Art de vivre

Du Champagne pour les fêtes de printemps

| Publié le 28/05/2026 à 04:19

Il y a longtemps que le printemps est devenu la saison des fêtes de famille. L’hiver et ses journées sombres sont oubliés, vive le retour du soleil et des tables garnies de bouquets de pivoines. L’envie de rouler le nez au vent dans des cabriolets italiens devient alors aussi forte que celle de déguster un champagne parfaitement conçu dans un verre élégant.

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Le Champagne, une boisson d'hédoniste

Loin des mariages et des occasions festives, le champagne est aussi une boisson d’hédoniste que l’on peut apprécier seul ou à deux dans des moments privilégiés.
 
Grandes marques mondialement reconnues ou petites maisons familiales, le champagne contemporain se signale par sa qualité et par le soin apporté à son élaboration par les multiples intervenants.
 
Un travail qui est de plus en plus mis en valeur par des cuvées spéciales où l’on retrouve le choix d’une parcellisation spécifique ou d’assemblages sélectifs.

Blanc de Blancs édition A/19 de chez Ayala

A cet égard le Blanc de Blancs édition A/19 de chez Ayala illustre parfaitement notre propos. Un assemblage 100% chardonnay issu de grands crus et de premiers crus de la vendange 2019 mais surtout un travail de sur-mesure digne d’un tailleur londonien.
 
Des micro-vinifications, le choix de contenants différents (cuves inox, béton ou bois et cela dans des volumes allant de 20 à 200hl). Un travail qui demande une précision parfaite dans l’assemblage.
 
Provenant de six villages emblématiques, Chouilly, Cramant, Le Mesnil-sur-Oger, Oger, Cuis et Vaudemange, la vendange de 2019 a vieilli en caves pendant six ans.
 
Présentée dans un flacon translucide issu de la verrerie Verallia la cuvée Ayala Blanc de Blancs A/19 diffuse l’or de sa robe dans la lumière d’un coucher de soleil. Rappelons que cette bouteille conçue chez Verallia, possède entre autres, la qualité d’être plus légère de 70 gr par flacon. Un gain significatif et écologique pour le transport.
 
Mais revenons à notre Ayala A/19 et à la luminosité de sa robe qui laisse monter un chapelet de bulles toute en finesse. Au nez ce sont les agrumes, les fleurs blanches qui se dégagent en premier.

En bouche, on est séduit par la minéralité et sa vivacité qui sont mises en avant par un dosage de sucre à 5 gr/l. La finesse des bulles laisse transparaître une légère amertume dans une belle longueur.
 
Le Blanc de Blancs A/19 d’Ayala sera parfait avec une sole ou un Saint Pierre. 69,90€ chez les cavistes.

Castelnau Solera Brut

Certains producteurs font également le choix d’adopter des solutions originales dans l’appellation champenoise. Notamment la méthode Solera qui vient d’Espagne et des producteurs de Jerez.
 
Parmi ces maisons, on retiendra la maison Castelnau qui offre cette cuvée solera depuis le millésime 2017 avec un point de départ en 2009. Rappelons que le principe de la solera repose sur une cascade de fûts que l’on remplit au fur et mesure des millésimes à partir du fût supérieur jusqu’à l’extraction par le fût situé au niveau du sol, d’où le nom de solera.
 
Le jus est ainsi vieilli seul dans sa première année et vient se mélanger aux autres millésimes au fil des tirages. Dans le cas du Castelnau Brut Solera, il s’agit d’une simplification de la solera. En effet, le vin est élevé dans une seule cuve dans laquelle on rajoute des vins chaque année.
 
L’assemblage est identique chaque année et comprend 50% de chardonnay, 35% de meunier et 15% de pinot noir. Avec un dosage à 5 gr/l le Castelnau Brut Solera aux arômes de fleurs blanches s’ouvre sur une bouche vive et soyeuse avec une légère amertume.
 
On aime la finesse des bulles qui révèlent une robe légèrement dorée dans une finale d’agrumes. A déguster avec des carpaccios de poissons crus.

Castelnau Solera Brut, 59€ chez les cavistes.

Bollinger La Grande Année 2018

En guise de coda, nous vous proposons un champagne d’exception : le Bollinger La Grande Année 2018. Véritable travail d’orfèvrerie, l’élaboration de cette cuvée permet de comparer le travail de la vinification à un métier d’art.
 
Le point de départ est une année parfaite qui réunit le meilleur d’un millésime. Vient ensuite le travail pour la conception de ce vin. Tout d’abord c’est le choix de deux cépages : pinot noir à 66% et chardonnay à 34%, vient ensuite une sélection des 19 crus sélectionnés pour cet assemblage.
 
Tous issus des plus grands noms, Aÿ, Avize, Chouilly…, 19 crus qui bien sûr sont à 100% des grands crus et des premiers crus.
 
 
Deux étapes primordiales qui sont suivies par le travail de construction de la cuvée avec sa vinification. Celle-ci est entièrement réalisée en petits fûts de chêne tandis que remuage et dégorgement sont réalisés manuellement.
 
Quant au choix du dosage en sucre, il a été fixé à 6 gr/l. Présenté dans un élégant coffret en bois, le flacon de Bollinger La Grande Année 2017 arbore le Royal Warrant du roi Charles III.
 
Une robe aux reflets d’or est mise en valeur par une montée de bulles délicates. Au nez, en priorité ce sont les fruits du jardin qui viennent en premier avec la fraîcheur de pommes et de pêches blanches surmontés par une touche citronnée. Viennent ensuite des arômes pâtissiers.
 
En bouche, c’est la souplesse fruitée de la pâte de coing, une note briochée qui se termine avec une effervescence délicate dans la longueur. A déguster avec un poisson noble, un homard ou tout simplement en apéritif avec un tarama de caviar. Bollinger La Grande Année 2018, 215€ chez les cavistes.              
 
Joël Chassaing-Cuvillier

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