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SAS : guerre des générations entre les pilotes de ligne

Dans un récent article du Monde, le journaliste relate une dégradation des relations entre les jeunes pilotes de ligne de la compagnie aérienne SAS Norvège et les anciens qui optent pour une prolongation de leur carrière au-delà de 60 ans. Une affaire jugée « tellement sérieuse que la direction norvégienne de l'Aviation civile s'est fendue d'une enquête » précise le quotidien.



SAS : guerre des générations entre les pilotes de ligne
Cet article illustre très bien les conflits générationnels qui peuvent surgir dans certains corps de métiers…

Quand les anciens choisissent en toute légalité de rester en place le plus longtemps possible... Et que cela énerve les plus jeunes qui piaffent d’impatience à l’idée de reprendre le flambeau de leurs aînés.

Plus concrètement, comme l’indique le quotidien français, cette affaire concerne « dix pilotes de plus de 60 ans sur les 800 que compte SAS Norvège » qui ont décidé de continuer leur carrière. Ces derniers touchent à la fois leur retraite et leur salaire. Et c’est bien ce qui gêne les plus jeunes et même le syndicat des pilotes qui a souligné « que les seniors avaient l'obligation morale de laisser le manche aux plus jeunes ». Certains anciens ont même été victimes de harcèlement, de menaces ou de mises à l’index. Bref, une véritable discrimination due à l’âge saupoudrée de jalousie.

Rappelons qu'une directive de novembre 2006 de l'OACI (organisation de l'aviation des Nations-Unies), structure officielle qui édicte les normes internationales en matière d'aviation civile, a relevé l'âge du départ en retraite pour les pilotes de ligne de 60 à 65 ans. Selon cet organisme, en matière de transport commercial international, la limite d'âge des commandants de bord devrait être de soixante-cinq ans sous réserve que le copilote soit âgé de moins de soixante ans.

Notons par ailleurs que fin 2006, lors d'une conférence de presse, l'un des responsables de Federal Aviation Administration, organisme qui régule le transport aérien aux Etats-Unis, remarquait : « L'expérience d'un pilote de ligne compte. C'est une marge de sécurité en plus. Les compagnies aériennes étrangères ont démontré que l'expérience d'un commandant de bord en bonne santé lui permet de voler au-delà des 60 ans sans nuire à la sécurité des passagers ».

Rappelons également les résultats d'une étude réalisée par des scientifiques d'une clinique spécialisée dans la recherche sur le vieillissement de Palo Alto en Californie qui va dans ce sens. Selon elle, « les connaissances accumulées grâce aux expériences antérieures (également connue sous le nom d'intelligence cristallisée) permettent à ces pilotes expérimentés de conserver pendant longtemps des compétences optimales ».


Mardi 02 Septembre 2008
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1. Posté par CLAUDE le 06/09/2008 16:11
A force de mettre à la porte des gens âgés mais expérimentés pour accueillir des jeunes parfois mal formés et inexpérimentés, où va-t-on ? L'âge n'est pas un handicap à partir du moment ou la personne est en bonne santé et éventuellement consciente de déficiences légères. En tout état de cause, les emplois sédentaires devraient pouvoir être occupés sans aucune limite d'âge. Il est grand temps , en France, de changer la philosophie de l'emploi par l'autorisation de cumul intégral emploi-retraite et le recrutement sans tenir compte de l'âge, du sexe et de la race du candidat. Laissez enfin papy retravailler au lieu de faire de la résistance !

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