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Oui au débat citoyen sur la problématique de la perte d’autonomie, chronique de l’Adessa à Domicile

Le débat sur la perte d’autonomie était très attendu depuis les premières déclarations de Nicolas Sarkozy en 2007. La feuille de route du Président de la République présentée mardi dernier redonne l’espoir d’avoir enfin des réponses concrètes à cette urgence sociétale.


Adessa à Domicile, réseau pluridisciplinaire représentant tous types de structures d’aide, de soins et de services à la personne à but non lucratif pour tout public, s’est depuis longtemps engagé avec les différents acteurs du secteur pour apporter des solutions à un système efficient.

Le débat proposé réunissant les partenaires sociaux, les associations, les collectivités locales et les citoyens est indispensable pour réfléchir ensemble à un système égalitaire, fondé sur la solidarité nationale et le respect de la personne.

Ce débat qui va s’engager dans les prochains mois doit aborder l’évolution des besoins de compensation des personnes et apporter des réponses concrètes, afin de donner les moyens de vivre, et non survivre, et d’éviter l’exclusion de la vie sociale. Le refus de toute exclusion ‐qu’il s’agisse de critère d’âge, de cause de la perte d’autonomie‐ doit dépasser tous les clivages entre secteurs social, médicosocial et sanitaire.

Pour cela, Adessa à Domicile prône le droit universel à la compensation de la perte d’autonomie en supprimant la barrière d’âge à 60 ans et l’établissement d’une couverture du risque de perte d’autonomie, et donc d’avoir une cotisation universelle définie en fonction des moyens de chacun.

Plus précisément, la fédération préconise des prises en charge adaptées, en ayant des plans de compensation répondant aux projets de vie et aux besoins spécifiques de chaque personne. La prévention sous toutes ses formes doit être maintenue. Une prise en charge adaptée grâce à l’intervention d’intervenants professionnels et encadrés au sein des structures. Le développement de l’information auprès des familles et des aidants et enfin des solutions cordonnées entre l’aide, l’accompagnement et les soins à domicile.

Enfin, cette structure considère que le financement doit être solidaire et la prestation universelle dans son traitement pour les personnes en perte d’autonomie, comme en situation de handicap. Pour plus d’efficacité, ce financement devra être géré par une seule et même caisse. Dans tous les cas, le gage ou le recours sur succession, ne peuvent être considérés comme une solution envisageable.

Au‐delà de ce débat, la fédération rappelle les difficultés que connaissent actuellement les services d’aide à domicile. Les associations pâtissent d’un système de tarification obsolète et inégalitaire qui remet en cause leur avenir, et de la situation budgétaire dramatique de certains de leurs partenaires historiques, les conseils généraux.

Certains services ont d’ailleurs déjà du fermer leurs portes, et 2011 s’annonce comme une « annus horribilis ». Le fonds d’urgence de 100 millions d’euros demandé il y a déjà près d’un an, n’a toujours pas été accordé pour aider le secteur. La situation risque encore de s’aggraver si les exonérations patronales destinées également aux associations qui aident au quotidien, familles, personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie sont supprimées dans le Projet de Loi de Finances 2011.


Publié le Mercredi 24 Novembre 2010 dans la rubrique Chroniques | Lu 1189 fois