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Liftware : quand la cuillère compense les tremblements de la main

Voici un nouveau produit qui pourrait faciliter la vie des patients atteints de la maladie de Parkinson qui entraine des tremblements des membres supérieurs chez quatre malades sur cinq… En effet, cet embout à cuillère compense les gestes incontrôlés de la main, ce qui permet à la personne de se nourrir elle-même et de retrouver un peu d’indépendance.


Lorsque les tremblements de la main se font trop forts, il devient très difficile de manger, en tout cas de manière indépendante. Dès lors, le patient est souvent contraint de demander de l’aide à un proche ou une aide à domicile. Une situation difficile à vivre pour quelqu’un qui a par ailleurs « toute sa tête ».
 
Bien conscient de cette problématique, la société américaine Liftware a mis au point un embout à couvert (cuillère à soupe, cuillère ou fourchette) qui compense presque totalement les tremblements de la main et redonne donc de l’autonomie aux patients qui peuvent à nouveau manger leurs plats tout seuls.
 
D’un design sobre, cet embout de couleur blanche et neutre d’apparence permet de fixer une cuillère ou une fourchette traditionnelle. A l’intérieur se trouve un moteur et un processeur qui détecte l’intensité du tremblement (de faible à fort) et le compense afin que le malade puisse retrouver l’usage de ses mains. Le petit moteur électrique se recharge et le produit peut être nettoyé à l’eau savonneuse. En revanche, cet ustensile reste relativement cher puisqu’il faut compter dans les 250 euros.
 
Rappelons que la maladie de Parkinson est une maladie chronique dégénérative du système nerveux central liée à un déficit en dopamine. En France, près de 150.000 personnes en sont atteintes et on dénombre près de 14.000 nouveaux cas par an. D’ici 2025, le nombre de personnes touchées augmentera de 1,5 à 2 fois en raison de l’allongement de l’espérance de vie. Cette maladie touche de manière équivalente les hommes et les femmes, et semble être plus fréquente dans les pays du nord que dans les pays du sud.
 
Loin du cliché de la « maladie de vieux », elle affecte également les personnes en âge de travailler. Le panel de l’étude « Parkinson et souffrances de vie » a en moyenne été diagnostiqué à l’âge de 58 ans, la part des moins de 50 ans s’élevant à 20%. Composé de 55% d’hommes, de 28% de personnes en âge de travailler et de 72% de retraités, celui-ci montre bien que personne n’est à l’abri de la maladie de Parkinson.
 
Le tremblement touche essentiellement les membres supérieurs et est souvent plus marqué d’un côté que de l’autre. Lors de la réalisation de mouvements volontaires, il est généralement réduit. En pratique, le tremblement concerne environ quatre patients sur cinq. 



Publié le Lundi 13 Juin 2016 dans la rubrique Bien-être | Lu 2012 fois