Près de deux ans gagnés en bonne santé depuis 2008
C'est une bonne nouvelle pour les seniors français. L'étude publiée ce jeudi 22 janvier 2026 par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) révèle que l'espérance de vie sans incapacité à 65 ans a progressé de 1 an et 9 mois depuis 2008, aussi bien pour les femmes que pour les hommes.
Concrètement, en 2024, une femme de 65 ans peut espérer vivre encore 11,8 ans sans être limitée dans ses activités quotidiennes par un problème de santé. Pour un homme du même âge, cette durée atteint 10,5 ans. Cet indicateur, calculé chaque année par la DREES à partir d'une enquête européenne harmonisée, mesure le nombre d'années vécues sans incapacité, c'est-à-dire sans limitation dans les gestes du quotidien.
Consulter l'étude complète de la DREES
Concrètement, en 2024, une femme de 65 ans peut espérer vivre encore 11,8 ans sans être limitée dans ses activités quotidiennes par un problème de santé. Pour un homme du même âge, cette durée atteint 10,5 ans. Cet indicateur, calculé chaque année par la DREES à partir d'une enquête européenne harmonisée, mesure le nombre d'années vécues sans incapacité, c'est-à-dire sans limitation dans les gestes du quotidien.
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Une progression plus rapide que l'espérance de vie globale
L'enseignement majeur de cette étude réside dans la dynamique observée depuis 16 ans. L'espérance de vie sans incapacité à 65 ans a progressé plus vite que l'espérance de vie globale au même âge. Autrement dit, les années de vie gagnées sont majoritairement des années en bonne santé.
La part des années vécues sans incapacité après 65 ans ne cesse d'augmenter. Pour les femmes, elle est passée de 45 % en 2008 à 50 % en 2024. Pour les hommes, cette proportion a grimpé de 48 % à 53 % sur la même période. Une personne de 65 ans vivra donc en moyenne la moitié de ses années restantes sans limitation fonctionnelle.
Ces progrès s'expliquent par plusieurs facteurs selon les experts : meilleure prise en charge des maladies chroniques, recul de l'âge d'apparition de certaines pathologies liées au vieillissement, amélioration des traitements permettant de vivre avec une maladie sans en subir les limitations au quotidien.
La part des années vécues sans incapacité après 65 ans ne cesse d'augmenter. Pour les femmes, elle est passée de 45 % en 2008 à 50 % en 2024. Pour les hommes, cette proportion a grimpé de 48 % à 53 % sur la même période. Une personne de 65 ans vivra donc en moyenne la moitié de ses années restantes sans limitation fonctionnelle.
Ces progrès s'expliquent par plusieurs facteurs selon les experts : meilleure prise en charge des maladies chroniques, recul de l'âge d'apparition de certaines pathologies liées au vieillissement, amélioration des traitements permettant de vivre avec une maladie sans en subir les limitations au quotidien.
Ce que révèlent les chiffres 2024
2008 Situation initiale
Femmes à 65 ans
10,1 ans sans incapacité
Hommes à 65 ans
8,7 ans sans incapacité
Part sans incapacité
45-48 % des années restantes
2024 Données actuelles
Femmes à 65 ans
11,8 ans sans incapacité
Hommes à 65 ans
10,5 ans sans incapacité
Progression
+1 an et 9 mois (les deux sexes)
L'étude pointe toutefois un ralentissement récent. L'essentiel des gains a été réalisé entre 2008 et 2019. Depuis cette date, l'indicateur n'a progressé que de 4 mois pour les femmes et de 1 mois pour les hommes. La pandémie de Covid-19 a perturbé les évolutions, avec des variations importantes entre 2020 et 2022 avant une stabilisation.
La France bien placée en Europe
Sur le plan européen, la France se distingue favorablement. En 2023, elle occupait le 3e rang de l'Union européenne pour l'espérance de vie sans incapacité des femmes à 65 ans, avec un écart de 2 ans et 5 mois au-dessus de la moyenne européenne. Les hommes français se situaient au 7e rang, dépassant la moyenne de 1 an et 4 mois.
Pour les retraités, ces chiffres sont encourageants. Ils signifient que les années passées à la retraite sont de plus en plus souvent des années actives, sans dépendance majeure. La DREES précise néanmoins que les évolutions d'une année sur l'autre doivent être interprétées avec prudence, l'indicateur reposant sur des déclarations subjectives des personnes interrogées.
Les prochaines années seront déterminantes pour confirmer ou non la reprise d'une tendance favorable après les perturbations liées à la crise sanitaire.
Pour les retraités, ces chiffres sont encourageants. Ils signifient que les années passées à la retraite sont de plus en plus souvent des années actives, sans dépendance majeure. La DREES précise néanmoins que les évolutions d'une année sur l'autre doivent être interprétées avec prudence, l'indicateur reposant sur des déclarations subjectives des personnes interrogées.
Les prochaines années seront déterminantes pour confirmer ou non la reprise d'une tendance favorable après les perturbations liées à la crise sanitaire.
Sources :
- DREES, Études et Résultats n°1363, 22 janvier 2026
- Insee, statistiques d'état civil et enquête SRCV
- DREES, Études et Résultats n°1363, 22 janvier 2026
- Insee, statistiques d'état civil et enquête SRCV


