Ce qui change au 1er janvier 2027
La réforme du cumul emploi-retraite votée le 16 décembre 2025 dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 modifie profondément les règles pour ceux qui souhaitent travailler après avoir liquidé leur pension. Le nouveau dispositif entre en vigueur au 1er janvier 2027 et introduit trois paliers particulièrement restrictifs.
Avant l'âge légal de départ, le cumul devient quasi impossible : votre retraite sera réduite de 100% du montant de vos revenus d'activité. Concrètement, si vous gagnez 1 000 € en travaillant, votre pension sera diminuée d'autant, voire totalement supprimée si vos revenus dépassent le montant de votre retraite.
Entre l'âge légal et 67 ans, un plafond de revenus sera instauré, probablement fixé à 7 000 € par an selon l'Assurance retraite. Au-delà de ce seuil, votre pension sera écrêtée de 50% du dépassement. Ce n'est qu'après 67 ans que le cumul intégral sera maintenu, avec la possibilité de cotiser pour une seconde retraite.
Avant l'âge légal de départ, le cumul devient quasi impossible : votre retraite sera réduite de 100% du montant de vos revenus d'activité. Concrètement, si vous gagnez 1 000 € en travaillant, votre pension sera diminuée d'autant, voire totalement supprimée si vos revenus dépassent le montant de votre retraite.
Entre l'âge légal et 67 ans, un plafond de revenus sera instauré, probablement fixé à 7 000 € par an selon l'Assurance retraite. Au-delà de ce seuil, votre pension sera écrêtée de 50% du dépassement. Ce n'est qu'après 67 ans que le cumul intégral sera maintenu, avec la possibilité de cotiser pour une seconde retraite.
Pourquoi 2026 est une année cruciale
L'information essentielle que beaucoup de futurs retraités ignorent : ces nouvelles règles ne s'appliquent qu'aux retraites liquidées à partir du 1er janvier 2027. Les personnes ayant fait valoir leurs droits avant cette date resteront soumises aux anciennes règles, bien plus favorables.
Comme le précise l'Assurance retraite sur son site officiel : « Pour les assurés qui ont pris leur retraite avant le 1er janvier 2027, les nouvelles règles du cumul emploi-retraite ne s'appliqueront pas. »
Cette clause de non-rétroactivité crée un véritable effet d'aubaine pour ceux qui peuvent anticiper leur départ. Alexandre Simon, expert retraite chez Origami&Co, cité par MoneyVox, confirme : « D'ici 2027, pour des départs pris en 2026 ou récents, il peut y avoir un petit effet d'aubaine. » En réalité, cet effet n'a rien de "petit" pour les retraités qui envisagent de continuer à travailler.
Comme le précise l'Assurance retraite sur son site officiel : « Pour les assurés qui ont pris leur retraite avant le 1er janvier 2027, les nouvelles règles du cumul emploi-retraite ne s'appliqueront pas. »
Cette clause de non-rétroactivité crée un véritable effet d'aubaine pour ceux qui peuvent anticiper leur départ. Alexandre Simon, expert retraite chez Origami&Co, cité par MoneyVox, confirme : « D'ici 2027, pour des départs pris en 2026 ou récents, il peut y avoir un petit effet d'aubaine. » En réalité, cet effet n'a rien de "petit" pour les retraités qui envisagent de continuer à travailler.
Combien pouvez-vous économiser ?
Prenons l'exemple de Jean, 64 ans, qui perçoit une pension de 1 400 € par mois et souhaite compléter ses revenus avec un emploi à temps partiel rapportant 800 € mensuels.
S'il liquide sa retraite en 2026 (anciennes règles) : Jean peut cumuler librement pension et salaire dès lors qu'il a le taux plein. Il perçoit donc 2 200 € par mois (1 400 € + 800 €), soit 26 400 € par an.
S'il liquide sa retraite en 2027 (nouvelles règles) : ses revenus annuels de 9 600 € (800 € x 12) dépassent le seuil de 7 000 €. Le dépassement de 2 600 € entraîne un écrêtement de sa pension de 1 300 € sur l'année. Il ne perçoit plus que 25 100 € par an.
La différence : 1 300 € de perte annuelle. Sur 5 ans de cumul emploi-retraite, cela représente 6 500 € d'économies pour ceux qui auront anticipé leur départ. Et ce montant peut être bien supérieur pour les revenus d'activité plus élevés : avec 15 000 € de revenus annuels, l'écrêtement atteindrait 4 000 € par an, soit 20 000 € sur 5 ans.
S'il liquide sa retraite en 2026 (anciennes règles) : Jean peut cumuler librement pension et salaire dès lors qu'il a le taux plein. Il perçoit donc 2 200 € par mois (1 400 € + 800 €), soit 26 400 € par an.
S'il liquide sa retraite en 2027 (nouvelles règles) : ses revenus annuels de 9 600 € (800 € x 12) dépassent le seuil de 7 000 €. Le dépassement de 2 600 € entraîne un écrêtement de sa pension de 1 300 € sur l'année. Il ne perçoit plus que 25 100 € par an.
La différence : 1 300 € de perte annuelle. Sur 5 ans de cumul emploi-retraite, cela représente 6 500 € d'économies pour ceux qui auront anticipé leur départ. Et ce montant peut être bien supérieur pour les revenus d'activité plus élevés : avec 15 000 € de revenus annuels, l'écrêtement atteindrait 4 000 € par an, soit 20 000 € sur 5 ans.
Êtes-vous concerné par cet effet d'aubaine ?
Cette opportunité concerne particulièrement certains profils. Les salariés nés en 1962, 1963 ou 1964 qui atteignent l'âge légal en 2025-2026 et envisagent de travailler après leur retraite ont tout intérêt à liquider leurs droits cette année. Les bénéficiaires potentiels d'un départ anticipé pour carrière longue ou pénibilité, qui hésitaient à partir, peuvent sécuriser leurs droits au cumul avantageux. Enfin, les indépendants et professions libérales qui souhaitent maintenir une activité réduite après 62-64 ans sont également concernés.
Attention toutefois : cette stratégie n'est pertinente que si vous remplissez déjà les conditions de départ (âge légal atteint, nombre de trimestres suffisant) et que vous prévoyez effectivement de travailler après votre retraite. Partir plus tôt pour "sécuriser" les anciennes règles alors qu'on ne compte pas retravailler n'aurait aucun intérêt.
Attention toutefois : cette stratégie n'est pertinente que si vous remplissez déjà les conditions de départ (âge légal atteint, nombre de trimestres suffisant) et que vous prévoyez effectivement de travailler après votre retraite. Partir plus tôt pour "sécuriser" les anciennes règles alors qu'on ne compte pas retravailler n'aurait aucun intérêt.
Comment procéder avant la date butoir
Si vous êtes dans cette situation, voici les démarches à entreprendre rapidement. Commencez par vérifier votre relevé de carrière sur votre espace personnel pour vous assurer que tous vos trimestres sont bien comptabilisés. Ensuite, simulez votre pension avec l'outil officiel disponible sur info-retraite.fr pour connaître le montant exact de votre future retraite.
Puis déposez votre demande de retraite au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée. Les délais de traitement peuvent être longs, et il est impératif que votre première pension prenne effet avant le 1er janvier 2027. Pour une liquidation au 1er décembre 2026 par exemple, déposez votre demande au plus tard en juillet 2026.
Enfin, n'hésitez pas à solliciter un entretien information retraite auprès de votre caisse pour valider votre stratégie. Ces rendez-vous sont gratuits et peuvent vous éviter des erreurs coûteuses.
Puis déposez votre demande de retraite au moins 4 à 6 mois avant la date souhaitée. Les délais de traitement peuvent être longs, et il est impératif que votre première pension prenne effet avant le 1er janvier 2027. Pour une liquidation au 1er décembre 2026 par exemple, déposez votre demande au plus tard en juillet 2026.
Enfin, n'hésitez pas à solliciter un entretien information retraite auprès de votre caisse pour valider votre stratégie. Ces rendez-vous sont gratuits et peuvent vous éviter des erreurs coûteuses.
Sources :
- L'Assurance retraite, Loi de financement de la Sécurité sociale adoptée, 30 décembre 2025
- Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, article 102, 16 décembre 2025
- L'Assurance retraite, Loi de financement de la Sécurité sociale adoptée, 30 décembre 2025
- Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, article 102, 16 décembre 2025

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