume de soins par patient est aussi plus élevé chez les personnes âgées. Pourtant, comme le révèle Claude Jeanrenaud dans son rapport : « le vieillissement ne contribue que pour une part relativement modeste à la hausse des coûts. La plus grande partie de l'augmentation, environ deux tiers, correspond à des facteurs non démographiques, soit le progrès technique, les changements dans les pratiques médicales et les exigences croissantes des patients ». .../...
Partout, les dépenses de santé ont augmenté plus vite que la production nationale, de telle sorte que la part qu'elles représentent dans le produit intérieur brut (PIB) est aujourd'hui nettement plus élevée qu'il y a trente ans. Il est intéressant de noter qu'en 1975, les dépenses de santé représentaient une part du PIB proche de 8% en Suisse, au Danemark et aux Etats- Unis. Or, en 2004, cette part atteint 8,9% au Danemark, 11,5% en Suisse et 15,3% aux Etats-Unis. Aujourd'hui, la Suisse est le pays, après les Etats-Unis, où le ratio dépenses de santé/PIB - et donc le poids du secteur santé dans l'économie - est le plus élevé.
Si tous les pays sont touchés par la hausse des coûts de la santé, ils le sont donc de manière très différente et il est important de comprendre pourquoi. Les facteurs de hausse sont à la fois nombreux et interdépendants. Ils sont liés au progrès de la technologie médicale, aux attentes de la population, à la densité médicale, à la couverture de l'assurance, à l'allongement de l'espérance de vie et à l'évolution de l'état de santé général.
Le vieillissement n'est pas la cause principale de l'augmentation
Parmi les causes de la croissance des coûts, le vieillissement de la population est celle qui est le plus souvent évoquée. La consommation médicale et la probabilité de recourir au système de santé augmentent en effet avec l'âge. Le volume de soins par patient est aussi plus élevé chez les personnes âgées. Pourtant, comme le révèle Claude Jeanrenaud dans son rapport : « le vieillissement ne contribue que pour une part relativement modeste à la hausse des coûts. La plus grande partie de l'augmentation, environ deux tiers, correspond à des facteurs non démographiques, soit le progrès technique, les changements dans les pratiques médicales et les exigences croissantes des patients ». .../...




