Si la convergence des politiques publiques du vieillissement et des politiques locales de l’habitat est déjà une réalité en termes de débat, de réflexion, de programmes et d’expériences éclatés, elle est aussi, et surtout, une perspective en devenir, à la lumière de la recherche menée à l’échelle de cinq départements appartenant à trois régions fort différentes en termes de vieillissement de la population (Ile-de-France, Bretagne, Limousin).
Que l’on se place du côté des politiques publiques du vieillissement ou des politiques locales de l’habitat, les nombreux textes et rapports disponibles font état, au plan national, d’une volonté de convergence autour d’un principe commun de « libre choix de vieillir à domicile » ou « maintien à domicile », dont les implications sont multiples et plus complexes qu’il n’y paraît.
En effet, rester à domicile n’est pas seulement synonyme d’adaptation, préventive ou curative des logements, mais aussi, parfois, de partage de son domicile avec une personne plus jeune, situation plus connue sous le terme de « cohabitation intergénérationnelle », ainsi que de possibilité d’accueil provisoire ou d’accueil de jour, ces deux formules demeurant très confidentielles.
On peut aussi associer à la question du maintien à domicile celle du maintien dans son domicile, tant la question du droit au maintien dans les lieux des personnes âgées logées dans le parc locatif social suscite des réactions passionnées, les uns défendant la nécessité de libérer des grands logements pour y loger des familles, les autres insistant sur le traumatisme occasionné par le déménagement.
Dans le même temps, il semble que la question de la mobilité des locataires du parc privé âgés, parfois obligés de déménager faute précisément de droit au maintien systématique dans les lieux, passe totalement inaperçue, tout comme la difficulté d’adaptation de leurs logements. Et quand le maintien à domicile devient, pour différentes raisons, impossible et que le déménagement s’impose, c’est autour de la question du passage du logement à l’établissement médico-social ou à une formule d’hébergement « intermédiaire entre le logement et l’établissement » que s’articulent ou devraient s’articuler les politiques de l’habitat et du vieillissement.
Autour de ce principe commun de « libre choix de vieillir à domicile », et alors que c’est autour de la question de l’autonomie que de nombreux acteurs ont cherché à coordonner les efforts sur leur territoire, les difficultés de convergence, bien réelles, observées, sont liées à de multiples facteurs, dont par exemple, la dispersion des intervenants, l’hétérogénéité des échelles territoriales, l’insuffisance des outils de connaissance et de programmation, les « cultures administratives » différentes, voire les querelles concernant le leadership sectoriel : entre le médical, le social et le logement, la méconnaissance réciproque des acteurs et de leurs compétences paralyse les initiatives, tout comme « l’insécurité juridique », attachée aux formules intermédiaires entre le logement et l’établissement, et le déficit d’évaluation approfondie des actions menées.
En dépit de ces difficultés, la nécessité de politiques publiques locales plus transversales tend à s’imposer, sous le triple effet de la pression du vieillissement, de la question du mode de financement de la dépendance, mais aussi de la crise des finances publiques qui impose des choix rationnels, sans omettre pour autant d’associer les personnes âgées à l’élaboration des politiques qui les concernent.
Quoique ponctuelles, des améliorations sensibles existent d’ores et déjà, tout comme existent le cadre et les vecteurs possibles d’amélioration. Si la volonté de coordination du secteur médico-social et du secteur de l’habitat est bien réelle, l’hétérogénéité des pratiques d’un département à l’autre demeure grande. Le rapprochement du traitement des personnes âgées et des personnes handicapées, tel qu’envisagé dans le cadre de la mise en place du cinquième risque de la protection sociale, dédié à la prise en charge de la perte d’autonomie, pourrait offrir un cadre de réflexion et d’action renforcé.
Que l’on se place du côté des politiques publiques du vieillissement ou des politiques locales de l’habitat, les nombreux textes et rapports disponibles font état, au plan national, d’une volonté de convergence autour d’un principe commun de « libre choix de vieillir à domicile » ou « maintien à domicile », dont les implications sont multiples et plus complexes qu’il n’y paraît.
En effet, rester à domicile n’est pas seulement synonyme d’adaptation, préventive ou curative des logements, mais aussi, parfois, de partage de son domicile avec une personne plus jeune, situation plus connue sous le terme de « cohabitation intergénérationnelle », ainsi que de possibilité d’accueil provisoire ou d’accueil de jour, ces deux formules demeurant très confidentielles.
On peut aussi associer à la question du maintien à domicile celle du maintien dans son domicile, tant la question du droit au maintien dans les lieux des personnes âgées logées dans le parc locatif social suscite des réactions passionnées, les uns défendant la nécessité de libérer des grands logements pour y loger des familles, les autres insistant sur le traumatisme occasionné par le déménagement.
Dans le même temps, il semble que la question de la mobilité des locataires du parc privé âgés, parfois obligés de déménager faute précisément de droit au maintien systématique dans les lieux, passe totalement inaperçue, tout comme la difficulté d’adaptation de leurs logements. Et quand le maintien à domicile devient, pour différentes raisons, impossible et que le déménagement s’impose, c’est autour de la question du passage du logement à l’établissement médico-social ou à une formule d’hébergement « intermédiaire entre le logement et l’établissement » que s’articulent ou devraient s’articuler les politiques de l’habitat et du vieillissement.
Autour de ce principe commun de « libre choix de vieillir à domicile », et alors que c’est autour de la question de l’autonomie que de nombreux acteurs ont cherché à coordonner les efforts sur leur territoire, les difficultés de convergence, bien réelles, observées, sont liées à de multiples facteurs, dont par exemple, la dispersion des intervenants, l’hétérogénéité des échelles territoriales, l’insuffisance des outils de connaissance et de programmation, les « cultures administratives » différentes, voire les querelles concernant le leadership sectoriel : entre le médical, le social et le logement, la méconnaissance réciproque des acteurs et de leurs compétences paralyse les initiatives, tout comme « l’insécurité juridique », attachée aux formules intermédiaires entre le logement et l’établissement, et le déficit d’évaluation approfondie des actions menées.
En dépit de ces difficultés, la nécessité de politiques publiques locales plus transversales tend à s’imposer, sous le triple effet de la pression du vieillissement, de la question du mode de financement de la dépendance, mais aussi de la crise des finances publiques qui impose des choix rationnels, sans omettre pour autant d’associer les personnes âgées à l’élaboration des politiques qui les concernent.
Quoique ponctuelles, des améliorations sensibles existent d’ores et déjà, tout comme existent le cadre et les vecteurs possibles d’amélioration. Si la volonté de coordination du secteur médico-social et du secteur de l’habitat est bien réelle, l’hétérogénéité des pratiques d’un département à l’autre demeure grande. Le rapprochement du traitement des personnes âgées et des personnes handicapées, tel qu’envisagé dans le cadre de la mise en place du cinquième risque de la protection sociale, dédié à la prise en charge de la perte d’autonomie, pourrait offrir un cadre de réflexion et d’action renforcé.

