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Pourquoi mettre des bas de compression quand on a des varices ?

Les varices sont une maladie de la paroi de la veine qui se dilate. Cela signifie que les valvules qui stoppent le reflux sanguin ne sont plus hermétiques, le sang redescend donc au niveau de la cheville, sort des veines et va stagner dans les espaces péri-veineux. Le sang engorge alors l’espace dermique et hypodermique et crée un œdème. La jambe est donc plus lourde, plus douloureuse, plus enflée, on voit apparaitre des crampes la nuit, des impatiences ; c’est la traduction fonctionnelle de l’insuffisance veineuse superficielle, c’est-à-dire les varices. Le site Internet www.mesjambes.com fait le point.


Pourquoi mettre des bas de compression quand on a des varices ?
Pour prévenir et limiter ces troubles douloureux et oedèmes, on prescrit des bas de compression médicale. En effet, ces derniers, en comprimant les veines superficielles, limite la stase et favorise le retour veineux dans les veines profondes.
 
Pourquoi faut-il mettre des bas de compression lorsque l’on est sujet aux phlébites ? Quand une veine profonde est bouchée, le sang qui remonte vient buter sur le caillot, il va donc emprunter une autre voie de suppléance, soit au niveau des veines superficielles, soit au niveau des veines profondes pour continuer son chemin, sa circulation.
 
A force, les veines superficielles vont se dilater, les valvules ne seront plus hermétiques et c’est l’apparition de varices post-phlébitiques. Parfois, les veines superficielles peuvent se boucher, on parle alors de paraphlébite, périphlébite ou phlébite superficielle. Pour prévenir ce risque on prescrit une compression bien serrée qui comprime les veines superficielles et oblige donc le sang à passer dans d’autres veines profondes pour trouver une circulation collatérale. L’intérêt de la compression chez la personne qui fait une phlébite, c’est d’éviter la souffrance du réseau veineux superficiel et ses complications.
 
Sur la base de la Classification de l’insuffisance veineuse CEAP, on prescrit régulièrement une compression (classe 2, 3, 4) et systématiquement en post opératoire.
C0 : pas de signes clinique visibles
Classe 1  C1 : télangiectasies ou varices réticulaires
Classe 1 ou 2  C2 : varices > à 3mm (visibles à l’œil nu)
Classe 2 ou 3  C3 : œdème permanent
Classe 3 ou 4  C4 : altérations cutanées
 
Les fabricants ont considérablement amélioré l’esthétisme, la qualité du textile des bas de compression médicale, et élargi l’éventail des couleurs. Ce qui facilite, bien évidemment, l’acceptation et l’observance par les patients, notamment par les hommes. Ce sont les phlébologues (avec les généralistes) qui sont les principaux prescripteurs. Ils éduquent les patients sur leur intérêt, leur action sur l’œdème, l’amélioration de la peau, le maintien du sang qui stagne et provoque des varicosités et des complications phlébologiques.
 
Pour favoriser l’observance, parfois, ces praticiens préfèrent prescrire des compressions plus faibles, voire une superposition de compression afin de faciliter l’enfilage. Les enfiles-bas ont fait également de gros progrès pour faire admettre une compression aux patients.
 
Attention toutefois au patient souffrant d’artérite sévère des membres inférieurs. Dans ce cas, il est absolument indispensable de consulter un phlébologue qui va évaluer le type de compression à prescrire, quand et comment. Un suivi régulier et des examens chez un phlébologue sont recommandés. Un écho-doppler permettra aussi au médecin d’identifier les veines malades et leurs degrés de dilatation. Il prescrira suivant les cas des veinotoniques, une sclérothérapie ou une chirurgie ainsi que le port d’une compression adaptée.  
 


Publié le Vendredi 25 Mars 2016 dans la rubrique Santé | Lu 1286 fois