Un avantage fiscal historique désormais sous pression
L’abattement fiscal de 10 % sur les pensions, instauré en 1975 puis intégré au Code général des impôts dans les années suivantes, a longtemps été considéré comme un correctif naturel de la baisse de revenus à la retraite. En 2025, ce dispositif bénéficie encore à l’ensemble des retraités, dans la limite d’un plafond fixé à 4 399 euros par foyer. Il constitue ainsi l’un des mécanismes les plus utilisés de l’impôt sur le revenu, comme le rappelle la direction générale des finances publiques dans sa fiche officielle Fiscalité des pensions, mise à jour du 12 février 2024.
Mais le PLF 2026 bouleverse la donne. Pour réduire le coût de cette mesure évalué entre 4 et 5 milliards d’euros par an, le gouvernement propose sa refonte, tandis que le Sénat souhaite en conserver une partie en la recentrant sur les retraités modestes. L’exécutif affirme que cette réforme vise à renforcer l’équité fiscale entre actifs et retraités, un argument mis en avant lors de l’examen du budget au Sénat. Le compte rendu officiel du Débat en séance publique du 14 novembre 2025 relatif à l’article 5 du PLF 2026 détaille précisément les positions des sénateurs et les propositions d’amendements.
Mais le PLF 2026 bouleverse la donne. Pour réduire le coût de cette mesure évalué entre 4 et 5 milliards d’euros par an, le gouvernement propose sa refonte, tandis que le Sénat souhaite en conserver une partie en la recentrant sur les retraités modestes. L’exécutif affirme que cette réforme vise à renforcer l’équité fiscale entre actifs et retraités, un argument mis en avant lors de l’examen du budget au Sénat. Le compte rendu officiel du Débat en séance publique du 14 novembre 2025 relatif à l’article 5 du PLF 2026 détaille précisément les positions des sénateurs et les propositions d’amendements.
Entre abattement forfaitaire et plafonnement : les scénarios encore en discussion
Le premier scénario envisagé par le gouvernement consistait à remplacer les 10 % actuels par un abattement forfaitaire de 2 000 euros par retraité. Cette mesure aurait avant tout bénéficié aux pensions les plus modestes, aujourd’hui désavantagées par un abattement proportionnel, mais aurait pénalisé les retraités percevant des revenus plus élevés. Le Sénat a rapidement rejeté cette proposition, estimant qu’elle créait de nouveaux déséquilibres.
Un second scénario, toujours porté au Sénat, prévoit le maintien de l’abattement proportionnel mais en abaissant son plafond. Alors qu’il atteint 4 399 euros aujourd’hui, les discussions portent sur un plafond compris entre 2 500 et 3 000 euros. Une autre piste prévoit de réserver l’abattement intégral aux plus de 65 ans ou aux retraités invalides, pour mieux cibler les besoins sociaux. Aucun consensus n’a encore émergé, ce qui entretient le flou à l’approche du vote final du budget.
Un second scénario, toujours porté au Sénat, prévoit le maintien de l’abattement proportionnel mais en abaissant son plafond. Alors qu’il atteint 4 399 euros aujourd’hui, les discussions portent sur un plafond compris entre 2 500 et 3 000 euros. Une autre piste prévoit de réserver l’abattement intégral aux plus de 65 ans ou aux retraités invalides, pour mieux cibler les besoins sociaux. Aucun consensus n’a encore émergé, ce qui entretient le flou à l’approche du vote final du budget.
Quels retraités seraient les plus concernés ?
Les conséquences de la réforme dépendront fortement de la situation personnelle. Pour les retraités percevant des pensions modestes, un abattement forfaitaire pourrait être plus avantageux qu’aujourd’hui, car le montant fixe dépasserait les 10 % de leur pension. Pour les revenus intermédiaires, un plafonnement plus bas provoquerait une augmentation d’impôt notable. Quant aux pensions les plus élevées, toute réduction du plafond ou disparition de l’abattement proportionnel se traduirait par un rehaussement significatif du revenu imposable, donc de l’impôt dû.
Les effets seraient également différents selon la composition du foyer. Un retraité vivant seul, déjà plus exposé aux hausses d’impôt en raison des seuils fiscaux moins favorables qu’en couple, pourrait être plus touché. Inversement, un couple percevant deux pensions modestes pourrait profiter d’un abattement forfaitaire multiplié par deux. Ces disparités expliquent la défiance exprimée par plusieurs associations de retraités lors des débats, notamment en raison du manque de visibilité sur les barèmes définitifs.
Les effets seraient également différents selon la composition du foyer. Un retraité vivant seul, déjà plus exposé aux hausses d’impôt en raison des seuils fiscaux moins favorables qu’en couple, pourrait être plus touché. Inversement, un couple percevant deux pensions modestes pourrait profiter d’un abattement forfaitaire multiplié par deux. Ces disparités expliquent la défiance exprimée par plusieurs associations de retraités lors des débats, notamment en raison du manque de visibilité sur les barèmes définitifs.
Un débat budgétaire révélateur des tensions actuelles
Le gouvernement justifie cette réforme par la nécessité de réduire le déficit public et par la volonté de réorienter les dépenses vers les ménages les plus fragiles. Les sénateurs, eux, redoutent l’impact sur les classes moyennes retraitées, déjà exposées à la désindexation ponctuelle de certaines prestations et à la hausse de la fiscalité locale. Ce bras de fer reflète un rapport de force plus large : celui entre impératif budgétaire et pouvoir d’achat des retraités, catégorie particulièrement sensible dans le contexte économique actuel.
Au-delà de la technique fiscale, les enjeux sont concrets : toute modification de l’abattement se répercutera directement sur le revenu fiscal de référence, influençant l’accès à plusieurs dispositifs, qu’il s’agisse de l’exonération de taxe foncière, du plafonnement de la CSG ou encore de certaines aides sociales.
Au-delà de la technique fiscale, les enjeux sont concrets : toute modification de l’abattement se répercutera directement sur le revenu fiscal de référence, influençant l’accès à plusieurs dispositifs, qu’il s’agisse de l’exonération de taxe foncière, du plafonnement de la CSG ou encore de certaines aides sociales.
Ce qu’il faut retenir en attendant le vote final du budget
À ce stade, aucune version définitive n’a été adoptée. Les retraités doivent donc rester attentifs : selon le scénario retenu, l’impact pourra aller de neutre à significatif. Les débats parlementaires, encore en cours, préciseront dans les prochaines semaines si l’abattement est maintenu, modifié ou remplacé.
La seule certitude est que 2026 marquera une évolution importante de la fiscalité des pensions, avec des effets contrastés selon les profils. L’enjeu est d’autant plus fort que le sujet touche directement le pouvoir d’achat d’un tiers de la population adulte et influence l’équilibre global de la politique fiscale française.
La seule certitude est que 2026 marquera une évolution importante de la fiscalité des pensions, avec des effets contrastés selon les profils. L’enjeu est d’autant plus fort que le sujet touche directement le pouvoir d’achat d’un tiers de la population adulte et influence l’équilibre global de la politique fiscale française.
Sources : DGFiP, Sénat





