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Nutri-Culture : une réponse à la dénutrition des aînés

L’entreprise francilienne Nutri-Culture propose une cuisine qui vise à mettre un frein à la dénutrition des personnes âgées. Plus concrètement, ce procédé permet d’adapter tous les plats aux facultés d’alimentation de chacun, grâce à une présentation soignée, des textures adaptées, des apports mesurés et une saveur préservée. Explications.


En 2007, la Haute autorité de santé (HAS) donnait l’alerte : entre 15 et 38% des personnes âgées vivant en maisons de retraite étaient en état de dénutrition. Or, qui dit dénutrition, dit perte de poids et sarcopénie, ce qui a des conséquences lourdes (voire parfois fatales à terme) sur la qualité du vieillissement et sur la qualité de vie.
 
A cause de problèmes de dents, de salive, de déglutition, de digestion, certains ainés perdent l’appétit mais aussi, tout simplement, l’habitude de manger. Si le cuisinier ramollit les aliments en les hachant, les mixant ou en les diluant, leurs qualités gustatives se perdent, et les aînés ne reconnaissent plus leur plat dans cette « purée » !
 
Bref, c’est la quadrature du cercle ! Enfin, pas tout à fait…

Apreè cinq années de R&D, l’équipe de Nutri-Culture a créé un texturant végétal (donc consommable par tous sans problème) permettant de mixer les aliments, puis, de leur faire prendre la texture adaptée aux facultés de chacun : aliments reconstitués, à manger à la main ou lisses.

Les propriétés du texturant permettent de tout cuisiner et ainsi, de réintroduire des aliments jusqu’alors impossibles à consommer : saucisson, poireau vinaigrette, hamburger, caramel dur, mais aussi choucroute, salade russe, petit pois, beefsteak...
 
Par ailleurs, l’équipe a développé un concept de restauration comprenant des recettes adaptées et faciles, des moules spécifiques et des accessoires de présentation de plats attrayants. Pour que le repas soit savoureux, les aliments doivent en effet être identifiables ; pas simplement être carrés ou en forme de boules.
 
De plus, l’entreprise promeut la technique du manger-mains qui permet aujourd’hui à une personne désorientée de s’alimenter tout au long de la journée en picorant au gré de ses déambulations et de ses envies et de se procurer ainsi les apports nutritionnels nécessaires au quotidien.
 
« Contrairement aux idées reçues, les aînés ont besoin d’autant d’apports nutritionnels qu’un actif. La sensibilisation à ce sujet doit se poursuivre : il faut manger à sa faim quel que soit notre âge ! » conclut François Berger, président de Nutri-Culture.


Publié le Jeudi 6 Août 2015 dans la rubrique Nutrition | Lu 1925 fois