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Maison de retraite : une personne âgée débourse en moyenne 2.200 euros par mois

Selon un rapport officiel qui vient d’être publié par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), un résident hébergé dans une maison de retraite en France paierait de sa poche, en moyenne, la somme de 2.200 euros par mois. Soit, deux fois, le montant moyen d’une pension de retraite…



Ce nouveau rapport dresse un état des lieux relatif aux coûts mis à la charge de la personne âgée ou de sa famille en cas de séjour dans une maison de retraite. Il est issu d'une mission d'enquête décidée dans le cadre du programme de travail que l'IGAS a adopté pour 2009.

Les responsables de cette enquête, qui a été menée auprès de vingt établissements, publics et privés, de quatre départements (Creuse, Gironde, Paris et Haut Rhin) montrent tout d’abord que les « coûts mis à la charge des résidents ne s’arrêtent pas au seul « tarif hébergement » mais incluent bien d’autres éléments qui forment au total un ensemble composite comprenant d’une part le montant de l’APA laissé à la charge du résident et d’autre part une série de dépenses diverses (frais de mutuelle, coiffure, coûts d’utilisation de la télévision ou du téléphone, etc.) »

Ces dernières peuvent être regroupés en trois catégories : des biens de première nécessité dont le résident ne peut pas se passer, comme les produits de toilette ou le blanchissage des effets personnels ; des prestations qui apportent des éléments de confort dont les plus anciennes générations ont pu se passer mais que toute la population tiendra bientôt comme indispensables, qu’il s’agisse par exemple du téléphone ou de la télévision, voire demain de l’accès à l’internet ; enfin, des consommations qui n’ont rien d’indispensable, qui relèvent du libre choix de la personne et qui sont étroitement liées à son pouvoir d’achat.

« Qu’il s’agisse de ces dépenses diverses, du « talon APA » ou du « tarif hébergement », les montants relevés localement permettent de constater qu’il existe de fortes différences d’un établissement à l’autre et que, prises toutes ensemble, les sommes mises à la charge des résidents atteignent des montants sensiblement supérieurs aux données couramment annoncées » précise encore cet intéressant rapport...

Plus précisément, sans dissimuler le caractère non statistiquement représentatif de « l’échantillon » des établissements auprès desquels a enquêtés, la mission a relevé des coûts à la charge des personnes dont il ressort :
- que le montant mensuel de 1 500 euros constitue une sorte de minimum incompressible qui ne s’applique qu’aux personnes très attentives à limiter leurs dépenses et qui résident dans des établissements situés en milieu rural dont le terrain et la construction sont financièrement totalement amortis ;
- que la somme mensuelle de 2 900 euros représente certes un montant élevé, au regard des constats de la mission, mais que l’on peut fréquemment l’observer en milieu urbain et qu’elle ne correspond pas à des prestations particulièrement luxueuses ;
- que la moyenne de ces deux montants se situe à 2 200 euros ;
- que les tarifs et les prix les plus élevés enregistrés par la mission aboutissent à une dépense mensuelle de 5 000 euros et que cette somme peut éventuellement être largement dépassée en fonction des souhaits de consommation de personnes disposant des ressources financières adaptées à ce mode de vie.

Mais, pour les résidents et leurs familles, le coût final à débourser est certes lié au montant mensuellement mis à leur charge mais il dépend plus encore du nombre de mois qui va caractériser la durée du séjour. Or, il est, sauf exception, très difficile voire impossible de déterminer la durée totale que prendra le séjour…

C’est la raison pour laquelle, le rapport de l’IGAS estime que « la notion de durée « moyenne » de séjour n’a pas de sens : pour le payeur, c’est-à-dire la personne âgée elle-même ou son entourage, la notion est sans utilité puisqu’elle n’éclaire en rien sur les montants dont il faudrait disposer pour assurer sans difficulté le financement de l’ensemble du séjour ». Toutefois, et toujours selon ce rapport si l'on devait donner une idée de la durée moyenne de séjours, on pourrait l'établir "à 1.120 jours, soit environ 37 mois" (en mai 2009).

Le montant moyen d'une pension de retraite s'élève à un peu plus de 1.100 euros mensuels, rappelle l'Igas, tandis que le minimum vieillesse est actuellement de 677 euros.

Le rapport complet de l’IGAS, est disponible ce mois-ci sur le site internet de la Documentation française.

Jeudi 15 Octobre 2009
Source : IGAS
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1.Posté par DAVIGNAC Brigitte le 16/10/2009 09:54
Je trouve inadmissible le prix des M. de Retraite. Ma pauvre Maman a une petite retraite de 800 euros par mois, et cette dernière coute 2.200 euros moins 400 euros de l'APA, ce qui reste à notre charge 1.000 euros par mois. Ma mère à la maladie d'ALZHEIMER
a 91 ans et peut vivre centenaire. Moi je ne tiendrais jamais le coup financièrement, et elle va tous nos enterrer. Il va falloir que le gouvernement réviser ce système que je trouve scandaleux. Ma mère à 800 euros par mois, et devrais seulement verser ses 800 euros à la M; de R. Le reste devant être pris par l'Etat.

2.Posté par gayet lydia le 16/10/2009 14:58
tout à fait d'accord avec brigitte dabignac. Je suis agée et pour le moment je tiens le coup après le décès de façon insoutenable d'abord de mon mari (alzheimer hallucinatoire) et ensuite de mon fils à 48 ans (cancer des os)ce qui veut dire qu'après moi il n'y aura rien. Aussi quand je sentirai que vient le moment de quitter ma maison, je ferais en sorte de ne pas aller dans une maison de retraite. L'on entend souvent des choses affreuses et ma petite pension ne me permettra pas de choisir un endroit trés luxueux. je ne suis pas dépressive, seulement réaliste, et après 41 ans de cotisation à la sécurité sociale, cette vieille dame indigne n'est pas à la hauteur de ce qu'elle devrait être. Honte à elle

3.Posté par GALLIENNE le 18/10/2009 11:21
Bonjour,
Nous, nouvelle génération (actuellement 58 ans), je ne pourrai donc pas aller en maison de retraite car je pense percevoir d'ici deux ans une retraite d'environ 1.500 ou 1.800 euros maxi !!!! Et, dans l'éventualité où je n'aurais subi aucun chômage, aucune baisse de salaire (ce qui n'est pas le cas actuellement) j'aurais atteint difficilement 2000/2200 euros/mois de retraite.
Mon mari, a une retraite nettement inférieure car actuellement 1300 euros/mois et pourtant nous étions considérées à l'époque comme des personnes gagnant bien notre vie !!!! .................
Il y a donc une disproportion qu'il faudrait stopper !!!! Et ne pas toujours compter sur les enfants et la famille !!!! ..... Ils ont autre chose à faire que de pourvoir aux frais de leurs aînés. Déjà bien élever leurs enfants !!!
Cette situation actuelle de "crise" me révolte !!!! Quand je pense que ma belle-mère, âgée de 85 ans est handicapée de ses mains et se débrouille toute seule avec peu de moyens pour éviter le prix exorbitant des maisons de retraite. C'est de l'exploitation envers nos aînés car ils ne genèrent que très peu de frais, rien qu'au niveau nourriture !!!! Et, j'en passe !!!! FAITES REMONTER LE MESSAGE, SVP, AUPRES DES ORGANISMES CONCERNES. Par avance, merci. Bien sincèrement.

4.Posté par richard le 05/11/2009 20:13
il ne faudrait pas oublier que les retraites en france sont par répartition , c'est à dire que ce sont les actifs jeunes qui payent pour les retraités et non l'état;
ces charges sociales élevées sont à l'origine d'un coût élevé du travail lui même en grande partie responsable du coût des maisons de retraite où il y a beaucoup de personnel y compris la nuit
le coût du travail en France est ainsi supérieur au coût dans d'autres pays d'europe de "l'ouest" ce qui cause du chômage et donc une augmentation des charges pour les actifs et un cercle vicieux se constitue ainsi
savez vous que lorsqu'un salarié touche un salaire de 2000 € , le coût total pour l'employeur est de 4000 € ?

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